Chapitre 15

Chapitre 15
Mon esprit tourne à toute allure. Je ne sais vraiment pas quoi faire. Ses lèvres sont tellement douces et tendres contre les miennes, c'est si agréable de l'avoir contre moi. Il me transmet toute la passion qu'il y a en lui. Mon corps voudrait continuer mais ma tête me hurle d'arrêter avant que ça n'aille vraiment trop loin.

Je ne voudrais pas lui promettre quelque chose et lui enlever au dernier moment, ça serait vraiment trop cruel de ma part. Je sens qu'il veut plus mais je ne suis pas encore prêt à lui donner. Bien sur que j'en ai envie moi aussi, je ne suis pas fait de bois. Mais, à l'heure actuelle, la peur prend encore le dessus sur le désir.

Ses mains passent alors sous mon corps, s'agrippant à mes fesses et soulevant légèrement mon corps pour le coller encore plus contre le sien. Nom de dieu, je sens très bien à quel point il est excité, je ne dois pas être mieux. Je sépare comme je le peux nos bouches pour reprendre mon souffle et tenter de dire quelque chose.

« Tom... »

On dirait qu'il ne m'écoute pas, mais alors pas du tout. Sa bouche vient tout juste de trouver une nouvelle cible, mon cou. Il aspire doucement ma peau et ça me donne des frissons. Mes mains vont saisir ses épaules, j'enfonce mes ongles dedans et je le repousse doucement, pour ne pas qu'il croit que je n'aime pas alors que c'est tout le contraire. Je ne veux pas qu'il se sente rejeté.

« Tom...stop...s'il te plaît... »

Sa langue arrête alors de lécher le lobe de mon oreille et il ouvre les yeux avant de se redresser brutalement, comme s'il venait d'être frappé. Il s'agenouille entre mes jambes et me regarde. Ses pupilles sont dilatées et ses joues rougies, j'imagine que je dois être dans le même état. Qu'est ce qu'il peut être beau comme ça.

D'un seul coup, je culpabilise d'avoir tout arrêté. Je me mords la lèvre en baissant les yeux, je n'ose pas le regarder en face. Pardonne moi Tom, pardonne moi d'avoir peur. Mais tout ça est tellement nouveau pour moi. C'est d'autant plus difficile car tu es un garçon, tout comme moi. Ca rend les choses encore plus spéciales.

« Je suis désolé... » je lui dis en réajustant un peu mon tee shirt.

Il passe sa main sur ma joue et me sourit doucement.

« Non, c'est moi qui suis désolé. Je ne suis pas un animal, je devrais être capable de me...contenir. »

Je lui rends son sourire et caresse le bleu qu'il a sous l'½il. Je redescends le long de son nez pour finir sur ses lèvres roses et charnues. Elles sont tellement attirantes pour moi, comme tout le reste de son corps d'ailleurs. Il embrasse mes doigts avant de saisir ma main avec la sienne et d'emmêler nos doigts.

« Ne crois pas que j'en ai pas envie Tom...c'est juste que... »

« C'est nouveau ? »

Je hoche la tête.

« Oui. »

« Rassures toi, j'ai bien sentis que tu avais envie, » fit-il avec un sourire malicieux.

Je me râcle la gorge et détourne les yeux. Je l'entends rigoler avant qu'il ne recommence à parler.

« Mais tu as raison, ça fait à peine quelques jours qu'on est ensemble, ne brûlons pas les étapes. »

Mais on se connaît depuis plusieurs semaines, c'est pas comme si on était des étrangers. Je me mords la lèvre. Je me sens quand même insatisfait et surtout je me sens mal pour lui, c'est la deuxième fois que je lui fais ce coup là. Je relève la tête et plante mes yeux dans les siens.

« J'aimerai faire quelque chose pour toi Tom. »

« Faire quelque chose pour moi ? » répète-t-il en haussant les sourcils.

