Chapitre 24

Chapitre 24
Je passe une main sur mon front moite de sueur et me lève du lit, Tom ne cherche même à me retenir. Je me dirige vers mon bureau et ouvre un tiroir pour en sortir un paquet de cigarettes, un briquet et un cendrier. J'ouvre ensuite la fenêtre et l'air frais de la nuit me fouette doucement le visage.

J'entends les froissements des draps et je suppose que Tom s'est assit sur le lit, il ne dit rien, il attend. C'est à moi de décider si je lui en parle maintenant ou si je continue à reculer l'inévitable. J'allume une cigarette et tire violemment dessus. Oui je fume, oui je sais que c'est mal. Mes parents font semblant de ne pas le savoir et moi je fais semblant d'être une personne saine. Tout le monde se ment mais on est bien comme ça.

Je tire une autre taffe, brisant le silence pesant de la pièce. Je sens sans le voir le regard brulant de Tom sur mon dos. Je ferme les yeux et je revois son visage comme si elle ne m'avait jamais quitté. Je revois son sourire lumineux et ses yeux rieurs. J'entends à nouveau sa voix. Sarah...

« Sarah c'était, ma meilleure amie, mon amie d'enfance, ma s½ur, elle était tout pour moi. On avait grandit ensemble, on avait tout faire ensemble. Je ne pouvais pas imaginer ma vie sans elle. On rigolait souvent en disant que si à 35 ans on n'était pas marié, alors on se marierait tous les deux. »

Elle avait toujours été là pour moi, depuis le jardin d'enfants. Elle était mon noyau, mon tout, mon point de repère. Tout à la fois. Meilleure amie, s½ur, mère, conseillère, tout. Elle était jolie et toujours de bonne humeur. J'avais toujours été jaloux de ses longs et magnifiques cheveux bruns qui volaient au vent lorsqu'elle courrait.

« Elle venait dormir dans mon lit et je dormais aussi dans le sien, il n'y avait pas de problème vis-à-vis de nos parents. Souvent petits, on se planquait sous les couvertures pour se raconter des histoires. J'aimais lui faire peur en lui parlant de fantômes car je savais que ça lui fichait une trouille bleue. »

Je rigole un peu pour moi-même. Je la revois, les bras encerclant ses petites jambes maigres, secouant la tête en me suppliant d'arrêter. On avait fait une sorte de cabane avec les couvertures et je racontais une histoire d'horreur tout en faisant des grimaces grâce à une lampe de poche.

Je tire à nouveau sur ma cigarette. Derrière moi, la respiration de Tom est calme, il me laisse prendre mon temps. La fumée toxique s'échappe de ma bouche et je soupire un bon coup, mes doigts se resserrant sur le filtre.

« A l'école, on était toujours ensemble. Par chance, on avait toujours été mis dans la même classe. En primaire et au début du collège, tout allait bien. »

« Au début ? » me demande Tom.

« Quand on est rentré en 3ème, les choses ont changées. Des nouveaux sont arrivés au collège. Tu sais Tom, j'ai toujours eu le look que j'ai, et les gens s'en sont toujours moqués, ils me disaient que ça correspondait bien à ma personnalité. Mais ces nouveaux...ils n'étaient pas du même avis. »

Une boule se forme dans mon estomac en repensant à tout ça, même si le plus douloureux reste encore à venir. J'entends le bruit de mouvements et je comprends que Tom vient de se lever.

« Continue, » dit-il doucement alors que ses pas se rapprochent de moi.

« Ils m'ont tout de suite détesté. Ils n'arrêtaient pas de me faire des remarques désagréables. Je pouvais facilement les ignorer, j'avais mes amis à mes côtés, l'avis des autres n'avait aucune importance. Cependant... »

Ma voix se bloque à nouveau dans ma gorge. Je cache cette histoire et cette souffrance en moi depuis tellement longtemps. Je n'aurais jamais pu imaginer que la ressortir puisse être aussi douloureux. Je tire une dernière longue taffe sur ma cigarette avant de l'écraser dans le cendrier. Je sens la respiration de Tom sur mes épaules mais il ne me touche pas, pour l'instant.

« Au lieu de les lasser, mon ignorance semblait les énerver encore plus. M'agresser directement ne marchait pas. Ils ont alors trouvé la solution pour me faire le plus de mal possible, s'en prendre à la personne que j'aimais le plus au monde. »

« Sarah... » murmure Tom.

« Un soir, après mon cours dessin et son cours d'art plastique, on rentrait à pieds. Il pleuvait et on courrait pour arriver chez moi, ma mère nous avait promis des crêpes à notre arrivée. On était abrité sous mon manteau et on rigolait. On ne les a pas vus arriver... »

La scène se déroule alors à nouveau sous mes yeux. Je me rappelle de chaque détail et s'en est effrayant.

Les deux jeunes gens courent à perdre haleine sous le ciel gris et envahit de pluie. Ils décident de passer par une petite rue. C'est leur raccourci, une sorte de passage secret depuis qu'ils sont enfants. L'année scolaire touche à sa fin et l'an prochain, ils iront au lycée ensemble.

Ils aperçoivent alors deux personnes qui leur barrent le passage. Ils les reconnaissent tout de suite, c'est eux, et Bill tremble, que vont-ils lui faire ? Sarah et lui s'arrêtent. Le regard des deux garçons est mauvais et ne présage rien de bon. Ils veulent rebrousser chemin mais deux autres personnes se mettent devant eux.

« Mais regardez qui voilà, c'est ma tapette préférée et sa copine ! » commence le plus grand d'entre eux, le chef de la bande.

« Laissez nous passer, on a rien à vous dire ! » fait Bill, se voulant catégorique et sûr de lui.

Il sent Sarah frissonner à côté de lui et il sait bien que ce n'est pas à cause du froid. Il attrape sa main pour la rassurer. Quoi qu'il arrive, ils resteront ensemble. D'un seul coup, Bill sent des mains se saisirent de lui et en moins de temps qu'il en faut pour le dire, ils se retrouvent emprisonné entre quatre bras puissants qui l'empêche de bouger.

