Unholy-matrimony

Unholy-matrimony
Nouvelle traduction !!!

MA fic coup de coeur !!!

ICI !!! Enjoy !!!
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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 19:13

Chapitre 20

Chapitre 20
Il ne dit toujours rien mais ces gestes parlent pour lui. Il me sert si fort que ma respiration en deviendrait presque difficile mais ça m'est égal. Je suis bien, tellement bien, tout contre lui, comment est ce que j'ai pu imaginer une seule seconde que je pouvais m'en passer ?

Nous sommes trempés, on commencer même à trembler de froid mais je ne veux pas bouger. J'ai trouvé ma place. Lui non plus n'a pas l'air décidé à faire un mouvement. Est-il possible de ressentir un tel bonheur ? Est-ce que c'est juste ? Je veux dire, est ce qu' j'ai le droit. Je me demande quel acte héroïque j'ai bien pu faire dans une vie antérieure pour que Tom soit avec moi. J'enfonce un peu plus ma tête dans son cou et je murmure.

« Est-ce que tu pourras me pardonner ? Tom je suis si désolé... »

« C'est à moi de m'excuser. »

Je me recule, juste de façon à placer mon visage à la même hauteur que le sien. Est-ce qu'il plaisante ? C'est à moi de me confondre en excuses, ce que j'ai fait, ce que je lui ai dit...Je me mords la lèvre, je m'en veux tellement. J'ai laissé mes vieux démons prendre le dessus.

« Tu n'as pas à t'excuser, je suis le seul coupable. »

Il se contente de me sourire et de passer sa main sur ma joue. Je regarde son beau visage dégoulinant d'eau. Quelques mèches rebelles se sont échappées de son bandeau et retombent sur son front. A-t-il déjà été plus beau qu'en cet instant ? Je me le demande.

« Je suis désolé d'avoir sous-estimé tes blessures. Je suis allé trop vite, je pensais que peut être...tu pourrais...toi aussi...enfin...je ne pensais pas que mes paroles allaient tant te bouleverser. »

Il s'embrouille un peu et ça m'arrache un sourire. De beau il est passé à absolument craquant. Il se gratte nerveusement la nuque alors que son autre main ne lâche pas ma taille. Je ne compte pas bouger ne t'inquiète pas. Je pose un doigt sur sa bouche pour le faire taire. Il n'a rien à se reprocher. Je dois juste apprendre à affronter mes peurs et à lui faire un peu plus confiance.

« Je ressens la même chose que toi Tom mais... »

« Mais ? »

« Tu dois me laisser du temps. Laisse-moi du temps et alors je le dirais. »

« Est-ce que si je le redis tu vas à nouveau me fuir ? »

Il a un petit sourire en coin, l'air espiègle. Ce type est une perle. Plaisanter là-dessus, alors que ce que j'ai dit lui a fait tant de mal. Comment peut-il presque rire de ça ? C'est comme s'il pouvait me pardonner n'importe quoi en un éclair. Alors ça serait ça, l'amour ? Je tapote le bout de son nez avec mon index.

« Non, tu peux le dire autant que tu veux. D'ailleurs je... »

Je dois être plus rouge qu'une pivoine. Tom hausse les sourcils, étonné, avant de se reprendre. Ses deux mains agrippent ma taille et il me colle à nouveau contre lui, nos fronts s'appuyant l'un contre l'autre. Bizarrement, je me sens un peu moins timide. J'ai l'impression que nous sommes seuls au monde, dans notre petite bulle.

« Tu ? » demande-t-il taquin.

« J'ai envie que tu le dises. »

Là on passe carrément au rouge écarlate, je vais briller dans la nuit si ça continue ! Et les passants vont me prendre pour un feu de signalisation ! Je regarde Tom dans les yeux et il retrouve ce sourire protecteur que j'aime tellement. Ce sourire qui réchauffe chaque partie de mon être. Il plonge ses yeux dans les miens et là, la terre s'arrête de tourner.

« Je t'aime Bill. »

Je me penche et l'embrasse. Je ne peux pas encore lui dire, mais peut être que je peux le lui montrer. Je me glisse un peu plus entre ses jambes et mes mains lâchent son tee shirt pour aller s'enfoncer dans ses dreads lourdes d'eau. Ses mains à lui trouvent place dans le creux de mon dos. Il s'écarte alors sans prévenir, je le regarde étonné. Il ferme les yeux alors que sa bouche s'ouvre en même temps que son nez se plisse.

Deux secondes plus tard...

« Atchoum ! »

Il me lance un regard désolé et je fronce les sourcils. J'étais tellement heureux de le retrouver que je n'avais pas vu à quel point il avait l'air fatigué. De gros cernes se dessinaient sous ses yeux, il commençe même à avoir le regard vitreux.

« J'ai cassé l'ambiance là pas vrai ? » demande-t-il avec un pauvre sourire.

Je ne me préoccupe pas de cette énième blague et passe une main sur son front, il est brûlant ! En même temps on est un peu sous la pluie, une pluie plus que froide. Je me demande d'ailleurs depuis combien de temps il est là. Je suis sûr qu'il est trempé jusqu'au os.

« Tom tu es brûlant de fièvre ! »

« Mais non ! »

« Mais bien sûr que si ! Allez viens, je vais t'aider à te lever, on va rentrer chez moi et te réchauffer, tu dois mourir de froid. »

Je me lève et tourne les yeux vers lui. Il est toujours assis, les jambes écartées et tendues. On dirait la pose des poupées Barbie quand elles sont assises. Me demandez pas comment je le sais, je le sais, c'est tout. Je tente de le faire se lever mais il ne fais pas le moindre effort.

« Naaaannn, encore des bisous ! » se plaint-il.

« O.o ? »

La fièvre le fait délirer ou quoi ? On dirait un gamin à qui on vient de dire d'attendre avant de se servir de son nouveau jouet. On ne joue pas avec sa santé monsieur Kaulitz. Je te veux en vie. Je te veux pour le reste de ma vie. Je secoue la tête tout en laisse fleurir un sourire sur mes lèvres, voilà que je me mets à faire des vers.

« Plus tard les bisous, quand tu ne seras plus malade ! »

« Quoi ? »

Il a l'air désespéré et je m'en amuse un peu. Il est trop mignon comme ça, on dirait que le ciel vient de lui tomber sur la tête. Je me penche vers lui et effleure ses lèvres avec les miennes.

« Je rigole. Tout ce que tu voudras bien partager avec moi, je le veux. »

Il sourit à nouveau, mais pas d'un de ses sourires éblouissants ou charmeurs. Ce sourire là serait plus dans le genre...niais. Ouais, je vois pas d'autre mot. Ses yeux sont plus que jamais troubles et je ne rigole plus. Il est vraiment mal et je dois l'emmener au chaud le plus rapidement possible. A pied on risque de mettre un temps pas possible...