« Oui, pas quelque chose de trop...sexuel mais, un premier pas, une manière de s'apprivoiser, enfin tu vois ? »

« Hum...je vois... »

Il réfléchit quelques seconds avant qu'un grand sourire ne vienne illuminer son visage.

« Ca te dirait de prendre un bain ? »

Je fronces les sourcils.

« On s'est déjà lavé aujourd'hui non ? »

Il soupire et me regarde d'un air blasé.

« Bill, » dit-il en levant les yeux au ciel.

« Quoi ? »

« On s'est douché chacun de notre côté, là je te parle d'un bain ensemble. Toi et moi dans une baignoire avec de l'eau chaude et plein de mousse. Tu comprends où je veux en venir ? »

« Ha... »

Je rougit à nouveau comme une écolière. Je visualise quelques secondes la chose et me sens gêné. Je vais voir Tom nu et lui aussi il va me voir nu. Est ce que c'est vraiment une bonne idée ?

« Ca ne va pas être trop...tentant ? »

Il hausse les épaules.

« Je sais me contrôler. »

« Alors d'accord. »

On se relève et il prend ma main pour m'emmener jusqu'à la salle de bain. Pendant que je le suis, mon esprit tente d'imaginer à quoi son corps entièrement nu peut bien ressembler. J'ai déjà vu son torse en court de sport et je n'avais pas été déçu, vraiment pas. Je suppose que le reste doit être du même accabi.

On rentre dans la pièce et je m'avance vers la baignoire pour commencer à faire couler l'eau dans la baignoire. Je regarde les flacons tout autour et demande.

« Fraise ou pêche ? »

« Quoi ? »

« Pour le bain moussant, fraise ou pêche ? »

Il sourit et s'avance vers moi.

« Pêche, elle me fait penser à toi. »

Je fronce les sourcils. Je ressemble à une pêche ?

« C'est à dire ? »

Son sourire s'agrandi et il vient murmure à mon oreille.

« Et bien, elle à la peau douce et elle est à croquer, tout comme toi. »

Il se détache alors de moi et se dirige vers la sortie.

« Où tu vas ? »

« J'ai une idée, je reviens ! Bouge pas ! »

Il passe la porte et revient deux secondes plus tard pour ajouter.

« Et interdiction de rentrer dans la baignoire en mon absence ! » fait-il avec un clin d'½il.

Merde. Je dois avouer qu'en effet, j'y avais pensé. Mais en même temps, ce bain est supposé me décomplexer, si je peux dire. Me glisser en douce dans l'eau n'aurait aucun sens. Je regarde la baignoire se remplir doucement, les bulles font leur apparition et une agréable odeur de pêche rempli peu à peu la pièce.

Tom fait son apparition. Il porte dans ses mains un plateau sur lequel repose deux verres de coca. Il me sourit.

« C'est pas du champagne mais on va dire que ça fait l'affaire. »

Ce mec est définitivement trop adorable.

« Tom, si tu n'étais pas déjà mon petit ami, je te demanderais de sortir avec moi sur le champ ! »

Bordel ! Qu'est ce que je viens de dire ? Je le regarde, il a les yeux grands ouverts et j'ai envie de me baffer pour pas avoir pu tenir ma langue.

« Désolé, ça te dérange que je t'appelle comme ça ? »

Je baisse la tête, je suis trop con c'est à pleurer. Une main vient se saisir de mon menton et remonte ma tête. Je rencontre le visage souriant de Tom, ses yeux pétillent de bonheur. Je n'ai peut être pas fait une boulette après tout. Il m'embrasse doucement sur les lèvres et colle son front contre le mien.

« Non, ça me plaît, beaucoup. »

Je souris et frotte mon nez contre le sien. Tom dépose un baiser dessus puis va chercher son plateau pour le poser sur le rebord de la baignoire. De mon côté, j'arrête l'eau car la baignoire est pleine. Je suis dos à lui et j'hésite à me retourner. Il est temps de se jeter à l'eau sans mauvais jeu de mot.

