Lorsque je me réveille, je ressens une chaleur étouffante autour de moi mais bizarrement, je n'ai pas du tout envie de bouger, je suis bien, tout groggy. Je soupire de contentement et bouge un petit peu pour m'installer plus confortablement. Je sens alors des bras serrés possessivement autour de mon corps.
J'ouvre un ½il et voit le visage de Tom à quelques centimètre du mien. Je tente de faire fonctionner mes neurones pour me rappeler de comment on en est arrivé là quand je me souviens de la soirée d'hier. La pluie, les larmes, le froid, nos retrouvailles aussi. Je pense qu'il est bon pour un rhume mais c'est toujours mieux qu'une pneumonie.
Je me retourne pour lui faire face et ma main monte toute seule pour aller caresser son beau visage paisible. C'est dingue comme je peux l'aimer ce type, plus que je ne m'en serais cru capable. Il est tout ce que j'ai toujours souhaité, il dit toujours ce que j'ai le plus envie d'entendre. Les serviettes qui recouvraient nos cheveux ont depuis longtemps foutu le camp et je n'ose imaginer quelle tête je dois avoir.
Mes doigts glissent le long de son menton. Je suis bien content que ça soit les vacances et que mes parents ne soient pas là, on va pouvoir rester à rien faire toute la journée. Je serais bien partant pour commander une pizza et rester à faire du gras devant la télé, genre un film débile pour ados.
Je vois ses sourcils se froncer puis ses paupières papillonnent avant de s'ouvrir doucement. Son regard est d'abord un peu paniqué, il doit sans doute se demander où il est. Dès qu'il me voit, un sourire se dessine sur ses lèvres et il plonge sa tête dans mon cou en me serrant encore plus contre lui si c'est possible.
Je suis mort de chaud, je transpire tellement la chaleur qui règne sous les couvertures est suffocante mais je ne bouge toujours pas. Je passe une main dans ses dreads et lui masse doucement le crâne. Je l'entends renifler et je rigole doucement, ouais, il n'a pas échappé au rhume !
« Bonjour, » dis-je doucement.
« 'jour, » répond-il.
Il s'enfonce un peu plus dans les couvertures, apparemment pas du tout décidé à se lever. Avec un effort surhumain, je tourne la tête pour regarder mon réveil qui indique 9h30. A cette découverte, mon ventre semble se réveiller lui aussi car il gargouille bruyamment. J'embrasse le front de Tom et tente de le repousser doucement pour pouvoir sortir du lit. Mais c'est sans compter sur l'obstination de mon petit ami qui s'accroche.
« Tom, » je soupire.
« Hummm, » grogne-t-il.
« T'es pas obligé de te lever, reste dormir encore un peu, je viendrai te réveiller plus tard. »
« Reste avec moi, » dit-il en commençant à embrasser mon cou.
Je sens mon ventre se réchauffer alors qu'il aspire doucement ma peau, wow, pas si tôt le matin. Il me pousse et m'allonge sur le matelas, je le laisse faire, à quoi bon résister de toute manière ? Son bassin s'appuie contre le mien et je peux facilement remarquer que je ne suis pas le seul à avoir les idées mal placées.
Ses mains glissent sur mes cuisses moites et je ne me demande pas ce qui se passe ni jusqu'où on va aller, je ne réfléchi pas, je suis juste trop bien. Là, dans ce lit, dans ses bras, au chaud sous les couvertures, complètement coupé du monde. J'ai eu tellement peur que ça n'arrive plus jamais. C'est presque un miracle qu'il soit à nouveau à mes côtés.
Je suis sous l'influence d'un délice total, prêt à le laisser faire absolument tout ce qu'il voudra de moi quand, il tousse brusquement contre ma pomme d'Adam. La crise est tellement forte que je le sens trembler, j'ai presque l'impression qu'il va s'étouffer. Je le repousse brusquement et soulève les couvertures pour me lever avant de les reposer sur lui qui subit toujours sa toux.
Au bout de quelques secondes, ça se calme enfin et il se met sur le dos, tout sourire en me tendant la main, alors que je suis debout devant le lit, les mains sur les hanches. Je hausse un sourcil.
« Reviens, » dit-il d'un voix plaintive.
Quel gosse celui là jvous jure.
« Non, je vais aller te chercher des médicaments ! »
« C'était qu'une petite quinte de toux, j'avais un chat dans la gorge ! » se défend-il.
Je secoue la tête.