J'attrape mon téléphone portable et envoie un message à Gustav pour qu'il vienne nous chercher. Je lui indique l'endroit et il me dit que Georg et lui seront là dans quelques minutes. Je reconcentre mon attention sur Tom. Je m'assois entre ses jambes et me colle contre lui, espérant par là lui faire passer un peu de ma chaleur corporelle pour le maintenir éveillé.

Je ferme les yeux et essaye d'empêcher mes dents de claquer. L'eau a infiltré ma petite veste et je commence à ne plus sentir mes doigts et mes pieds. J'ouvre difficilement les yeux quand une lumière aveuglante se pose sur nous. Se sont les phares de la voiture de Georg. Lui et Gustav s'approchent de nous à grand pas. Je me redresse lentement.

« Tom...fièvre...mettre au chaud...vite »

Mon discours est totalement décousu et incohérent mais ce sont les seuls mots que je peux prononcer. Je vois vaguement Georg porter Tom jusqu'à la voiture alors que Gustav m'aide à me relever. Deux minutes plus tard je suis à l'arrière, une couverture nous recouvrant Tom et moi alors que Georg a monté le chauffage au maximum.

Je grelotte encore un peu jusqu'à ce que mes yeux se ferment tous seuls. La chaleur qui commence à réchauffer mes membres, le trop plein d'émotions, je suis vraiment KO. Je sens une main me secouer doucement et j'ouvre difficilement les yeux. Je tombe sur le visage calme de Gustav.

« Hum ? » je fais, encore dans le coltard.

« On est arrivé. »

« Tom ? »

« Georg le porte, il attend devant la porte pour que tu nous ouvres. »

Je me contente de hocher la tête et me lève, laissant la couverture sur la banquette arrière. Le froid m'agresse immédiatement. Je frissonne, serre mes bras autour de mon torse et me dépêche d'aller jusqu'à la porte. D'une main tremblante je sors les clefs de ma poche et ouvre.

Georg amène immédiatement Tom à l'étage alors que Gustav se précipite vers la cuisine. Les yeux brumeux et l'esprit encore dans du coton, je suis Georg dans les escaliers. Mon esprit est focalisé sur Tom. Quand j'entre dans ma chambre, je vois mon ami en train de coucher mon petit ami et commencer à lui enlever ses vêtements mouillés. Il a lui déjà retiré sa grande veste qui lui sert de manteau.

Cette vision me réveille un peu. Je fronce les sourcils et secoue la tête avant de me racler la gorge pour signaler ma présence. Je sais bien que Georg est l'ami de Tom mais, malgré la situation et tout, je n'aime pas l'idée qu'il le déshabille. Je m'avance vers le lit et voit Georg qui me dévisage.

« Va aider Gustav, » dis-je simplement.

Il me regarde quelques secondes avant de sourire doucement, il a comprit. Il hoche la tête et sort de la pièce. Une fois seul avec Tom, je respire un bon coup. Je balance mes chaussures. J'hôte ma veste trempée ainsi que mon tee shirt. Je vais monter le chauffage et je reviens vers le jeune homme blond qui ouvre à peine les yeux. Si on arrive à le réchauffer suffisamment, demain il n'aura qu'un gros rhume.

J'admire sa beauté quelques instants avant de me reprendre. A partir de maintenant j'aurai vraiment tout mon temps pour l'observer, pour le moment il y a plus important. Je respire un grand coup avant de m'attaquer à son tee shirt. Le tissu trempé colle à sa peau et j'ai du mal à lui retirer. Je le soulève un peu, jusqu'à ce qu'il se retrouve assis. Sa tête plonge dans mon cou, il a l'air complètement amorphe.

Je me démène pendant plusieurs secondes, lâche quelques jurons dans le processus mais parviens finalement à lui enlever. Je le rallonge ensuite pour m'occuper de son pantalon, ce dernier oppose moins de résistance. J'embarque les chaussures et les chaussettes avec. Il ne reste plus que son boxer.

J'hésite un instant puis décide de le dégager aussi. J'essaye d'ignorer toutes les idées qui me passent par la tête alors qu'il se retrouve entièrement nu sous mes yeux. Je ne l'ai vu comme ça que peu de fois, et encore, j'étais trop intimidé pour véritablement regarder. Là, je peux. Si ça se trouve il ne s'en souviendra même pas. Je laisse mon regard détailler son corps pendant quelques instants, me faisant malgré moi l'effet d'un voyeur. Quand je l'entends tousser, je rougis puis me ressaisis.

Je le recouvre avec ma grosse couette et vais chercher une couverture supplémentaire dans mon placard. Je vais prendre une serviette dans la salle de bain et tente maladroitement d'essuyer un peu ses dreads dégoulinantes. Je grimace, ça n'a rien de facile, on dirait qu'elles ne veulent pas sécher. Finalement, j'enroule la serviette autour et les laisse comme ça.

J'embrasse doucement ses lèvres et me lève pour aller prendre une douche. L'eau chaude sur mon corps gelée m'agresse avant de me faire du bien. Alors que je dirige le jet sur mon visage, je me détends enfin. Mes épaules me font souffrir, je devais vraiment être très tendu, mais il y avait de quoi. Ce soir, j'ai vraiment cru que j'allais perdre Tom, j'ai eu si peur. Peur comme jamais.

Il joue tout le temps les forts, il ne parle jamais de ses problèmes et pourtant dieu sait s'il en a. Il est toujours là pour moi mais moi, qu'ai-je fait pour lui ? Il me protège mais je constate ce soir qu'il n'est pas infaillible et qu'il a besoin qu'on le protège lui aussi. Je réalise aussi que j'en suis capable. Plus, que je veux le faire, parce que c'est lui et qu'il en vaut la peine.

Je ne sais combien de temps après, je sors de la douche et attrape des vêtements propres qui trainent sur ma panière. Un pantalon de pyjama et un vieux tee shirt, ça fera l'affaire. J'essore mes cheveux au maximum avant de les attacher pour éviter qu'ils ne me dégoulinent dans le cou. Quand j'entre dans la chambre, je vois une tasse fumante sur ma table de nuit. Je souris, maman Gustav a encore frappé. J'aperçois un petit mot posé à côté du chocolat dont l'odeur sucrée infiltre déjà mes narines.

Prends soin de lui, on repassera demain. Les deux G's !

Mon sourire s'agrandit. Je m'assois sur le lit à côté de Tom qui s'est retourné sur le ventre. La couette le couvre jusqu'au cou et sa tête est enfoncée dans le coussin. Il à l'air paisible. Je prends ma tasse de chocolat et la bois doucement pour ne pas me brûler la gorge. Le breuvage fait immédiatement des miracles, la chaleur se répandant le long de ma gorge.

Je laisse une main vagabonder jusqu'au visage de mon bel endormi. Je caresse légèrement sa joue comme il me l'a si souvent fait. Les rôles sont inversés. Je sens sa peau à nouveau chaude. Je ne me lasserai jamais de le regarder, il est tellement beau. J'effleure son front. Il fronce un peu le nez et grogne mais ne se réveiller pas. Je rigole doucement. Dors Tom, je veille sur toi.