Je lui fais enfin face et son regard est intense. Il fait un pas vers moi, mettant nos corps à quelques centimètres l'un de l'autre. Ma respiration s'accélère alors que ses mains se saisissent du bas de mon tee shirt et le relève lentement. Je lève les bras pour qu'il puisse me le retirer.

Le torse, ça va. Pas de problème particulier, je suis allé à la piscine plus d'une fois et je me suis changé dans les vestiaires du lycée. Ce n'est pas une partie du corps qui est souvent cachée, on en voit partout. Bizaremment, je ne me sens pas exposé. Il fait bon dans la pièce et je me sens bien avec lui. Je sais qu'il ne me jugera pas.

Je lève les mains à mon tour et lui retire sa casquette puis son bandeau pour libérer ses dreads qui retombent sur ses épaules. J'adore le voir comme ça, ça lui va vraiment bien. Il soulève de lui-même les bras. Je comprends le message et lui ôte son tee shirt.

J'ai une bouffée de chaleur à la vue de son torse si bien fait. Je ne peux m'empêcher d'en redessiner les contours du bouts des doigts. Sa peau est douce, ferme et matte, c'est un vrai bonheur de pouvoir ne serait-ce que l'effleurer. Je vois sa poitrine se couvrir de chaire de poule et j'arrête à contre c½ur.

Ses doigts se faufilent jusqu'à ma ceinture et le débouclent lentement. Je me raidis malgré moi. J'ai un putain de frisson quand son pouce et son index défont les boutons de ma braguette. Mais je garde les bras le long du corps et le laisse faire. Faites qu'il aime ce qu'il va voir.

« J'ai l'impression que c'est noël, » dit-il alors que mon patanlon touche le sol.

Je souris puis il se saisit doucement de mes mains pour les poser sur sa propre ceinture. Je respire un grand coup et défait son jean trop large. Le vêtement aterri rapidement par terre. On est tous les deux en caleçons, face à face. On se découvre petit à petit. On a tout le temps devant nous.

Je trouve ça bien qu'on se déshabille l'un l'autre plutôt que chacun le fasse de son côté. On est en train de partager notre premier moment intime. J'avoue que je ne pense même plus à rougir. Je suis perdu dans ce moment avec lui. En cet instant, mon monde se réduit à Tom et à cette pièce.

Mais ses mains qui se posent sur mes hanches me ramènent à la réalité. Je pose également mes mains sur ses hanches. On descend nos sous vêtements en même temps. J'ose le regarder. Etrangement, je n'ai pas honte. Je le trouve tellement beau. Il est presque parfait.

Son pouce effleure doucement mon tatouage en forme d'étoile à l'aine et il sourit malicieusement.

« Tu m'avais caché ça, » dit-il en caressant plus franchement ma peau encrée.

Je me conte d'hausser les épaules.

« Il y a pleins de choses que tu ignores sur moi. »

« Et je compte bien les découvrir. »

Il passe alors un bras autour de mes épaules tandis que l'autre va derrière mes genoux puis il me soulève comme une princesse. Il avance lentement vers la baignoire et me dépose dans le bain. Il me rejoint quelques secondes plus tard, se calant dans mon dos.

Je prends appuie sur son torse et soupire de bonheur. Ce bain était une idée vraiment géniale. Il me tends alors un verre que je prends avec plaisir. Je bois mon coca et ses bras passent autour de ma taille. Il dépose un baiser dans mon cou et pose sa tête sur mon épaule.

« Tu es bien ? » me demande-t-il.

« Oui, très bien. »

Je crois que, franchement, être nu contre lui, entouré de ses bras, c'est une chose à laquelle je pourrais bien m'habituer, très rapidement même.


Voilà enfin le chapitre 15 ^^

Je vous annonce aussi que, d'ici peu, je vais créer un nouveau blog d'OS. Mais attention, il sera un peu spécial. Vous comprendrez pourquoi !!! Je peux déjà vous dire que, ce qu'il y aura dessus n'a jamais été lu !!!

Bisous !!!