« Lâchez-moi ! » hurle-t-il.

« Ne t'inquiète pas Bill, » continue une des autres garçons, « Si tu te détends ça sera beaucoup moins désagréable ! Et je suis sûr que ta copine va apprécier le spectacle ! »

Les yeux de Bill s'écarquillent d'horreur quand il comprend tous les sous-entendus de ses paroles alors qu'une main se glisse sous son tee shirt.

« Je vous interdit de le toucher ! » dit Sarah.

Elle se tient droite et fière en face d'eux. Ses longs cheveux mouillés encadrent son magnifique visage, collant à sa peau pâle. Son regard est ferme et déterminé. Cette fille à toujours eu trop de caractère.

« Ho, alors comme ça on se rebelle hein ? Tu aimerais peut être prendre sa place ? »

« Sarah non ! » hurle Bill, en proie à une panique totale.

« Oui, allez y, mais en échange, promettez moi de ne lui faire aucun mal ! » dit-elle en laissant glisser le manteau de sur ses épaules, commençant à défaire son corsage.

Il n'en faut pas plus pour qu'un sourire mauvais se dessin sur les lèvres des autres garçons. Quelques secondes plus tard, la pluie qui tombe à grande eaux sur le sol, étouffe le bruit d'un corsage que l'on déchire brutalement. La bouche de Sarah s'ouvre de douleur, mais aucun son n'en sort. Les autres garçons rigolent devant ce spectacle alors que Bill lui hurle. Il hurle à l'aide mais, en ce jour de pluie, personne ne passe par la petite ruelle de leur raccourci...


« Ils l'ont violé Tom, sous mes yeux. Ils lui ont fait faire les plus horribles et les plus dégradantes des choses ! J'étais là, et je n'ai rien pu faire ! »

Des larmes coulent sur mes joues. Deux bras s'enroulent autour de moi sans pour autant me toucher, pas encore.

« Après ça, son état psychologique n'a fait que se détériorer. Elle ne parlait plus, elle ne mangeait plus. Son regard était vide. Elle a vu des tonnes de psy mais il n'y avait rien à faire, ils disaient tous qu'elle n'était plus là. Un matin, je suis arrivé chez elle pour aller la chercher, je voulais l'emmener quelque par, je ne savais pas encore où, c'était sans doute égoïste de ma part, mais je voulais tellement revoir son sourire ! »

Un menton se pose doucement sur mon épaule mais les bras ne bougent toujours pas, ils restent à quelques centimètres de mon corps. La chaleur du souffle de Tom, sa présence dans mon dos me donne la force de finir mon récit.

« J'ai dit bonjour à ses parents et je suis monté directement dans sa chambre. Quand je suis arrivé, les volets étaient encore tirés, il faisait sombre et une drôle d'odeur flottait dans la pièce. Je l'ai appelé mais je n'ai eu aucun réponse, je me suis alors dirigé vers la salle de bain et là je...mon dieu... »

Mon corps et secoué par de violents sanglots alors que la dernière image que j'ai de Sarah s'impose à moi. Un corps se colle enfin contre le mien, dans mon dos, mais toujours aucun mouvements de la part des bras.

« J'ai fait un pas dans la pièce, je marchait dans de l'eau. J'ai allumé la lumière et je l'ai vu. Elle était là Tom, dans sa baignoire débordante d'eau, le robinet continuant de couler. Ses lèvres étaient toutes bleues et du sang s'échappé de ses poignets. Elle était là, flottant dans son propre sang...mon dieu...Je me suis précipité vers elle en criant, suppliant ses parents d'appeler les pompiers, mais il était trop tard...Elle était...Morte... »

Et là des bras se referment autour de mon corps, me pressant encore plus contre le torse de Tom. Ma tête tombe en arrière sur son épaule et je laisse mes larmes couler librement sur mes joues. Il ne dit rien, il se contente de me serrer de toutes ses forces contre lui.

« Elle est morte par ma faute, si elle ne m'avait pas protégé, si elle n'avait pas prit ma place, elle n'aurait pas subi de telles horreurs et elle n'aurait pas décidé de mettre fin à ses jours ! C'est ma faute ! C'est ma faute ! »

Je hurle et les bras ne m'en serrent que plus fort.

« Alors c'est pour ça, que tu refusais de me laisser t'aimer ? » dit faiblement la voix de Tom. « Il ne m'arrivera pas la même chose Bill. Tu n'aurais pas pu l'empêcher de faire ça, c'était son choix. Elle t'aimait tellement qu'elle a voulu te protéger. A sa place, n'aurais-tu pas fait pareil ? Je ne la connais pas, mais je suis sûr qu'elle aurait voulu que tu vives, ne serait-ce que pour honorer son courage et sa mémoire, son sacrifice ne doit pas être inutile. »

Pourquoi Tom ? Pourquoi est ce que tu dis toujours les choses que j'ai le plus envie d'entendre ? Les larmes continuent de dévaler mes joues, elles sont douloureuses mais en même temps salutaires. C'est celles que j'aurais du verser il y a des années mais qui n'ont jamais voulu sortir.

D'un seul coup, la chaleur qui se dégage du corps de Tom me tourne la tête. Son souffle brûle ma peau. Je sens son c½ur battre dans mon dos et sa peau avoir la chaire de poule alors que j'effleure son bras. Il est là, avec moi. Je veux le sentir partout sur moi. Mes doigts se serrent sur ses poignets et je ne pense même pas à être gêné quand je lui dis...

« Tom, j'ai besoin que tu me prouves que tu es vivant. »


:D
Et oui, déjà !

J'annonce que ceci et l'avant dernier chapitre de la fic.
Il n'en reste plus qu'un ainsi qu'un épilogue.
Forcément, vous devinez ce qui va se passer dans le prochain chapitre. Je vous promets un lemon, mais pas un simple lemon, un putain de lemon !

Gros bisous

# Posté le lundi 09 mars 2009 13:44

Chapitre 25 (The last one !)