« Une petite quinte de toux ? Tu te fous de moi ? »
Il se soulève sur ses coudes avant de s'assoir, tentant de se rapprocher de moi, entourant ma taille avec ses bras. Ho non mon cher, je te vois venir, mais je ne flancherai pas, quoi qu'il arrive.
« Allez Bill, on était bien non ? »
« Jusqu'à ce que tu manques de t'étouffer oui, »
« Rabat joie, » grommèle-t-il. « Et si c'était mes dernière heures ? »
Je lève les yeux au ciel. Mon dieu qu'il est puéril, je rêve. Florence Foresti a décidément bien raison quand elle dit que les garçons quand c'est malade ça croit que ça va mourir. Mais le coup de la pitié ça ne marchera pas avec moi Tom, désolé.
« C'est mon deuxième prénom en effet, alors maintenant... »
Je détache brusquement ses bras de ma taille et le pousse dans le lit, le couvrant avec les couvertures.
« Tu vas rester là bien gentiment jusqu'à ce que je revienne avec le petit déjeuner et tes médicaments ! »
Mon ton n'admet aucune objection. Il grogne quelque chose que je décide de ne pas entendre et il croise les bras sur son torse. J'enfile un pantalon et un tee shirt avant de me rendre dans la cuisine. C'est dans des moments comme ça qu'on regrette que sa mère ne soit pas là. Ça marche comment une cafetière déjà ?
Alors heu...si je me souviens bien, faut mettre le philtre, ensuite le café, mettre de l'eau et attendre. De toute façon, si ça ne marche pas, je saurai que je me suis planté quelque part ! Hum, il a un rhume dons un grand verre de jus d'orange ça ne peut pas lui faire de mal ! Je mets deux tartines à griller, le tout en sifflotant.
Je vais ensuite fouiller dans le placard sous l'évier, celui où il y a la boite de médicaments. Quel bordel là dedans ! Bon, jsuis censé prendre quoi moi ? Je sors une boite, contre les règles douloureuses, je grimace, non, ce n'est pas ça et pour l'amour du ciel maman planque tes trucs de filles ! Dolirhume, parfait, c'est exactement ce qu'il me fallait !
Je sors mes tartines grillées, y mets du beurre et de la confiture de fraise. J'en remets deux autres. Le café est prêt, juste à temps. Je le verse dans deux tasses, je mets deux sucres dans chaque. Je sors un plateau, pose les deux tasses dessus, le verre de jus d'orange et attends que les autres tartines soient prêtes.
Je m'appuie contre le plan de travail et je soupire. On dirait que tout va bien aller finalement. J'ai un sourire complètement débile sur le visage, je dois avoir l'air d'un crétin fini mais je m'en fiche. Je suis heureux. Pour la première fois depuis des années, je suis heureux.
Je sursaute quand le grille-pain relâche mes deux autres tartines. Je m'empresse de les recouvrir de beurre et de confiture et les pose à leur tour sur le plateau. Je m'en empare et me dirige vers ma chambre. Je me félicite mentalement de ne pas avoir fermé la porte, comme ça j'ai juste à la pousser pour l'ouvrir.
Tom se redresse aussitôt dans le lit, m'arrachant un sourire. Il est trop mignon comme ça. Enfoncé dans les couvertures, un air débraillé sur le visage et ses dreads en désordre. Je contourne le lit et pose le plateau sur ma table de chevet.
Ce n'est que quand je tourne la tête vers lui et que je vois le haut de ses fesses que je me rappelle qu'il est nu. Tom est nu, dans mon lit. Y'a de quoi fantasmer non ? Je rougis furieusement. Il semble le voir car il a un petit sourire en coin, abaissant un peu plus les couvertures pour que j'en voie plus.
Je secoue la tête. Ce n'est pas le moment de penser à ça. Il est malade. On verra ça plus tard, quand il ira mieux. On a tout notre temps maintenant pas vrai ? Je lui tends le verre de jus d'orange et les deux Dolirhume. Son sourire s'efface et sa bouche fait une moue boudeuse. Je me contente de lui sourire.
« Avale ça, ça t'aidera à aller mieux, » lui dis-je.
Il obéit et vide ensuite son verre d'une traite. Je me saisis du plateau et le pose prudemment sur le lit. Ses yeux s'illuminent à la vue de la nourriture, j'en conclue que monsieur aussi avait faim. Il s'empresse de prendre une tartine et mords dedans comme si ça vie en dépendait.
Moi j'attrape ma tasse de café et bois en le regardant, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Il y a quelques jours encore, cette scène aurait été impossible car je l'avais dégagé violemment de ma vie, en pensant que c'était mieux pour lui et pour moi. Au final ça ne nous a fait que du mal.