On me casse du sucre sur le dos et pourtant je poste quand même, pour vous faire plaisir.
Jdois être conne ou maso. Peut être les deux en fait...
Je vous souhaite une bonne année !
Plein de bonheur sur vous !

# Posté le lundi 24 novembre 2008 16:31

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 14:49

Chapitre 21

Chapitre 21
Lorsque je me réveille, je ressens une chaleur étouffante autour de moi mais bizarrement, je n'ai pas du tout envie de bouger, je suis bien, tout groggy. Je soupire de contentement et bouge un petit peu pour m'installer plus confortablement. Je sens alors des bras serrés possessivement autour de mon corps.

J'ouvre un ½il et voit le visage de Tom à quelques centimètre du mien. Je tente de faire fonctionner mes neurones pour me rappeler de comment on en est arrivé là quand je me souviens de la soirée d'hier. La pluie, les larmes, le froid, nos retrouvailles aussi. Je pense qu'il est bon pour un rhume mais c'est toujours mieux qu'une pneumonie.

Je me retourne pour lui faire face et ma main monte toute seule pour aller caresser son beau visage paisible. C'est dingue comme je peux l'aimer ce type, plus que je ne m'en serais cru capable. Il est tout ce que j'ai toujours souhaité, il dit toujours ce que j'ai le plus envie d'entendre. Les serviettes qui recouvraient nos cheveux ont depuis longtemps foutu le camp et je n'ose imaginer quelle tête je dois avoir.

Mes doigts glissent le long de son menton. Je suis bien content que ça soit les vacances et que mes parents ne soient pas là, on va pouvoir rester à rien faire toute la journée. Je serais bien partant pour commander une pizza et rester à faire du gras devant la télé, genre un film débile pour ados.

Je vois ses sourcils se froncer puis ses paupières papillonnent avant de s'ouvrir doucement. Son regard est d'abord un peu paniqué, il doit sans doute se demander où il est. Dès qu'il me voit, un sourire se dessine sur ses lèvres et il plonge sa tête dans mon cou en me serrant encore plus contre lui si c'est possible.

Je suis mort de chaud, je transpire tellement la chaleur qui règne sous les couvertures est suffocante mais je ne bouge toujours pas. Je passe une main dans ses dreads et lui masse doucement le crâne. Je l'entends renifler et je rigole doucement, ouais, il n'a pas échappé au rhume !

« Bonjour, » dis-je doucement.

« 'jour, » répond-il.

Il s'enfonce un peu plus dans les couvertures, apparemment pas du tout décidé à se lever. Avec un effort surhumain, je tourne la tête pour regarder mon réveil qui indique 9h30. A cette découverte, mon ventre semble se réveiller lui aussi car il gargouille bruyamment. J'embrasse le front de Tom et tente de le repousser doucement pour pouvoir sortir du lit. Mais c'est sans compter sur l'obstination de mon petit ami qui s'accroche.

« Tom, » je soupire.

« Hummm, » grogne-t-il.

« T'es pas obligé de te lever, reste dormir encore un peu, je viendrai te réveiller plus tard. »

« Reste avec moi, » dit-il en commençant à embrasser mon cou.

Je sens mon ventre se réchauffer alors qu'il aspire doucement ma peau, wow, pas si tôt le matin. Il me pousse et m'allonge sur le matelas, je le laisse faire, à quoi bon résister de toute manière ? Son bassin s'appuie contre le mien et je peux facilement remarquer que je ne suis pas le seul à avoir les idées mal placées.

Ses mains glissent sur mes cuisses moites et je ne me demande pas ce qui se passe ni jusqu'où on va aller, je ne réfléchi pas, je suis juste trop bien. Là, dans ce lit, dans ses bras, au chaud sous les couvertures, complètement coupé du monde. J'ai eu tellement peur que ça n'arrive plus jamais. C'est presque un miracle qu'il soit à nouveau à mes côtés.

Je suis sous l'influence d'un délice total, prêt à le laisser faire absolument tout ce qu'il voudra de moi quand, il tousse brusquement contre ma pomme d'Adam. La crise est tellement forte que je le sens trembler, j'ai presque l'impression qu'il va s'étouffer. Je le repousse brusquement et soulève les couvertures pour me lever avant de les reposer sur lui qui subit toujours sa toux.

Au bout de quelques secondes, ça se calme enfin et il se met sur le dos, tout sourire en me tendant la main, alors que je suis debout devant le lit, les mains sur les hanches. Je hausse un sourcil.

« Reviens, » dit-il d'un voix plaintive.

Quel gosse celui là jvous jure.

« Non, je vais aller te chercher des médicaments ! »

« C'était qu'une petite quinte de toux, j'avais un chat dans la gorge ! » se défend-il.

Je secoue la tête.

« Une petite quinte de toux ? Tu te fous de moi ? »

Il se soulève sur ses coudes avant de s'assoir, tentant de se rapprocher de moi, entourant ma taille avec ses bras. Ho non mon cher, je te vois venir, mais je ne flancherai pas, quoi qu'il arrive.

« Allez Bill, on était bien non ? »

« Jusqu'à ce que tu manques de t'étouffer oui, »

« Rabat joie, » grommèle-t-il. « Et si c'était mes dernière heures ? »

Je lève les yeux au ciel. Mon dieu qu'il est puéril, je rêve. Florence Foresti a décidément bien raison quand elle dit que les garçons quand c'est malade ça croit que ça va mourir. Mais le coup de la pitié ça ne marchera pas avec moi Tom, désolé.

« C'est mon deuxième prénom en effet, alors maintenant... »

Je détache brusquement ses bras de ma taille et le pousse dans le lit, le couvrant avec les couvertures.

« Tu vas rester là bien gentiment jusqu'à ce que je revienne avec le petit déjeuner et tes médicaments ! »

Mon ton n'admet aucune objection. Il grogne quelque chose que je décide de ne pas entendre et il croise les bras sur son torse. J'enfile un pantalon et un tee shirt avant de me rendre dans la cuisine. C'est dans des moments comme ça qu'on regrette que sa mère ne soit pas là. Ça marche comment une cafetière déjà ?

Alors heu...si je me souviens bien, faut mettre le philtre, ensuite le café, mettre de l'eau et attendre. De toute façon, si ça ne marche pas, je saurai que je me suis planté quelque part ! Hum, il a un rhume dons un grand verre de jus d'orange ça ne peut pas lui faire de mal ! Je mets deux tartines à griller, le tout en sifflotant.

Je vais ensuite fouiller dans le placard sous l'évier, celui où il y a la boite de médicaments. Quel bordel là dedans ! Bon, jsuis censé prendre quoi moi ? Je sors une boite, contre les règles douloureuses, je grimace, non, ce n'est pas ça et pour l'amour du ciel maman planque tes trucs de filles ! Dolirhume, parfait, c'est exactement ce qu'il me fallait !