Chapitre 25 (The last one !)
Il ne répond rien, il ne fait que serrer un peu plus ses bras autour de moi, son souffle venant chatouiller mon cou. Il inspire profondément en frottant doucement sa joue contre la mienne. Ma respiration s'accélère. C'est un mélange agréable de peur et d'excitation. L'envie incroyable d'être aussi proche de lui que possible. Le besoin viscéral de sentir qu'il est vraiment là, avec moi, qu'il ne partira jamais.

Je penche un peu la tête sur le côté alors qu'il commence à déposer des baisers dans mon cou. Je laisse aller un petit sourire, c'est tellement agréable, comme des chatouilles. Ses mains prennent vie et je les laisse faire. Ses doigts glissent un peu sous mon tee shirt pour caresser ma hanche, du côté où il y a mon tatouage. Tout n'est que douceur, il n'y même pas besoin de mots. Ils seraient superflus.

Il le sait lui aussi. Il a toute de suite compris ce que je lui demandais. Il a tout de suite compris l'autorisation que je lui donnais. Je laisse mes bras le long de mon corps et ma tête roule dans le creux de son épaule. Je lui donne absolument tous les droits. Tom, je suis tellement content que tu sois le premier. Ce soir il n'y a aucune limite.

Sa main se fait plus aventureuse, passant franchement sous mon tee shirt pour le remonter un peu. L'autre se joint à elle et ensemble, elles effleurent mon torse, me donnant des frissons. Sa bouche ne fini pas d'embrasser mon cou, le suçant un peu, le mordant aussi parfois. Marque-moi Tom. Je veux être tien. De toute façon, je t'appartiens déjà.

Je ferme les yeux. L'une de mes mains part en arrière et va se poser sur ses fesses, poussant ses hanches contre moi. Je sens son excitation dans mon dos et je me mords la lèvre pour ne pas gémir. J'ai tellement envie de lui. Comment peut-on désirer quelqu'un à ce point ? Comment peut-on être aussi excité après de simples caresses ? Il donne un petit coup de bassin et ma main libre va se saisir d'une poignée de dread.

Instinctivement, nos hanches commencent à onduler l'une contre l'autre alors qu'il continue de malmener mon torse. Ses doigts pincent doucement mes tétons, je ne me savais pas aussi sensible à cet endroit là. Sa bouche suce le lobe de mon oreille. Ma main posée sur les fesses de Tom remonte et se glisse dans le pantalon large, par-dessus son caleçon.

Ses mains descendent le long de mon buste, tournant un peu autour de mon nombril puis finissent par se poser sur ma ceinture. J'ouvre les yeux et tourne un peu la tête pour voir les siens. Je frotte mon nez contre le sien pour lui faire comprendre que c'est d'accord. Alors seulement, il déboucle ma ceinture et ouvre mon pantalon, ne défaisant que les premiers boutons.

Ses doigts frôlent d'abord l'élastique de mon boxer et moi je cambre un peu plus mon dos. Je meurs d'envie qu'il me touche et il le sait. Mes fesses se frottent un peu plus contre lui pour l'inciter à aller plus vite. Je suis partagé. D'un côté je voudrais que toute la tension qui s'accumule dans mes veines soit libérée au plus vite, mais d'un autre côté, je voudrais que ce moment dur pour l'éternité.

Il mordille doucement mes lèvres, un sourire malicieux se dessinant sur sa bouche. Ses doigts s'enfoncent un peu plus dans mon sous-vêtement, mais toujours pas assez. Il a envie de jouer, pas moi. Ma main serre ses dread encore plus fort. Mes yeux le supplient presque. Il se décide enfin à m'embrasser alors que sa main plonge plus franchement dans mon boxer, ses doigts entourant mon sexe.

Je gémis dans sa bouche, dans le baiser. Je n'ai pas pu le retenir celui là. Cette chaleur, cette pression, ce mouvement qu'il commence à appliquer. Tout ça me procure du plaisir et je ne peux pas faire autrement que de l'exprimer. Sa bouche dévore la mienne pendant que sa main ma masturbe lentement. Mes hanches suivent le mouvement. Il va me rendre dingue.

Je sens mes jambes trembler et mes genoux fléchir mais je m'appuie contre lui pour ne pas tomber. Mes lèvres s'accrochent au siennes de façon désespérée, je suis sur le point de sombrer. C'est la première fois que je ressens tout ça. Je comprends maintenant pourquoi les autres aiment tant le faire. Quand c'est quelqu'un d'autre, c'est tellement différent.

Mon dos se cambre de plus en plus. Je ne suis plus qu'une chose gémissante tout contre lui. Il a absolument tout pouvoir sur moi car il est la source du plus grand plaisir que j'ai jamais ressenti. Son pouce vient tourner autour de mon gland alors que sa langue aspire doucement la mienne. J'y suis presque, il ne manque vraiment plus grand-chose.

Sa main ressort alors de mon boxer, tout comme sa bouche se sépare de la mienne, je pousse un puissant gémissement de frustration qui lui arrache un sourire. Il dépose un doux baiser sur mon nez et colle son front contre le mien. Ma respiration est saccadée. J'étais proche, très proche. D'un seul coup, il se penche puis me prend dans ses bras comme une mariée.

L'esprit encore un peu embrumé, je m'accroche à lui comme je peux et le laisse m'emmener jusqu'au lit. Il m'allonge dessus, écartant mes jambes pour se mettre à genoux entre elles. Je le regarde. Il sourit mais son regard brille. Je dois avoir l'air complètement débauché. Le tee shirt remonté jusqu'au cou et le pantalon à moitié ouvert.

Il me surplombe de tout son être mais ses yeux me font comprendre que je suis son unique centre d'attention. Mes mains glissent sous son tee shirt pour le remonter un peu, lui faisant comprendre qu'il doit l'enlever. Ce qu'il fait immédiatement. Je laisse mes doigts caresser ses abdos tout en le dévorant des yeux. La partie exclusive de mon être ne cesse ne me répéter que cet homme aussi beau qu'extraordinaire n'appartient qu'à moi.