Je ne sais pas encore si ça va durer, je suis bien trop jeune pour savoir ce que je veux pour toujours. La seule que je sais, c'est que je veux être auprès de lui, là, maintenant, tout de suite, car il me rend heureux. Et il semblerait que je le rende heureux également.
Il ne nous faut pas longtemps pour manger tout ce que j'avais préparé. Je pose le plateau par terre me retourne vers Tom qui a le regard brillant. Me demandez pas pourquoi, mais je suis sûr qu'il a une idée derrière la tête. Il s'approche de moi en rampant, les couvertures glissant sur ses hanches, dévoilant son corps doré, attirant, et toujours nu. Alerte rouge !
Je tremble en le voyant venir s'installer sur mes genoux alors que je suis appuyé contre la tête du lit. Ses bras passent autour de mon cou et sa bouche s'approche de la mienne. Je détourne mon visage juste avant que ses lèvres ne se posent sur les miennes. Il grogne et fronce les sourcils.
« Embrasse-moi, » dit-il.
Je secoue négativement la tête.
« Pourquoi ? » demande-t-il d'une voix plaintive.
« Tu es malade, et moi je n'ai pas envie de l'être ! »
« Tu es dur, » fait-il dans un gémissement déçu.
Il presse ses hanches contre les miennes et un sourire s'étire sur ses lèvres.
« Ho ouais, tu es vraiment dur, » dit-il malicieusement.
Merde, il l'a senti. Je rougis comme jamais. Oui, je bande, et alors ? Comment ne pas être excité par un corps pareil hein ? C'est pas ma faute, c'est plus fort que moi ! Ferme fortement les yeux, réfléchissant à toute allure. Il est peut être temps de pousser un peu plus notre relation. Il est peut être temps de lui prouver à quel point, je l'aime. Mes mains agrippent ses hanches et je le plaque violemment contre le matelas. Ses yeux sont écarquillés.
« Bill ? »
Je donne un petit coup de bassin avant de pencher en avant pour lui murmure à l'oreille.
« Je ne peux peut être pas t'embrasser sur la bouche, mais je peux toujours le faire ailleurs. »
Il gémit alors que son bassin pousse vers le haut pour rencontrer le mien de façon plus appuyée. Je suis sur que je dois être plus rouge que rouge en cet instant mais je suis sûr aussi qu'il n'est pas vraiment en état de le remarquer. Je ne sais même pas pourquoi je veux faire ça, je sais juste que je veux le faire.
J'aspire doucement la peau de son cou pour y laisser une marque. Nous savons tous les deux qu'il m'appartient déjà, mais je veux le voir physiquement. Il penche sa tête sur le côté pour me laisser plus de place mais je glisse sur son corps pour atteindre son torse que je couvre de baisers.
Je ne me savais pas aussi entreprenant, mais avec lui tout à l'air si facile. C'est comme si ma marge d'erreur était infini. Je sais qu'il ne me jugera pas. Je sais qu'il saura apprécier ce que je suis capable de lui donner, pour l'instant. Ma mangue s'égare sur ses abdos que j'adore. Il en a alors qu'il ne fait même pas de sport, ça en éc½urerait plus d'un.
Sa peau est douce et chaude, j'aime l'embrasser. Dans un coin de ma tête je commence à me dire qu'il se pourrait que je ne m'en lasse jamais. J'arrive doucement mais sûrement à ses hanches. La peau se fait plus fine, plus sensible aussi.
« Bill, » couine-t-il alors que j'embrasse la peau juste à la jointure entre sa cuisse et son bas ventre.
Il pousse son bassin vers le haut. Lui aussi a décidé d'être entreprenant ce matin on dirait. Je n'ai pas la moindre idée de ce que je suis sensé faire, ni même de comment je dois le faire. Mes mains glissent sur l'intérieur de ses cuisses pour les écarter encore plus, il se laisse faire.
Une sensation de pouvoir s'empare de moi. En cet instant précis, c'est moi qui ai le contrôle. Le contrôle sur son plaisir. Je pourrais très bien décider de tout arrêter et le laisser frustré, mais je ne le veux pas. Je m'installe plus confortablement entre ses jambes, m'allongeant sur le ventre sur le matelas.
Je prends une grande inspiration avant de me pencher en avant. Ma langue va dessiner une ligne le long de son sexe et je le sens trembler. Je recommence de manière plus appuyée, pour me familiariser. Quand je vais sucer le bout, appuyant mon piercing sur la fente, l'une des jambes de Tom a un soubresaut, manquant de me pousser du lit. Je me relève.