Je sors mes tartines grillées, y mets du beurre et de la confiture de fraise. J'en remets deux autres. Le café est prêt, juste à temps. Je le verse dans deux tasses, je mets deux sucres dans chaque. Je sors un plateau, pose les deux tasses dessus, le verre de jus d'orange et attends que les autres tartines soient prêtes.

Je m'appuie contre le plan de travail et je soupire. On dirait que tout va bien aller finalement. J'ai un sourire complètement débile sur le visage, je dois avoir l'air d'un crétin fini mais je m'en fiche. Je suis heureux. Pour la première fois depuis des années, je suis heureux.

Je sursaute quand le grille-pain relâche mes deux autres tartines. Je m'empresse de les recouvrir de beurre et de confiture et les pose à leur tour sur le plateau. Je m'en empare et me dirige vers ma chambre. Je me félicite mentalement de ne pas avoir fermé la porte, comme ça j'ai juste à la pousser pour l'ouvrir.

Tom se redresse aussitôt dans le lit, m'arrachant un sourire. Il est trop mignon comme ça. Enfoncé dans les couvertures, un air débraillé sur le visage et ses dreads en désordre. Je contourne le lit et pose le plateau sur ma table de chevet.

Ce n'est que quand je tourne la tête vers lui et que je vois le haut de ses fesses que je me rappelle qu'il est nu. Tom est nu, dans mon lit. Y'a de quoi fantasmer non ? Je rougis furieusement. Il semble le voir car il a un petit sourire en coin, abaissant un peu plus les couvertures pour que j'en voie plus.

Je secoue la tête. Ce n'est pas le moment de penser à ça. Il est malade. On verra ça plus tard, quand il ira mieux. On a tout notre temps maintenant pas vrai ? Je lui tends le verre de jus d'orange et les deux Dolirhume. Son sourire s'efface et sa bouche fait une moue boudeuse. Je me contente de lui sourire.

« Avale ça, ça t'aidera à aller mieux, » lui dis-je.

Il obéit et vide ensuite son verre d'une traite. Je me saisis du plateau et le pose prudemment sur le lit. Ses yeux s'illuminent à la vue de la nourriture, j'en conclue que monsieur aussi avait faim. Il s'empresse de prendre une tartine et mords dedans comme si ça vie en dépendait.

Moi j'attrape ma tasse de café et bois en le regardant, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Il y a quelques jours encore, cette scène aurait été impossible car je l'avais dégagé violemment de ma vie, en pensant que c'était mieux pour lui et pour moi. Au final ça ne nous a fait que du mal.

Je ne sais pas encore si ça va durer, je suis bien trop jeune pour savoir ce que je veux pour toujours. La seule que je sais, c'est que je veux être auprès de lui, là, maintenant, tout de suite, car il me rend heureux. Et il semblerait que je le rende heureux également.

Il ne nous faut pas longtemps pour manger tout ce que j'avais préparé. Je pose le plateau par terre me retourne vers Tom qui a le regard brillant. Me demandez pas pourquoi, mais je suis sûr qu'il a une idée derrière la tête. Il s'approche de moi en rampant, les couvertures glissant sur ses hanches, dévoilant son corps doré, attirant, et toujours nu. Alerte rouge !

Je tremble en le voyant venir s'installer sur mes genoux alors que je suis appuyé contre la tête du lit. Ses bras passent autour de mon cou et sa bouche s'approche de la mienne. Je détourne mon visage juste avant que ses lèvres ne se posent sur les miennes. Il grogne et fronce les sourcils.

« Embrasse-moi, » dit-il.

Je secoue négativement la tête.

« Pourquoi ? » demande-t-il d'une voix plaintive.

« Tu es malade, et moi je n'ai pas envie de l'être ! »

« Tu es dur, » fait-il dans un gémissement déçu.

Il presse ses hanches contre les miennes et un sourire s'étire sur ses lèvres.

« Ho ouais, tu es vraiment dur, » dit-il malicieusement.

Merde, il l'a senti. Je rougis comme jamais. Oui, je bande, et alors ? Comment ne pas être excité par un corps pareil hein ? C'est pas ma faute, c'est plus fort que moi ! Ferme fortement les yeux, réfléchissant à toute allure. Il est peut être temps de pousser un peu plus notre relation. Il est peut être temps de lui prouver à quel point, je l'aime. Mes mains agrippent ses hanches et je le plaque violemment contre le matelas. Ses yeux sont écarquillés.

« Bill ? »

Je donne un petit coup de bassin avant de pencher en avant pour lui murmure à l'oreille.

« Je ne peux peut être pas t'embrasser sur la bouche, mais je peux toujours le faire ailleurs. »

Il gémit alors que son bassin pousse vers le haut pour rencontrer le mien de façon plus appuyée. Je suis sur que je dois être plus rouge que rouge en cet instant mais je suis sûr aussi qu'il n'est pas vraiment en état de le remarquer. Je ne sais même pas pourquoi je veux faire ça, je sais juste que je veux le faire.

J'aspire doucement la peau de son cou pour y laisser une marque. Nous savons tous les deux qu'il m'appartient déjà, mais je veux le voir physiquement. Il penche sa tête sur le côté pour me laisser plus de place mais je glisse sur son corps pour atteindre son torse que je couvre de baisers.

Je ne me savais pas aussi entreprenant, mais avec lui tout à l'air si facile. C'est comme si ma marge d'erreur était infini. Je sais qu'il ne me jugera pas. Je sais qu'il saura apprécier ce que je suis capable de lui donner, pour l'instant. Ma mangue s'égare sur ses abdos que j'adore. Il en a alors qu'il ne fait même pas de sport, ça en éc½urerait plus d'un.

Sa peau est douce et chaude, j'aime l'embrasser. Dans un coin de ma tête je commence à me dire qu'il se pourrait que je ne m'en lasse jamais. J'arrive doucement mais sûrement à ses hanches. La peau se fait plus fine, plus sensible aussi.

« Bill, » couine-t-il alors que j'embrasse la peau juste à la jointure entre sa cuisse et son bas ventre.

Il pousse son bassin vers le haut. Lui aussi a décidé d'être entreprenant ce matin on dirait. Je n'ai pas la moindre idée de ce que je suis sensé faire, ni même de comment je dois le faire. Mes mains glissent sur l'intérieur de ses cuisses pour les écarter encore plus, il se laisse faire.

Une sensation de pouvoir s'empare de moi. En cet instant précis, c'est moi qui ai le contrôle. Le contrôle sur son plaisir. Je pourrais très bien décider de tout arrêter et le laisser frustré, mais je ne le veux pas. Je m'installe plus confortablement entre ses jambes, m'allongeant sur le ventre sur le matelas.

Je prends une grande inspiration avant de me pencher en avant. Ma langue va dessiner une ligne le long de son sexe et je le sens trembler. Je recommence de manière plus appuyée, pour me familiariser. Quand je vais sucer le bout, appuyant mon piercing sur la fente, l'une des jambes de Tom a un soubresaut, manquant de me pousser du lit. Je me relève.

« Ca va ? » je demande, pas très sûr de moi, j'ai peut être fait une connerie...