Il me laisse l'observer. Il me laisse le toucher, à mon rythme. Il me laisse le découvrir. Sa main attrape l'une des mienne et dépose un baiser au creux de ma paume avant de la faire passer dans sa nuque alors qu'il s'allonge sur moi. Sa bouche se saisit de la mienne et il m'embrasse en me faisant passer tout son désir. Ses mains glissent dans mon pantalon, passant la barrière de mon boxer pour agripper mes fesses.

Il remonte mon bassin contre le sien. Nos sexes entrant en contacts au travers de nos vêtements. J'inspire un grand coup à cette sensation. Un véritable courant électrique vient de me traverser. Finalement, elles remontent dans mon dos pour me redresser. Sans savoir vraiment comment, je me retrouve à califourchon sur lui. Je lève les bras alors qu'il m'enlève mon tee shirt, ce dernier finissant sa course par terre.

Ses doigts caressent mon dos, de haut en bas, sensuellement. Je me sens bien. Je ne me sens pas exposé. Je suis comme pris dans une bulle de chaleur et de douceur. Je l'embrasse, encore. Je ne me lasse pas de ses baisers. Celui-ci est brûlant et intense. Il est lent et sensuel. Mon estomac se tord. Je me sens basculer en arrière et à nouveau, je me retrouve allongé sur le lit, lui au dessus de moi.

Ses lèvres s'attaquent à nouveau à mon cou puis descendent lentement, aspirant la peau sur ma clavicule. Ses mains effleurent mes côtes alors que sa bouche glisse entre mes pectoraux pour arriver jusqu'à mon nombril. Il joue un peu avec, plongeant sa langue dedans. Il descend encore plus bas. Ses mains écartent les pants de mon pantalon. Son visage est juste au niveau de mon sexe, encore caché sous mon boxer.

Il me lance un regard malicieux et je me mets enfin à rougir. Je sais ce qu'il va faire, j'en ai envie mais il y a toujours une part de moi qui appréhende. J'ai parfois peur des réactions que mon corps pourrait avoir. Et si ça ne lui plaisait pas ? Et si son désir retombait ? C'est gênant de perdre le contrôle. J'ose quand même le regarder dans les yeux au moment où sa langue passe le long de mon sexe, par-dessus mon sous-vêtement.

Sa langue va et vient lentement avant que sa bouche ne vienne doucement sucer mes testicules. Il continue comme ça pendant plusieurs secondes, apparemment toujours pas décidé à abaisser mon boxer. Avec un grognement, je repousse doucement sa tête pour le faire moi-même. L'air frais sur mon sexe me fait soupirer de soulagement.

Il sourit toujours et je le trouve à croquer. Il fini d'enlever totalement le reste de mes vêtements. Et, au moment où il plonge mon sexe dans sa bouche, j'oublie d'être gêné. Je me laisse simplement porter par ce qu'il fait. Cette langue qui remonte le long de mon sexe. C'est chaud. C'est humide. Ça me fait perdre pied. Sa main qui s'ajoute ne fait qu'augmenter mon plaisir. Je ne sais plus où je suis, je suis parti très loin.

Malgré moi mes cuisses s'écartent un peu plus alors que mon bassin part vers l'avant, à la rencontre de sa bouche. Mes mains plongent dans ses dread et s'agrippent à ces dernières. Une de ses mains remonte le long de mon corps et ses doigts effleurent ma bouche. Sans même réfléchir, je les prends dans ma bouche et commence à les lécher. Je sens les lèvres de Tom se crisper sur moi puis il reprend son mouvement.

Il arrête son activité d'un seul coup, me laissant encore une fois au bord de l'orgasme. Je remarque vaguement le reste de ses fringues qui volent dans la pièce. Il revient m'embrasser tout en nous faisant basculer sur le côté. On se retrouver face à face, chacun sur notre flanc. Il attrape ma jambe et le remonte, la callant contre sa hanche. Ses lèvres viennent jouer avec les miennes, comme pour occuper mon attention alors que ses doigts glissent entre mes fesses.

Ce contact peau contre peau m'électrise, la sienne est douce et chaude, j'ai envie de la sentir encore plus. Je rapproche encore plus mon bassin du sien, collant véritablement nos sexes l'un contre l'autre alors que ma jambe s'enroule plus franchement autour de sa taille. Ses doigts tournent autour de mon entrée, passant et repassant entre mes fesses comme pour être sûr, comme s'il hésitait encore. Sans trop réfléchir, je pousse mes fesses à la rencontre de sa main pour l'inciter à aller plus vite. Je suis avide de toutes ces nouvelles sensations. J'en veux plus.

« Plus, » dis-je tout bas.

Je sens son index se rapprocher, tâter mon entrée mais rien de plus. Il continue à jouer avec moi. J'entoure son cou avec mes bras et plonge la tête dans le creux de son épaule.

« Plus, » dis-je à nouveau, plus fort cette fois.

Et alors seulement, son doigt me pénètre. Il ne va pas très loin. Tom se montre prudent. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre mais, c'est moins désagréable que ce que j'imaginais, pour un premier contact. Ce n'est pas vraiment douloureux, ni vraiment bon, c'est juste, un peu bizarre. Tom commence à le bouger doucement, et au bout d'un petit moment, ça devient déjà plus confortable.

De sa main libre, Tom attrape l'une des miennes et la dirige vers son sexe. Oui, il faut que je fasse quelque chose moi aussi. Pour que la relation sexuelle se passe bien, il faut que les partenaires soient aussi excités l'un que l'autre. Je relève la tête pour plonger mon regard dans le sien. Nos yeux sont à moitié fermés. Je rapproche mon visage et nous partageons alors le même souffle.

Face à face sur le lit, on se masturbe mutuellement, nos bouches à quelques millimètres l'une de l'autre. Je suis bien. Je me sens en sécurité. J'ai chaud. Je frissonne au moment où je le sens ajouter un autre doigt. Il semble chercher quelque chose pendant quelques instants puis fini par appuyer quelque part à l'intérieur. Un éclair de plaisir traverse mon corps et ma main serre son sexe un peu plus fort, le faisant gémir.