# Posté le dimanche 29 juin 2008 16:57

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 14:18

Chapitre 16

Chapitre 16
Ça fait maintenant presque un mois que Tom et moi sortons ensemble officieusement. Je dis bien officieusement car en fait, en dehors de mon père qui a quelques doutes, personne n'est au courant, pas même ceux que j'appelle mes « meilleurs amis ». Sommes-nous vraiment un couple ? Je ne sais pas trop en fait.

Je n'ai pas honte d'être avec lui, il me surprend un peu plus tous les jours et je me sens bien à ses côtés. Peu importe que ça soit un homme, ça m'est égal. Mais comment faire comprendre à tout un lycée que les deux ennemis jurés ont fait bien plus que fraterniser ?

Aujourd'hui j'ai rendez vous avec Georg et Gustav pour aller répéter en vue de notre prochain concert, Tom seras là aussi bien évidemment et nous avons décidé d'un commun accord de les mettre au courant avant les autres. De leur réaction dépendra notre décision quant à annoncer cette nouvelle au reste du lycée.

Je m'observe sous toutes les coutures devant ma glace et fini par soupirer en regardant de plus près mon visage. Il y a trois jours je me suis fait enlever les quatre dents de sagesse, sous anesthésie locale. Les gens on eu beau me traiter de fou en me disant : Anesthésie locale O_o ? Tu es malade ! Etc. Je ne regrette pas ma décision.

Je préférais encore être réveillé et avoir l'impression de voir ce qu'ils étaient en train de faire. Je me revois avec ma musique sur les oreilles, la bouche grande ouverte sur le fauteuil. Tout s'est super bien passé, le médecin était vrai un pro dans ce domaine mais, ce matin c'est le drame (Monique est un homme XD), j'ai gonflé !

Enfin, disons plutôt que le bas de mes joues a gonflé, il y a aussi de petits bleus que mon meilleur fond de teint n'a pas réussi a effacer. Il paraît que c'est normal et plus ou moins prononcé selon les gens mais...Je ressemble à un putain de hamster ! Imaginez le contraste, je suis grand et mince, alors que mon visage est tout bouffi.

C'est trop affreux, je voudrais que Tom ne me voit pas comme ça mais je ne peux pas le lâcher aujourd'hui sinon il aurait l'impression que je me dégonfle vis-à-vis de mes amis. On s'est promit de leur dire ensemble et on va le faire. De toute façon, je ne me sens pas capable de leur dire tout seul.

D'ailleurs, je me demande encore comment on va bien pouvoir leur annoncer ça. J'ai vite rejeté l'idée d'embrasser fougueusement Tom sous leurs yeux et d'attendre leur réaction. Connaissant mes amis, c'est risqué. Gustav pourrait tomber dans les pommes et Georg saigner du nez tout en fantasmant, en gros pervers qu'il est !

Je pense qu'au final, il n'y a pas vraiment de solution miracle. Ils le prendront comme ils doivent le prendre, que ça soit bien ou mal. La façon de leur dire ne changera strictement rien à leur réaction. De toute façon, il vaut peut être mieux ne pas trop les provoquer.

Une partie de moi m'assure que se sont mes amis et qu'ils ne me jugeront jamais, surtout pas sur ce genre de choses. Ce que je fais de ma vie privée ne regarde que moi. Mais une autre partie craint qu'en pures hétéros qu'ils sont, ils me rejettent et me montrent du doigt.

La dernière chose que je souhaite c'est qu'ils me voient différemment. Après tout, ma sexualité n'affecte en rien ce que je suis au plus profond de moi. Ca ne me définie pas en tant que personne. Ce n'est qu'une toute petite part de moi. Je ne vais pas changer d'un seul coup, tout ça parce que je suis avec un garçon.

Je soupire une fois de plus mais n'ai pas le temps de plus réfléchir à tout ça car ma mère m'appelle d'en bas.