« Bill, recommence, je t'en prie recommence, » répond-il immédiatement.

Apparemment pas. Son regard est un peu fou, ses pupilles dilatées et sa voix suppliante. Mon orgueil se gonfle d'un seul coup. Je suis plein de fierté et de confiance. Je recommence mon geste tout en maintenant les hanches de Tom avec mes mains.

Ses doigts plongent dans mes cheveux et tirent un peu dessus mais ça m'est égal. Je me demande depuis combien de temps il n'a rien fait pour être excité comme ça. Si ça remonte à la dernière fois où lui et moi on a...enfin vous voyez quoi, je comprends qu'il ait besoin de ce soulagement.

« Bon dieu, tellement bon...tellement bon putain, » marmonne-t-il alors que sa tête remue de droit à gauche.

Ma bouche descend puis remonte le long de son sexe à un rythme de plus en plus saccadé. Je me sens plus à l'aise. Quelque soit ce que je fasse ou la manière dont je le fasse, Tom tremble et gémit sous moi. Le voir comme ça, le dos cambré, les yeux douloureusement fermé et se mordant la lèvre inférieure, c'est l'une des choses les plus jouissives du monde. Du moins, pour moi.

Je descends brutalement ma bouche, avalant tout son sexe et aspire, creusant mes joues. Les hanches de Tom partent vers le haut, et sa tête part en arrière alors que sa bouche s'ouvre en grand. Je me retire juste à temps pour le voir jouir sous mes yeux. Son corps pris de spasmes, ses mains s'agrippant aux draps à défaut de mes cheveux.

Quelques secondes plus tard, alors que son dos retouche enfin le matelas, il ouvre les yeux et me regarde. Sa poitrine se soulève et s'abaisse rapidement, je suis des yeux une goutte de sueur qui coule le long de son torse et me mords la lèvre. Il est si beau, et je suis toujours si douloureusement excité.

Il saisit mon bras et me tire vers lui. Sa bouche s'empare de mon cou alors qu'une de ses mains se faufile rapidement vers mon bas ventre. Ma tête se vide alors que ses doigts plongent dans mon pantalon et s'enroulent autour de mon sexe. Je soupire de soulagement avant de gémir.

Sa main me caresse vivement, pressant juste ce qu'il faut, son pouce venant parfois faire des ronds sur mon gland. Je ne peux m'empêcher de donner des coups de bassins pour accompagner ses mouvements. J'enfonce ma tête dans l'oreiller le mords fort pour ne pas hurler mon plaisir.

« Tom, Tom ! »

Il aspire plus vivement la peau de mon cou, me procurant un frisson de plaisir tout le long de ma colonne vertébrale. Puis sa main serre plus franchement mon sexe. Une dernière caresse et je me répands entre ses doigts, mes dents se plantant dans l'oreille pour étouffer mon cri. Jamais une simple branlette ne m'avais fait un tel effet.

Je tente de retrouver une respiration normale. Inspirant profondément son odeur qui m'enivre. Mes deux mains plongent dans ses dreads alors que les siennes glissent sur mon dos pour y dessiner de petits cercles. Quand je me redresse, que je vois son regard rempli de tous les plus beaux sentiments du monde, je comprends. C'est parce que c'est Tom.

Je pose malgré moi mes lèvres sur les siennes et il répond immédiatement à mon baiser. Quand on se sépare, il hausse un sourcil.

« Je croyais que tu ne voulais pas être malade ? » dit-il malicieusement.

« Je ne t'ai pas embrassé depuis trop longtemps, on a du retard à rattraper alors tant pis si je suis malade ! »

Il se contente de rigoler et me serre contre lui. Je crois qu'on n'est pas prêt de sortir du lit ! En même temps, on a créé un petit cocon de chaleur et de bonheur là-dessous, et je n'ai pas la moindre envie de bouger. Il doit penser comme moi car il repose les couvertures sur nous. Je me cale un peu plus contre son corps en soupirant. Une grasse mâtinée n'a jamais fait de mal à personne.



Un chapitre plus long pour me faire pardonner du retard que je prends sur cette fic
Je sais que j'ai commencé beaucoup de choses et que je ne peux m'en prendre qu'à moi même pour tout le retard que j'accumule un peu partout mais je jure de faire mon maximum !!!
J'essaye d'être partout à la fois et c'est pas toujours facile. Néanmoins, je fini toujours par poster, même si ça prend parfois un peu de temps ;)

Bisous

Fallen

# Posté le lundi 19 janvier 2009 15:35

Modifié le lundi 02 février 2009 11:41

Chapitre 22

Chapitre 22
Quand je me réveille la seconde fois, c'est à cause de la sonnerie stridente de mon téléphone portable. Je n'ai pas du tout envie de bouger mais l'appareil à décidé de ne pas se taire. Je regarde mon réveil, 12h30. Je tends le bras et je décroche.

« Allo ? » je fais, la bouche pâteuse, encore dans le coltard.

« Bill c'est Gustav. »

« Ha, ça va ? »

« Oui et toi ? J'espère que je ne te dérange pas... »

Sa voix est pleine de sous entendu. Malgré moi, je tourne la tête vers Tom qui cligne des yeux, se réveillant à son tour. Je rougis en me souvenant de ce que je lui ai fait mais la voix de Gustav me sort de mes pensées lubriques.

« Bill ? »

« Hum oui ? Enfin je veux dire non, tu ne me dérange pas ! »

« Je suis dans la voiture avec Georg, je t'avais prévenu qu'on passerait aujourd'hui. »

« Oui, pas de soucis. »

« On sera là d'ici une demi heure environ, on vous apporte le déjeuner ! »

« OK, à tout de suite. »

« A toute. »

Je raccroche et me tourne vers Tom qui est maintenant bien réveillé. Il me sourit doucement et je me sens fondre. Je repose le téléphone sur la table de nuit et me blottit contre lui. Ses bras m'entourent et je laisse ma main courir dans son dos.

« C'était qui ? » demande-t-il en passant une main dans mes cheveux.

« Gus. Georg et lui vont bientôt arriver. »

« Pourquoi ? »

« Voir comment tu vas. Ils étaient inquiets eux aussi hier soir. »

« Hum. »

Il continue de caresser mes cheveux et je me sens glisser à nouveau dans l'apathie. Non, il faut bouger sinon on sera encore là quand ils vont arriver. Je me dégage lentement de l'étreinte de Tom qui grogne, me faisant rigoler.

« Mais heuuuu...bouge pas ! » gémit-il.

« C'est pas que j'ai pas envie de rester mais faut qu'on se prépare ! »

« La flemme. »

« T'est vraiment un paresseux de première toi ! Fais gaffe, ça va finir par se voir ! »

« Qu'est ce que tu veux dire par là ? »

« Que y'a des bourrelets qui se profilent. »

Je ponctue ma phrase d'un signe de tête vers son ventre. Bien entendu c'est uniquement pour le taquiner, il a les plus beaux abdos que j'ai jamais vus, mais il ne faudrait pas qu'il se repose sur ses acquis. Il regarde vers l'endroit que je désigne et écarquille les yeux.