« Ca va ? » je demande, pas très sûr de moi, j'ai peut être fait une connerie...
« Bill, recommence, je t'en prie recommence, » répond-il immédiatement.
Apparemment pas. Son regard est un peu fou, ses pupilles dilatées et sa voix suppliante. Mon orgueil se gonfle d'un seul coup. Je suis plein de fierté et de confiance. Je recommence mon geste tout en maintenant les hanches de Tom avec mes mains.
Ses doigts plongent dans mes cheveux et tirent un peu dessus mais ça m'est égal. Je me demande depuis combien de temps il n'a rien fait pour être excité comme ça. Si ça remonte à la dernière fois où lui et moi on a...enfin vous voyez quoi, je comprends qu'il ait besoin de ce soulagement.
« Bon dieu, tellement bon...tellement bon putain, » marmonne-t-il alors que sa tête remue de droit à gauche.
Ma bouche descend puis remonte le long de son sexe à un rythme de plus en plus saccadé. Je me sens plus à l'aise. Quelque soit ce que je fasse ou la manière dont je le fasse, Tom tremble et gémit sous moi. Le voir comme ça, le dos cambré, les yeux douloureusement fermé et se mordant la lèvre inférieure, c'est l'une des choses les plus jouissives du monde. Du moins, pour moi.
Je descends brutalement ma bouche, avalant tout son sexe et aspire, creusant mes joues. Les hanches de Tom partent vers le haut, et sa tête part en arrière alors que sa bouche s'ouvre en grand. Je me retire juste à temps pour le voir jouir sous mes yeux. Son corps pris de spasmes, ses mains s'agrippant aux draps à défaut de mes cheveux.
Quelques secondes plus tard, alors que son dos retouche enfin le matelas, il ouvre les yeux et me regarde. Sa poitrine se soulève et s'abaisse rapidement, je suis des yeux une goutte de sueur qui coule le long de son torse et me mords la lèvre. Il est si beau, et je suis toujours si douloureusement excité.
Il saisit mon bras et me tire vers lui. Sa bouche s'empare de mon cou alors qu'une de ses mains se faufile rapidement vers mon bas ventre. Ma tête se vide alors que ses doigts plongent dans mon pantalon et s'enroulent autour de mon sexe. Je soupire de soulagement avant de gémir.
Sa main me caresse vivement, pressant juste ce qu'il faut, son pouce venant parfois faire des ronds sur mon gland. Je ne peux m'empêcher de donner des coups de bassins pour accompagner ses mouvements. J'enfonce ma tête dans l'oreiller le mords fort pour ne pas hurler mon plaisir.
« Tom, Tom ! »
Il aspire plus vivement la peau de mon cou, me procurant un frisson de plaisir tout le long de ma colonne vertébrale. Puis sa main serre plus franchement mon sexe. Une dernière caresse et je me répands entre ses doigts, mes dents se plantant dans l'oreille pour étouffer mon cri. Jamais une simple branlette ne m'avais fait un tel effet.
Je tente de retrouver une respiration normale. Inspirant profondément son odeur qui m'enivre. Mes deux mains plongent dans ses dreads alors que les siennes glissent sur mon dos pour y dessiner de petits cercles. Quand je me redresse, que je vois son regard rempli de tous les plus beaux sentiments du monde, je comprends. C'est parce que c'est Tom.
Je pose malgré moi mes lèvres sur les siennes et il répond immédiatement à mon baiser. Quand on se sépare, il hausse un sourcil.
« Je croyais que tu ne voulais pas être malade ? » dit-il malicieusement.
« Je ne t'ai pas embrassé depuis trop longtemps, on a du retard à rattraper alors tant pis si je suis malade ! »
Il se contente de rigoler et me serre contre lui. Je crois qu'on n'est pas prêt de sortir du lit ! En même temps, on a créé un petit cocon de chaleur et de bonheur là-dessous, et je n'ai pas la moindre envie de bouger. Il doit penser comme moi car il repose les couvertures sur nous. Je me cale un peu plus contre son corps en soupirant. Une grasse mâtinée n'a jamais fait de mal à personne.
Un chapitre plus long pour me faire pardonner du retard que je prends sur cette fic
Je sais que j'ai commencé beaucoup de choses et que je ne peux m'en prendre qu'à moi même pour tout le retard que j'accumule un peu partout mais je jure de faire mon maximum !!!
J'essaye d'être partout à la fois et c'est pas toujours facile. Néanmoins, je fini toujours par poster, même si ça prend parfois un peu de temps ;)
Bisous
Fallen