« Bill ! Tom est arrivé ! »

Ha oui, autre détail, pour ma mère, Tom et moi sommes les meilleurs amis du monde. Des frères quoi...La pauvre, si elle savait...Quoi que, vu comment elle aime Tom, je me dis qu'elle serait sans doute contente. Je flippe à l'idée qu'elle veuille l'adopter, si on devient vraiment frères, bonjour la catastrophe !

Je dévale les escaliers à toute allure et me dirige vers le plus beau blond à dreads que je connaisse. Bon, je connais que lui comme blond à dreads mais vous avez compris où je veux en venir je pense ! J'aimerai pouvoir lui sauter dessus et l'embrasser mais ce n'est pas vraiment possible avec ma mère juste à côté.

Je me contente d'aller vers lui et de lui sourire. Il hoche la tête et je vois ses lèvres s'orner d'un sourire discret et mutin, ce petit sourire en coin que j'adore et qui lui donne l'air du grand séducteur qu'il n'est pas ! C'est une des choses que j'aime le plus chez lui, le paradoxe entre ce qu'il montre et ce qu'il est.

Je me débrouille pour qu'on parte vite avant que ma mère ne lui propose un café, une part de gâteau et qu'ils se mettent à papoter ! Je tire discrètement sur la manche de la veste blanche de Tom qui comprend où je veux en venir. Je crois que lui aussi a bien envie de partir.

« Excusez nous madame mais nous devons y aller, les autres nous attendent ! » Dit-il très poliment.

Vu d'où je suis, son sourire est vraiment hypocrite à souhait, s'en est presque choquant ! Néanmoins ma mère ne semble pas remarquer quoi que ce soit, elle est sur son petit nuage quand elle voit Tom. Elle sourit elle aussi de toutes ses dents et agitent ses mains devant son visage en secouant la tête.

« Je comprends, bonne répétition les garçons ! »

J'attrape mes clefs qui traînent sur la table de l'entrée et je les mets dans ma poche avant de claquer la porte. Je regarde Tom quelques secondes puis lui fait un sourire avant de tirer la langue.

« Attrape-moi si tu peux ! » Dis-je avant de commencer à courir.

« Tu vas voir ! » Répond-il.

S'en suis alors une course poursuite, enfin...si on peut dire qu'un Tom tenant son pantalon entre ses mains et marchant comme un pingouin derrière moi on peut appeler ça une course poursuite ! Je finis par avoir pitié de lui et m'arrête de moi-même pour l'attendre au coin de la rue où se trouve notre lieu de répétition. J'ai bien envie de le provoquer.

« Alors on tient pas la cadence ? »

Il grogne.

« Mets mon fut et on va voir si tu fais mieux ! »

Alors là je jubile, il me tend vraiment la perche. Ca faisait trop longtemps que je ne m'étais pas moqué de son style vestimentaire !

« Faut dire que si tu nageais pas dedans tu pourrais sans doute courir normalement ! Faudrait que je te prête un des miens un jour. »

« Et que je meurs étouffé ? Non merci ! »

Je grimace. Ok, un partout. Bein chacun son style comme on dit hein. C'est comme les goûts et les couleurs, ça ne s'explique pas. Je le vois alors lâcher son pantalon et remettre en place un sourire malicieux sur son visage. Je le regarde méfiant alors qu'il s'approche de moi. Il m'agrippe par la taille et colle nos corps l'un contre l'autre.

« Je peux te dire bonjour convenablement maintenant ? » murmure-t-il tout contre mes lèvres.

Rien que le son de sa voix me fait frissonner. Il y a des moments, comme maintenant, où elle est grave, rauque et terriblement excitante. Mes doigts s'enfoncent dans ses épaules alors qu'il me fixe. Je suis totalement incapable de lui répondre quelque chose de cohérent alors je hoche la tête et il m'embrasse doucement pour ne pas me faire de mal.