« Tu déconnes pas vrai ? » demande-t-il incrédule.

« Pas du tout, si tu continues ton gras va dépasser de ton baggy pourtant si large ! »

« Quoi ? Répète un peu ! »

Je lui tire la langue et sors de sous les couvertures pour courir à toutes jambes vers la salle de bain, mort de rire.

« Bill ! »

J'entends le froissement des couvertures et quelques secondes plus tard, Tom est face à moi dans la salle de bain, un air menaçant sur le visage. Je remarque rapidement que je me suis piégé tout seul comme un grand. Son regard se fait plus malicieux alors qu'un sourire en coin se dessine sur sa bouche.

« Alors, où on en était ? » me demande-t-il en faisant claquer sa langue.

Je lui fais un sourire crispé.

« Douche ? »

Il sourit encore plus et me pousse d'un seul coup dans la cabine. Il allume le jet et une eau glacée tombe sur moi. Le hurlement que je pousse doit être entendu par toute la ville. Il se bidonne, manifestement fier de son coup. Je fronce les sourcils été saisit le pommeau pour le diriger vers lui, le trempant à son tour.

Il crie lui aussi puis me rejoint sous la douche, alors qu'une véritable bataille commence. Au fur et à mesure que l'eau se réchauffe, nos gestes désordonnés se font caresses et on se retrouve à rigoler doucement face à face. De vrais gamins mais y'a que ça de vrai. Je me sens vivre à ses côtés.

Etre complètement nu ne semble pas lui poser le moindre problème. En même temps, il est tellement bien foutu qu'il n'a vraiment pas à complexer. Je dirais même plus, ça serait un crime de cacher un corps pareil, ou presque, de me le cacher à moi en fait ! Moi je suis toujours en boxer. Il semble se faire la même réflexion car il regarde mon sous-vêtement puis hausse un sourcil.

« Généralement on a pas besoin de ce genre de choses pour prendre une douche ! » dit-il.

Je rougis. Ça va vous paraître sans doute bizarre mais je suis mal à l'aise. Ok, ce matin j'ai...j'ai...putain j'arrive même pas à prononcer le mot >.<. J'ai fait une gâterie à Tom on va dire et la dernière fois on s'est...frotté l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'on en puisse plus. Néanmoins, exposer mon corps, en pleine lumière, et lui donner l'occasion de m'observer sous toutes les coutures, c'est une autre histoire.

« Ok, je l'enlève, mais tu regardes pas ! » dis-je le rouge aux joues.

« Que je regarde pas ? » me fait-il étonné. « Quel intérêt de l'enlever alors ? »

« Bah c'est déjà mieux que rien non ? »

« Bill... » fait-il en soupirant, secouant la tête.

Je l'aime mais parfois il me donne l'impression d'être un type navrant. Je suis blasant à ce point ?

« Quoi ? »

Il s'avance vers moi et me colle contre la paroi de la douche. Ses lèvres s'emparent de mon cou pour étouffer ma protestation, il sait que c'est mon point faible. Ses mains font des allées et venues dans mon dos avant d'arriver dans le creux de mes reins puis sur le haut de mes fesses, jouant avec l'élastique de mon boxer.

Elles passent rapidement sous le vêtement pour le retire sans plus de cérémonie. Je sens le tissu mouillé glisser difficilement le long de mes jambes. Une fois arrivé à mes chevilles, je me tortille pour m'en débarrasser avant de le dégager d'un coup de pied.

Je renforce ma prise sur Tom, repoussant au maximum le moment où il va me voir. Ses mains calleuses de guitariste effleurent mes cuisses puis viennent se saisir de mes fesses. Doucement mais fermement. J'inspire profondément alors que sa bouche s'empare de la mienne, me donnant un baiser méga agréable.

Je vais fondre, mes jambes ne me portent plus. Je gémis malgré moi dans le baiser. Je le sens sourire contre ma bouche alors qu'encore une fois le rouge me monte aux joues. Ses mains remontent et finissent par prendre mon visage en coupe. Il se recule et me regarde quelques secondes. Son pouce frotte contre ma joue et dans ses yeux j'ai l'impression d'être la huitième merveille du monde.

« Bill ? »

« Hum ? »

« Je t'aime. »

Et il m'embrasse à nouveau. Embrasant mon corps, mon c½ur, jusqu'à mon âme même. Je ne pourrais plus jamais imaginer ma vie sans lui, c'est juste impossible, inenvisageable ! Tu me rends fou Tom. Une partie de ma tête me dit que mon amour est si fort qu'il pourrait nous faire du mal, mais je dégage cette idée aussi rapidement qu'elle est venue. Pas de névrose, pas maintenant.

Il se recule encore une fois, un sourire malicieux aux lèvres. Moi je suis, je suis sûr, tout rouge, mes cheveux trempés collent au carrelage, en gros, je ne ressemble absolument à rien. Il frotte son nez contre le mien, un bisou esquimau, j'adore quand il fait ça.

« Bon, on la prend cette douche ? »

Je me contente de hocher la tête, encore un peu dans le brouillard. Je remarque que, tout le temps où nous nous lavons, les yeux de Tom ne descendent pas plus bas que ma taille, il respecte ce que je lui ai demandé et ça me soulage. Je te promets de faire des efforts, un jour ça sera toi et moi sans barrières, je ne sais pas quand, mais un jour, je le jure.

Quelques minutes plus tard, alors que Tom s'habille, je fais la guerre à mes cheveux qui refusent de se mettre en place comme je le veux. Je grogne et attrape mon lisseur, ça ne va pas se passer comme ça. J'entends un rire et je me tourne vers Tom, appuyé contre l'encadrement de la porte, sublime dans son jean et son tee shirt. Si je ne l'avais pas vu nu, j'aurais dit qu'il ne pourrait pas être plus beau. La sonnette de la porte d'entrée retentie.

« Tu peux aller ouvrir pendant que je lance la dernière offensive ? » dis-je.

Il hausse les sourcils. Je lève le lisseur et montre mes cheveux avec mon autre main. Il rigole.

« Ok j'y vais, bonne chance ! »

Un certain temps plus, après que j'ai fait signer la reddition à mes cheveux, je descends dans le salon d'où des rires proviennent. Je trouve mes deux amis et mon petit ami installés par terre, devant la table du salon sur laquelle une énorme pizza est posée.

« Yo ma poule ! Dis moi, t'aurais pas un truc à boire ? » me lance Georg en levant la main.

Gustav lui jette un regard désapprobateur alors que Tom rigole doucement. Ce foutu yéti ne change pas, c'est rassurant. Avec lui impossible de s'ennuyer, il met toujours l'ambiance. Mais je sais qu'il sait être sérieux quand il le faut, c'est mon deuxième grand frère.

« Je vais te chercher ça Georg, » dis-je en souriant.

« Je t'accompagne, » fait Gustav en se levant.