Sa bouche vient à nouveau sucer ma langue, plus intensément cette fois. Ses doigts s'activant, frottant et appuyant sans relâche sur cet endroit. Cet endroit qui semble vider mon esprit de toute pensée cohérente, pour le remplir de plaisir. Ses lèvres vont s'attaquer à mon cou et je peux enfin gémir. Je ne peux pas me retenir. Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais je ne peux pas garder tout ça pour moi.

Je détache nos lèvres et colle mon front contre le sien. J'arrête de le caresser et je souris doucement en l'entendant grogner. Chacun son tour.

« Plus, » dis-je, c'est apparemment le seul mot que je peux prononcer en ce moment.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me retrouve basculé sur le côté, puis allongé sur le dos, Tom sur moi, confortablement installé entre mes jambes écartées. D'un seul coup, ses mains sont partout sur mon corps et sa bouche dévore littéralement la mienne. Je me sens fondre. Quelques minutes de ce traitement et je pourrais jouir. Mais je veux plus que ça

Je le repousse doucement et il me regarde, étonné. Mes mains glissent le long de son dos et j'agrippe ses fesses, les poussant pour que son bassin rencontre le mieux. Il gémit et ferme les yeux en sentant nos sexes se frotter l'un contre l'autre alors que j'ondule des hanches. Je me redresse un peu et vais mordiller le lobe de son oreille avant de murmurer.

« Tom, j'ai dis plus. Ne me fais plus attendre. Prends-moi. »

Je m'étonne moi-même d'être capable de dire des choses pareilles, mais c'est véritablement ce que je ressens. Je sens ses mains se crisper plus fort sur mes hanches.

« J'en ai besoin, » j'ajoute en venant suçoter son menton.

Il inspire longuement puis ouvre les yeux.

« Est-ce que tu as des préservatifs ? » me demande-t-il.

Je suis un peu surpris de la facilité avec laquelle il me pose la question. D'habitude, dans les films, ils ne prononcent pas le mot, ça s'arrête à « Est ce que tu as... ? » et l'autre comprend immédiatement de quoi il s'agit. Je réalise aussi que s'il n'en avait pas parlé, pris dans le feu de l'action, je n'y aurais probablement pas pensé, ce qui aurait été une grave erreur.

« Dans le tiroir, » dis-je en faisant un signe de tête vers ma table de chevet.

Il me fait un petit sourire malicieux qu'on pourrait traduire par « Alors comme ça tu y avais pensé hein ? ». J'avoue que oui. Je me suis dis que, plutôt que d'attendre le dernier moment, autant anticiper. Je ne savais pas exactement quand ça allait arriver, selon moi ce n'est pas le genre de chose que l'on peut vraiment prévoir, ça se fait au feeling. Je savais juste que ça allait arriver et donc je voulais être prêt.

Je ne peux malgré tout pas le regarder alors qu'il le met. Je ne sais pas pourquoi mais ça me gêne. Je ferme les yeux. J'entends juste le bruit du papier aluminium que l'ont déchire et, quelques secondes plus tard, je sens des mains caresser mon torse. J'ouvre les yeux et je tombe sur le regard calme et serein de Tom. C'est dingue comme, juste avec ses yeux, il peut m'apaiser.

Ses mains continuent de glisser jusqu'à mes cuisses, puis il agrippe doucement l'arrière de mes genoux pour remonter mes jambes, les écartant un peu plus en même temps. Je me sens exposé. J'aurais presque envie de rougir si une excitation brûlante ne me tenait pas le ventre. Il s'agenouille entre mes jambes, relevant mon bassin pour le poser sur ses cuisses.

Je ne peux m'empêcher de fermer les yeux alors que je le sens pénétrer en moi, lentement, doucement, mais inexorablement. Je lâche un long souffle pour me détendre et lui permettre d'entrer totalement en moi, ce qui est fait quelques secondes plus tard. Il ne bouge pas, il attend. Moi, je n'ai pas vraiment mal, je me sens juste étiré et plein, comme entier.

Ses mains effleurent mes côtes pendant quelques secondes pour finir par aller s'accrocher à mes hanches, les tirant vers lui alors qu'il amorce un mouvement de vas et vient. Il ne faut que quelques minutes pour que tout mon corps se détende et que le plaisir fasse son apparition.

C'est d'abord une douce chaleur dans le creux de mes reins, puis elle se transforme en une intense brûlure dans tout mon être. C'est comme si tout mon corps me démangeait, que j'étais prisonnier de ma propre peau. Il faut que Tom aille plus vite, plus fort aussi.

« Plus... » chuchote-je en ouvrant enfin les yeux.

Il remonte mes jambes jusqu'à ce que mes genoux reposent sur ses épaules et donne un grand coup de rein. Je me mords les lèvres, il vient de taper juste au bon endroit. C'est clairement plus. Je le regarde. Je le dévore des yeux. Il est tellement beau comme ça. Transpirant, les yeux mi-clos, ses abdos se contractant à chaque fois qu'il pousse en moi.

En cet instant, j'appréhende une réalité qui ne m'avait jamais semblé aussi vrai : l'être stupéfiant en face de moi est mien. C'est à moi qu'il fait l'amour, intensément et passionnément. Pleins de sentiments me prennent à la gorge et une boule se forme dans mon ventre alors que des larmes menacent de couler le long de mes joues. Je suis vraiment heureux. Je suis vraiment comblé.

Je redescends mes jambes de ses épaules et les enroulent autour de sa taille alors que mes mains vont se perdre sur son torse. Il faut que je le touche. Il faut que je le sente. Il ouvre les yeux et me fixe, les lèvres entre-ouvertes, la respiration haletante.

« Tom, » dis-je dans un murmure.

Il attrape alors ma main droite et va la plaquer tout contre son c½ur. Il bat vite, et fort. Mon autre main monte le long de son cou et va caresser son visage. Mes doigts passent contre ses lèvres et il dépose des baisers dessus au passage. Ses mouvements en moi se font plus langoureux. Suffisamment pour maintenir le plaisir, mais pas assez pour le satisfaire.

Il se penche en avant, plaquant une main à côté de mon visage pour prendre appuie dessus alors que l'autre va caresser mon sexe, augmentant mon plaisir. Ses doigts pressent doucement mon sexe, puis roulent dessus, avant de venir tourner autour de mon gland. Exactement comme il faut, exactement où il faut. Je commence à trembler, tout mon corps réclame maintenant une délivrance.