Il me suit dans la cuisine et je me dirige directement vers le frigo pour en sortir une bouteille de coca. Gustav va chercher des verres dans un placard.

« Tom semble aller bien, » me fait mon ami.

Je me raidis, je sens venir une conversation que je souhaite à tout prix éviter, le plus longtemps possible. Je me contente de hausser les épaules en me tournant vers mon ami.

« Oui, il va bien, il a juste écopé d'un rhume. »

« Je ne parlais pas de son corps. »

Je grince presque des dents. J'aurais du le savoir. Contre Gustav aucun espoir d'emporter la victoire. Je pose la bouteille sur un plateau et attrape quelques serviettes en papier dans un tiroir.

« Je sais Gus', le reste va bien aussi. »

« Et toi ? »

« Moi ça va, j'ai envie d'avancer. »

« Est-ce que tu lui as parlé de Sarah ? »

Là je me raidis vraiment, tout mon corps se fige en fait. Mon c½ur s'accélère et mes mains se crispent sur les bords du plateau que je soulève.

« Pas encore, » dis-je simplement.

« Bill, tu dois le faire ! » dit-il en fronçant les sourcils, sa voix prenant un ton moralisateur.

« Pas maintenant ! »

« Ce n'est pas en fuyant ton passé qu'il va s'effacer ! Ca fait longtemps que tu le fais, tu as vu le résultat ? Tu as failli le perdre ! »

« J'ai dit pas maintenant ! Fin de la discussion ! »

Sans plus un mot, je lui tourne le dos et marche vers la porte, collant le sourire le plus faux de toute ma vie sur mon visage. Un moment tout va bien et quelque secondes plus tard, tout va mal. Il suffit parfois d'un mot, d'un prénom en l'occurrence, pour rouvrir une blessure que vous pensiez cicatrisée.



Un chapitre qui vient vite, pour une fois ^^

Je suis en vacances et je l'avais déjà commencé donc bon, c'est normal que ça soit allé vite. Et puis, plus que tout, j'avais envie de le faire. J'ai plein d'idées qui me viennent pour cette fic en ce moment !

Encore merci pour tous vos coms. Je suis un auteur plutôt chiante mais j'assume.

Je vous aime fort (l)

Fallen

# Posté le samedi 14 février 2009 17:51

Chapitre 23

Chapitre 23
Finalement, Gustav et Georg sont restés avec nous toute l'après-midi. Gus' continuait de me faire les gros yeux par moment mais j'essayais de l'ignorer, même si son regard a toujours eu le don de me transpercer. C'est fou comme, parfois, sans rien dire, certaines personnes vous font clairement comprendre que vous avez tort, et vous font sentir carrément minable.

Tom et Georg sont en ce moment même en train de s'affronter sur la PlayStation 2, ça doit faire une bonne heure maintenant, chacun voulant sa revanche après chaque défaite, de vrais gosses. Mon dreadé de petit ami semble aller pour le mieux. Bon ok, il est obligé de se moucher je ne sais combien de fois par minutes mais il a évité la pneumonie donc on va dire que c'est bon.

C'est finalement Tom qui fini par s'imposer au terme de cette véritable guerre des manettes. Je dois avouer que je ne suis pas peu fier. Faut dire qu'il a l'esprit de compétition mon blond. Ils éteignent la console et on tombe sur une chaine musicale. La chanson qui passe m'agresse directement les oreilles.

Lifehouse, You and me

J'attrape la boite de pizza vide, prétextant aller la jeter. La vérité c'est que cette chanson fait saigner mon c½ur. C'était sa chanson, non pire, c'était notre chanson. Une fois de plus je suis plongé dans un torrent de souvenirs douloureux. Des choses que je pensais avoir oubliées. Je revois son visage me sourire, je revois sa bouche me dire les mots les plus doux. Pourquoi mes fantômes doivent-ils sans cesse venir me hanter ?

Une main se pose sur mon épaule et je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir à qui elle appartient.

« Bill... »

« Gus', putain j'y arriverai pas ! J'arriverai pas à lui dire ! J'arrive même pas à passer à autre chose ! »

Les mains de mon ami attrapent mes épaules et me retournent pour me mettre face à lui. Son regard est sérieux mais pas agressif.

« Ce n'était pas ta faute Bill, ça fait 3 ans que je te le dis maintenant. Tu n'aurais pas pu l'empêcher de faire ça, c'était son choix ! »

« Mais... »

« Mais rien du tout. Arrête de penser à elle, et pense à lui. A lui qui t'aime et qui t'attends dans le salon. Elle est ton passé, lui c'est ton futur. Cesse de t'accrocher au premier et avance vers le second ! »

« Et s'il a peur ? S'il ne comprend pas ? »

« Il comprendra. »

« Et s'il fini comme elle ? »

« Ca n'arrivera pas. »

Mon ami vient de dire ça telle une vérité universelle. C'est sans appel. je le regarde étonné. Il à l'air tellement sûr de lui. Je fronce les sourcils. En fait non, ce n'est pas de lui dont il est sûr...

« Comment peux-tu avoir confiance en Tom à ce point ? » je demande.

« Parce que vous étiez fait pour vous rencontrer. Parce que lui aussi a souffert et surtout parce que j'ai envie d'y croire. Je ne souhaite que ton bonheur petite tête ! »

Il me pince doucement les côtes puis me fait un clin d'½il avant de sortir de la pièce, me laissant seul, debout sur le carrelage froid de ma cuisine. Je m'accoude contre le plan de travail. Gus' à sans doute raison, et je dois y croire moi aussi. Croire en Tom, croire en nous. De toute façon, si je ne lui dis pas, je ne le saurai jamais.

Je retourne dans le salon pour voir mon dreadé préféré se déhancher avec Georg sur une vieille chanson française des années 80. Il se tourne vers moi et me fais un grand sourire.

« Viens Bill, montre nous le Fred Astaire qui sommeille en toi ! » me dit-il.

Je souris et vais vers eux. Peut être que je peux juste attendre encore un petit peu.

***

Georg et Gus' viennent de partir. Il est 22h et d'autres boites de pizza trônent sur la table du salon. Je soupire en posant mains sur les hanches, mon regard balayant la pièce. Mes parents rentrent après demain, il faudra que je remette la maison en ordre avant leur retour. Sinon bonjour les problèmes. Des bras s'enroulent autour de ma taille et un menton se pose sur mon épaule alors qu'un corps se colle contre le mien. Son odeur m'enivre immédiatement. Tom.

« Je t'aiderai à ranger t'inquiètes pas ! »

« Merci. »

« Par contre, ça attendra demain, j'aimerai bien aller dormir, jsuis crevé ! »

« Pas étonnant avec le rhume que tu te payes ! »

Il rigole et dépose un baiser sur ma joue avant d'attraper ma main pour nous diriger vers les escaliers. Un coin de ma tête se dit que je me verrais bien vivre avec lui. On est vraiment un...un couple. Le mot a du mal à rentrer dans ma tête mais je dois bien me rendre à l'évidence.

Arrivée dans ma chambre, il enlève ses vêtements pendant que je vais me débarbouiller dans la salle de bain. Une vraie fille qu'il me dit, peu importe, il est bien content quand sa fille-de-petit-copain sent tout bon. J'aime prendre soin de moi et alors ?

Quelques minutes plus tard, prêt pour dormir, je m'avance sur le lit pour m'allonger à ses côtés, me blottissant tout contre son torse. Ses bras m'entourent immédiatement et je me sens plus que jamais en sécurité. Un cocon de chaleur m'enveloppe et je baille, le sommeil ne tardant pas à m'emporter, tout comme lui.

***

(Musique pour ce passage Ship of Fools)

Est-ce la réalité ou bien suis-je en train de rêver ?

Je ne sais pas. Je suis perdu.

Il fait noir et des nuages de buées sortent de ma bouche pourtant je n'ai pas froid.

Je me contente d'avancer. De la lumière ?

J'arrive devant une porte que j'ouvre sans réfléchir.

Je reconnais cet endroit. Je reconnais cette maison.

L'angoisse monte immédiatement dans ma gorge et mon ventre se serre, je sais déjà ce que je vais voir.

C'est bel et bien un rêve, ou plutôt un cauchemar. Un retour vers le passé. Vers mon passé.

Je voudrais me réveiller mais ça n'est pas possible. Les choses doivent suivre leur cours.

Je dois continuer à avancer, je dois voir ce qui m'attend. C'est mon châtiment, mon péché intime, je ne peux pas l'oublier.

Je monte les escaliers comme un automate. J'ai l'impression de ne pas être vraiment là. J'ai la sensation d'observer mon corps de haut.

Une chanson résonne contre les murs. Cette chanson. Celle qui me hante et que je ne peux plus écouter sans pleurer. Cette chanson qui pour toujours fera résonner ma culpabilité. Pire, ma responsabilité.

Je n'ai pas pu la sauver.

Mon pied se pose sur la dernière marche et j'arrive à l'étage. Tout de suite je me dirige vers la droite. Je pose ma main sur la poignée de l'une des portes du couloir. Je ne veux pas la pousser mais je n'ai pas le choix.

Le bois grince et j'arrive dans la chambre d'une jeune fille. Un ordinateur trône sur un bureau blanc alors que quelques vêtements trainent sur le lit. Je me tourne vers ma gauche, j'entends le bruit d'une douche.

L'horreur se rapproche. Je le sais.

Je pousse la porte et ne fais qu'un pas dans la pièce avant que la réalité ne s'impose à moi.

De l'eau coule sur mes chaussures. Je baisse les yeux et remarque que ce n'est pas de l'eau, car elle est rouge. Rouge, comme du sang.

Mes yeux s'écarquillent d'effroi. Je lève la tête vers la baignoire et un cri perçant passe la barrière de mes lèvres.


J'ouvre brusquement les yeux, revenant à la réalité.

« Bill ! »

Je tourne la tête et vois Tom, le regard inquiet. Mes paupières papillonnent quelques secondes. Je fini par desserrer doucement mes mains qui étaient crispées sur le drap pour ensuite me redresser en position assise. Tom passe doucement sa main sur mon visage.

« Est-ce que tu vas bien ? » me demande-t-il.

Je me contente de hocher la tête. Mon c½ur continue de battre à toute allure et j'essaye de respirer plus doucement pour le calmer.

« J'ai eu peur ! » continue-t-il. « Tu n'arrêtais pas de gémir et de te tortiller dans ton sommeil mais j'avais beau te secouer, impossible de te réveiller ! »

« Je faisais un cauchemar. »

Un cauchemar qui est en fait un souvenir plus qu'autre chose. Je n'avais pas rêvé de ça depuis si longtemps, depuis que Tom a pris une grande place dans ma vie en fait. Pourquoi est ce que ça revient maintenant ? Pourquoi faut-il qu'il y ait toujours quelque chose pour gâcher mon bonheur ? Est-ce le signe que je ne pourrais jamais avoir la conscience tranquille, ou bien celui qu'il est temps de me débarrasser de cette partie de mon histoire ?

« Bill ? » me demande Tom.

« Hum ? »

« Qui est Sarah ? »

A nouveau mon souffle se bloque. On en revient encore et toujours au même sujet. Mais à la différence de Gustav et Georg, Tom ne sait rien de tout ça. En fait, c'était sans doute le signe que le moment est venu d'avancer.




Ne me tuez pas pour avoir coupé là ! On en apprend un peu plus dans ce chapitre. Alors, vous devinez ce qui a bien pu arriver à Sarah ? Et qui elle est ?

Réponse à tout ça dans le prochain chapitre !

Je tiens a remercier encore une fois les quelques personnes qui laissent encore des commentaires, ça me fait très plaisir et ça m'encourage, vous pouvez pas imaginer ^^
Jsuis pas du genre à demander des coms, ni à dire suite dans xx(x) coms, mais c'est vrai qu'avoir l'avis des gens, c'est toujours agréable, et je pense que c'est comme celà qu'on progresse


***


Réponse aux coms, je le fais jamais mais là j'ai envie !

Manue => Ha Manue, merci de toujours être là, depuis le début ! Tu me lis partout où je poste et ptain je crois que je te remercie pas assez souvent ! Je t'aime fort Manue tu le sais ça hein *__* ? Oui l'histoire avance bien, les événements se dévoilent petit à petit, je crois que j'ai jamais pris mon temps comme ça lol ! On se dit rendez vous sur msn de toute façon ! Bisous

lange-de-son-coeur=> Merci pour les compliments ! Et merci de m'avoir fait remarqué que j'avais oublié un mot, j'ai corrigé depuis lol ! J'aime ce chapitre, et ça m'a pris du temps pour le tourner comme je le voulais, donc je suis contente si tu aimes. Pour ce qui est du rêve j'avais peur que ça semble un peu long et bizarre mais, étant donné qu'on sait depuis le début que Bill vit avec quelque chose sur la conscience, ça me semblait intéressant d'aller directement dans sa tête pour voir ce qu'il en est ! Bisous

Nila => Le tout beau, tout rose, c'est ennuyeux tu as raison lol ! Il faut un peu de bonheur mais pas tout le temps sinon ça devient niais ! Je suis contente que tu aimes mon histoire. C'est beaucoup de boulot, du gros boulot donc je suis heureuse de savoir que c'est aussi du bon boulot ^^ ! Bisous

Midian => Toi aussi tu es là depuis longtemps ! Toi aussi tu es une des personnes qui lis chaque histoire que je poste ! Je voulais juste te dire un énoooooooooormme merci !

Pour tous les autres je vous dis aussi un gros gros gros gros MERCI (l) !
Je suis désolé mais je ne peux pas répondre à vos questions, ni confirmer ou refuser vos théories sur l'identité de Sarah, sinon je vous révèle la suite de l'histoire lol !

Bisous

Fallen

# Posté le mercredi 04 mars 2009 10:42

Modifié le mercredi 11 mars 2009 11:06