Je laisse mes mains parcourir son dos avant qu'elles ne s'égarent sur ses fesses, que j'agrippe fermement. Je le tire à mon tour vers moi. Je veux qu'il aille aussi loin que possible. Il accélère ses pénétrations et je suis le mouvement en ondulant instinctivement des hanches. Sa main caresse inlassablement mon sexe, j'y suis presque.

Je n'ai plus conscience de rien à part lui et le plaisir qu'il me procure. Tout le reste est superficiel. Je cambre mon dos à m'en faire mal. Il accélère encore. Mes mains remontent jusqu'à sa nuque à laquelle je m'accroche, tentant de le tirer vers moi.

« Embrasse-moi » dis-je dans un couinement presque plaintif.

Il accède à ma requête mais ses lèvres tremblent. Les miennes aussi. Notre baiser est maladroit et reste en surface. Juste le doux effleurement de deux bouches. Ses coups de reins se font alors saccadés. Il pousse loin en moi, mon corps suivant ses mouvements puissants. Sur mon sexe, sa main se fait plus pressante elle aussi. Rapide et précise.

« Bill, » dit-il en haletant. « Dis moi...dis moi que tu vas jouir. Je t'en prie dit le moi... »

« Je vais... » commence-je.

Un coup de rein.

Un frisson.

Les prémisses du paradis.

Mes pensées qui s'embrouillent un peu plus.

« Oui je vais jouir... »

« Moi aussi. »

Un autre coup de rein, le plus puissant mais aussi le plus agréable de tous, celui de la délivrance. Sa tête qui plonge dans mon coup alors que la mienne part en arrière. Mes ongles qui s'enfoncent dans sa peau, les siens aussi. Un instant hors du temps alors que l'orgasme nous frappe de plein fouet. Puis vient le flottement, lorsque le plaisir descend, lentement, et que les corps se remettent.

Je sens celui de Tom se fondre contre moi. Comme épousant chaque courbe de mon anatomie. Tom soupire dans mon cou puis dépose des petits baisers partout sur mon visage et fini par un gros sur mon épaule avant de se redresser. Je grimace quand il sort de moi puis je l'entends retirer le préservatif usagé.

Quelques secondes plus tard, il se recouche sur moi, rabattant les couvertures sur nous. Je suis bien là. Toujours un peu dans les vapes. Toujours dans les brumes de mon plaisir. Je tremble encore un peu à cause de la force de mon orgasme mais oui, je suis vraiment bien là.

Tom s'endort rapidement en me serrant fort contre lui. Je rigole un peu et passe doucement ma main dans ses dreads. Je t'aime. Je suis content de t'avoir rencontré, que tu fasses partie de ma vie. En fait, je suis heureux que tu me fasses enfin vivre ma vie. Avant je ne le faisais pas, j'étais trop occupé à me fabriquer des limites.

Une phrase de Lennon me revient alors en tête : « La vie, c'est ce qui vous arrive quand vous êtes occupés à faire d'autres projets. »

Quelque chose s'ouvre devant moi, et je décide de m'en saisir. Plus le temps d'attendre.

Ne plus penser au passé.

Pour une fois, aller de l'avant, avec lui.

Pour moi.

Pour nous.

***

Voilà le dernier chapitre de cette fic ! Il y a sans doute des fautes un peu partout mais je ne voulais pas attendre pour vous le poster ! (Winry choute, tu pourras repasser derrière moi quand tu auras le temps lol ?)

Il reste encore l'épilogue mais bon, le plus gros du travail est derrière moi on va dire ^^

Je ne suis pas du genre à demander des coms mais, exceptionnellement, cette fois, je le fais. J'aimerais vraiment l'avis de chaque personne qui aura lu cette fic !

Bisous !

# Posté le mercredi 15 avril 2009 09:08

Modifié le mardi 28 avril 2009 13:54

Epilogue

Epilogue
Une voiture gris métallisé se gare juste devant une maison de banlieue assez coquette. Les pneus crissent sur le gravier puis elle s'immobilise. Quelques secondes plus tard, la porte du côté passager s'ouvre pour laisser sortir un grand jeune homme brun. Ses longs cheveux noirs volent dans ses yeux et il les met derrière son oreille d'un geste agacé avant de remettre en place son tee shirt moulant, complétant son look androgyne.

« On va se faire engueuler je te dis ! » dit-il en claquant la porte.

A ce moment là, le conducteur sort lui aussi de la voiture. Il s'agit d'un autre brun, coiffé avec des tresses et portant un bandana sur la tête. Un sourire malicieux se dessine sur ses lèvres ornées d'un piercing. Il arrange un peu son pantalon extra large.

« Mais non, tes parents sont cool, je suis sûr qu'ils vont rien dire ! » répond-t-il en fermant sa porte avant de verrouiller la voiture.

Son interlocuteur fait la moue, peu convaincu. Tous les deux s'avancent vers la porte d'entrée et sonne. Une femme ouvre alors la porte.

« C'est à cette heure ci que vous arrivez ? » dit-elle brusquement.

« Tu vois, je t'avais prévenu, » dit l'androgyne à son compagnon.

Ce dernier grince des dents avant de bomber le torse en lançant un regard plein de malice à la femme.

« Prenez-vous en à votre fils ! Bill a mis trois heures pour se préparer ! » dit-il.

« Tom ! » fait le dénommé Bill, indigné. « C'est toi qui a mis trois plombes pour choisir un tee shirt qui irait avec ton bandana ! »

« Ha ouais ? Et qui m'a saoulé pendant je sais pas combien de temps en essayant tous les jeans qu'il y a dans son armoire ? »

« Ok, ok, » fait la femme en soupirant. « Entrez, on a pas encore commencé à dîner. Et pensez à la trêve de Noël s'il vous plaît ! »

Les deux jeunes hommes rigolent et entrent dans la maison. Ils se débarrassèrent de leurs manteaux respectifs puis allèrent saluer toute la famille de Bill. Comme tous les ans, depuis maintenant 10 ans, ils passaient Noël avec la famille de l'androgyne, chez ses parents. 10 ans qu'ils étaient ensemble, et ça n'était pas prêt de s'arrêter. Bill serre la main de son oncle puis, en regardant Tom sourire, il se rappelle tout le chemin qu'ils ont parcouru ces dernières années.

Ils ont tous les deux eu leur bac avant d'emménager ensemble dans la ville de Hambourg. Chacun a suivit les études de son choix pour finir par trouver un travail qui lui correspond. Bill a fait psycho, parce qu'il veut aider les autres, aider les gens qui ont vécu les mêmes choses que lui. Tom est devenu mécano. Bill le provoque souvent en lui disant qu'il est extrêmement doué de ses mains et que donc ce métier lui va très bien.

La vie de couple n'est pas facile tous les jours, compte tenu de leurs caractères respectifs. Ils continuent de souvent se disputer mais, c'est leur manière à eux de s'aimer. Fréquemment la porte d'entrée de leur appartement est claquée par l'un d'eux qui a besoin d'aller prendre l'air, puis est ouverte quelques temps plus tard, ce qui signifie généralement l'arrêt des hostilités.

Les vieux démons du passé sont désormais très loin pour Bill. Quelques temps après avoir eu son bac, il s'est rendu, en compagnie de Tom, à un endroit où il tenait à aller avant de partir. La tombe de Sarah. Il n'y était jamais retourné depuis l'enterrement, des années auparavant. Il s'est agenouillé devant la pierre, les yeux fermé. Il avait enfin pu lui dire ce qu'il n'avait pas pu lui dire avant. Pardon, merci et au revoir.

Alors que la porte d'entrée se ferme dans un fracas, Bill revient tout à coup dans le présent. Il voit alors débouler sa petite cousine de 17 ans dans le salon. Cette jolie blonde à l'air plus que furax. Elle pose violemment son sac et son manteau sur une chaise avant de se laisser tomber dans le canapé, les bras croisés sur sa poitrine.

« Ca va pas Katty ? » demande Bill en s'approchant d'elle.

« Si...enfin non...enfin si...pufff, » fait-elle en en passant nerveusement sa main dans ses cheveux.

« Raconte-moi, » dit doucement le brun en s'asseyant à côté d'elle.

« Il y a juste ce type au lycée ! Il a déboulé comme ça au début de l'année et sous prétexte qu'il est pas moche, il se prend pour le roi du monde ! Il m'énerve ! J'ai envie de lui mettre ma main dans la figure ! »

Bill rigole et la jeune fille lui lance un regard noir. Pour elle la situation n'a vraiment rien de drôle.

« Pourquoi tu te marres ? » dit-elle de façon bourrue.

« Pour rien mais, dis moi, s'il t'énerve autant, pourquoi est ce que tu en parles ? Ignore-le et tout ira bien. »

D'un seul coup les joues de la jeune fille se colorent de rose.

« Je ne peux pas l'ignorer, » bafouille-t-elle, d'un seul coup beaucoup moins en colère.

« Tu ne serais pas un peu amoureuse de lui par hasard ? » demande malicieusement Bill avec un sourire.

Là, sa cousine devient carrément rouge tomate. Elle baisse les yeux et triture nerveusement ses mains. Elle n'a pas besoin de répondre que le brun connaît déjà la réponse, c'est tellement évident.

« J'ai aucune chance, il est tellement...enfin tu vois quoi...et moi je suis juste...enfin voilà quoi ! » murmure-t-elle.

« Si tu n'essaye pas tu ne sauras jamais ! » répond Bill.

« Ouais tu parles, tu dis ça parce que tu sais bien que Tom t'aime à en crever, je suis sûr que vous vous êtes tombé dans les bras en genre deux minutes ! Vous êtes tellement fusionnels tous les deux, je vous envie ! » dit la jeune fille en faisant un signe de tête vers Tom.

Bill rigole à nouveau et Katty lui donne un petit coup de coude dans les côtes.

« Tu serais surprise d'apprendre la vérité, » dit-il en souriant.

« Racontes moi ! J'ai toujours voulu savoir comment vous vous êtes rencontré ! »

Elle agrippe le devant de son tee shirt avec ses mains. Ses yeux brillent, elle à l'air impatiente. Avide d'entendre une histoire d'amour qui fini bien à l'âge où on doute encore d'en vivre une un jour. Bill regarde Tom une dernière fois avant de fermer les yeux pendant quelques secondes. Le passé ne lui a jamais semblé aussi chaud et agréable. Quand il les ré-ouvre, il passe un bras autour des épaules de Katty.

« He bien, tu vois, tout a commencé, par une histoire de rivalité... »


***


Voilà le point final à cette fic qui aura durée plus d'un an !

Je remercie encore tous les gens qui ont lu et qui ont attendu les suites quand j'ai eu un gros passage à vide ! Merci d'avoir toujours répondu présent ! (Fallen en mode joueur de foot qui remercie ses supporters lol !)

J'annonce que je ne ferai sans doute plus de longue fic dans ce genre, c'est beaucoup de travail et j'avoue préférer travailler sur de longs OS ou des mini-fics !

Je vous donne rendez vous ici Mystical-intention !

Merci encore à tout le monde !

J'espère que cette fin vous aura plu !

J'espère aussi que vous aurez pris autant de plaisir à lire, que j'en ai eu à écrire !

Bisous !

Fallen

Ps : La pix c'est juste un petit dessin délire que j'ai fait y'a longtemps. Il n'a malheureusement pas très bien survécu au scanner lol !

# Posté le dimanche 03 mai 2009 19:00

Modifié le dimanche 03 mai 2009 21:37

Ptain Oo' !

Ptain Oo' !
Vous avez fait péter les 100 000 visites Oo' !
Je le crois pas !

Merci ! Ca claque trop !

* saute de joie dans tous les sens *

Bref, trève de plaisanterie. Si je suis ici c'est pour vous proposer de "prolonger" un peu l'aventure Rivalité
Je m'explique, j'ai envie d'écrire des scène bonus. Néanmoins, je vous donne l'occasion de décider de ces scènes bonus !

J'attends vos idées. Je vous donne un temps pour le moment indéfini. Au bout du compte, je choisirai 5 idées que j'écrirais et qui seront les scènes bonus de la fic !

Voilà, j'espère que ça vous fait plaisir !

J'attends vos idées avec impatience !

Bisous !


Pix : Parce que j'adore la gueule de Tom dessus lol !

# Posté le mercredi 13 mai 2009 17:50

Scène bonus 1 : Celui qui a tenté de sortir avec Tania

Scène bonus 1 : Celui qui a tenté de sortir avec Tania
Voir Chapitre 2
Remarque perso : Je tiens à préciser malgré tout que j'adore Tom lol !

J'attends vos idées pour la scène bonus numéro 2 ! Lâchez vous, je suis ouverte à toute proposition ^^
***

Ils étaient tous dans la cours du lycée pendant la pause du midi. Bill s'assit auprès de ses amis et laissa enfin tout son corps se détendre. Lutter contre Tom pendant toute la journée l'épuisait, mais il devait avouer que ça lui plaisait. Le blond répondait à tous ses coups. Il aimait avoir un tel adversaire en face de lui, mais il ne lui dirait jamais, bien entendu !

Il aperçu l'objet de ses pensées à l'autre bout de la cours et il attaqua son sandwich d'un coup de dent rageur. Il se sentit mieux après. Georg et Gustav rigolaient doucement, en essayant de ne pas trop le montrer. C'était rare que Bill montre autant d'intérêt pour quelqu'un. Ils se demandaient comment tout cela allait finir. Facile d'avoir du recul quand on est spectateur.

Bill continuait de manger son déjeuner quand il vit Tom lui faire un clin d'½il et se lever. Le brun le suivit des yeux et compris rapidement que le jeune homme aux dreads ( nostalgie *soupire*) se dirigeait vers Tania et son groupe de copines. Inquiets, Georg et Gustav se tournèrent vers Bill. Ils virent un sourire malicieux se dessiner sur les lèvres du brun et froncèrent les sourcils en se regardant.

« Pourquoi ? » murmurèrent-ils en même temps.

Le brun continuait de manger comme si de rien n'était. Les deux autres regardèrent attentivement la scène qui se déroula sous leurs yeux. Ils étaient vraiment intrigués. Tout ce qui avait un lien avec Tom passionnait Bill, mais là, il semblait totalement s'en désintéresser.

Quelques secondes plus tard, ils virent Tom se redresser brutalement en criant « Quoi ?! ». Puis le blond se tourna vers eux avant de se lever pour venir les voir, apparemment furieux. Son pas était rapide voir précipité, il avait vraiment l'air en colère. L'orage grondait.

Il se planta devant Bill, les poings serrés, droit comme un « i », à deux doigts d'exploser de rage. Georg et Gustav se firent tout petit, reculant un peu pour s'éloigner de la zone de turbulences, ça risquait de pas mal secouer, autant se protéger.

« Expliques toi ! » lança-t-il au brun. Ca sonnait comme un ordre.

Ce dernier fini tranquillement de manger son sandwich puis bu une gorgé de coca avant de daigner le regarder.

« Expliquer quoi ? » demanda-t-il.

Il feignait la pure innocence, seuls ses yeux le trahissaient. Ils brillaient d'une lueur malicieuse, la lueur de quelqu'un qui a réussi son coup. En face de lui, Tom était presque en pleine ébullition. Les deux G's pouvaient presque voir de la fumée sortir de ses oreilles. Mais qu'est ce que Bill avait encore fait ?

« Ce que tu as dit à Tania ! »

« Je ne vois pas de quoi tu parles. Je suis juste allé papoter avec elle à la pause, elle voulait savoir des trucs sur toi et j'ai répondu à ces questions, rien de bien méchant. »

« Putain tu veux pas te la faire mais tu empêches les autres de sortir avec ! »

« Je ne veux juste pas que tu sortes avec. » dit calmement Bill en appuyant bien sur le « tu ».

« Mais t'étais vraiment obligé de lui raconter que j'étais...que j'étais...Merde j'arrive même pas à le dire ! »

Bill eu un petit rire. Rire au combien énervant car provocateur et malicieux, le brun se sentait comme un poisson dans l'eau. Voir Tom s'énerver de la sorte l'amusait beaucoup.

« Elle va raconter ça à toutes ses copines maintenant ! Je vais être grillé avec toutes mes filles du bahut ! » continua Tom.

« Je comprends, c'est pas facile d'assumer ce genre de choses ! » dit le brun en souriant.

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Tom explosa.

« Mais je suis pas impuissant bordel ! » cria le blond.

Dans la cours, beaucoup de personnes regardèrent vers eux, les yeux écarquillés et Tom se maudit. Il venait de tendre le bâton pour se faire battre, bon dieu qu'il était con ! Le sourire de Bill s'agrandit, il n'avait pas espéré ça, sa victoire n'en était que plus éclatante !

« Cette fois c'est toi qui le dit ! » fit Bill en pouffant, en proie à un début de fou rire qui s'annonçait monumental.

Tom lui lança un regard meurtrier.

« T'es vraiment qu'une peste Bill ! Tu me le paieras ! »

« Mais je t'attends mon cher ! »

Tom renifla de façon dédaigneuse puis parti, toujours aussi furieux. Georg et Gustav osèrent alors se rapprocher de leur ami qui souriait toujours.

« T'as pas peur qu'il te fasse pire ? T'as été salaud sur ce coup là ! » demanda Gustav.

« Bien sûr qu'il va le faire, » répondit doucement Bill. « C'est évident, et je le savais depuis le départ. »

« Mais t'es quand même allé jusqu'au bout ? Pourquoi ? » demanda Georg.

Bill se contenta de hausser les épaules. Mais une petite voix lui dit quelque chose dans un coin de sa tête.

Depuis que je t'ai rencontré, les jours passent à toute allure sans qu'il y ait le moindre temps mort.

# Posté le lundi 08 juin 2009 15:45

Modifié le mardi 09 juin 2009 07:37