A cause de ma récente opération, je ne peux pas trop ouvrir la bouche donc roulage de pelle interdit (mdr en écrivant ça !!!) ! Mais ça ne m'ennui pas, il n'y a rien que j'aime plus que nos lèvres qui s'effleurent doucement. Nos bouches qui se cherchent et se trouvent à l'infini, c'est ça, mes baisers favoris. De plus, je dois avouer que Tom est passé maitre dans cet art, ce qui rend la chose d'autant plus agréable !

« J'adore ça, » chuchote-t-il en mettant fin à notre échange.

C'est à croire qu'il lit dans mes pensées ou alors on est tellement fusionnel qu'on ressent les mêmes choses. Il frotte tout doucement sa joue contre la mienne et plonge sa tête dans mon cou. Ses lèvres déposent un baiser au creux de mon épaule et moi je caresse lentement son dos, le tout durant de longues et délicieuses minutes ! Ça c'est du câlin !

Je suis si bien là dans ses bras. Je suis plus grand que lui mais c'est lui qui me protège. Je passe mes bras autour de son cou et vais déposer un rapide baiser sur ses lèvres. Je le vois sourire et, avant même qu'il n'ai parlé, je sais déjà ce qu'il va me demander.

« Encore, » dit-il en fermant les yeux.

Je m'empresse d'accéder à sa requête en souriant, il est trop mignon comme ça, ça me fait fondre. Je donne un coup de langue taquin sur son piercing et je vois son regard se faire plus intense. Depuis quelques temps, j'ai remarqué l'effet que je peux avoir sur lui et j'aime ça.

Je prends de plus en plus confiance en moi et commence à jouer un peu avec lui, je le teste et je le frustre, j'ai envie de voir jusqu'à quel point il peut tenir. Je sais bien qu'au bout d'un moment il faudra arrêter de jouer et passer aux choses sérieuses mais je suis prêt. Pas forcément à aller jusqu'au bout mais si ses mains veulent devenir plus que baladeuses, elles seront les bienvenues.

« Mais, qu'est ce que vous faites ? »

Je me retourne brusquement et voit Gustav ainsi que Georg juste derrière nous, les yeux grands ouverts, apparemment choqués. Pris en flagrant délit. Sur ce coup là, impossible de nier, autant éviter les mensonges bancals. Je jette un coup d'½il à Tom qui n'a pas retiré ses mains de ma taille. Je sens ses doigts faire pression contre ma peau comme pour me faire comprendre que je ne dois pas me dégonfler.

« Ecoutez les gars, »

J'essaye de parler mais je ne sais pas trop quoi dire. Il y a-t-il vraiment quelque chose à dire ? Je ne peux confirmer ce qu'ils savent déjà.

« Vous êtes ensemble ? » demande Gustav.

« Oui. »

La réponse de Tom est nette et franche. Il dit ça sans sourciller et je le trouve plus beau que jamais comme ça. Certains diraient qu'il peut paraître supérieur et hautain, moi je dirais que mon mec a trop la classe ! Malgré tout, la léthargie de mes amis m'inquiète un peu.

« Depuis combien de temps ? » ajoute Georg.

« Un mois, » dis-je en me saisissant d'une des mains de Tom pour la serrer fort.

« Est-ce que ça vous choque ? »

Ils nous regardent quelques instants, cherchant sans doute une trace de malice dans nos yeux mais non, nous sommes ce qu'il y a de plus sérieux. Ils finissent par sourire et se tapent dans la main avant d'éclater de rire. Tom et moi restons interdits devant leur comportement. Ils se calment au bout de quelques secondes et s'approchent de nous.

« On s'en doutait un peu en fait, » avoue Georg.

« Mais on attendait de voir si vous alliez nous le dire, on ne savait pas trop comment aborder ça, » conclue Gustav.

« C'est si évident que ça ? » je demande en fronçant les sourcils.

« Franchement, parfois on avait l'impression d'être de trop dans la pièce ! » s'exclame Georg en souriant.

Je plonge alors mon visage dans mes mains tellement j'ai honte pendant que mes amis ricanent. Je ne pensais pas que tout ça était aussi voyant. Je sens la main de Tom faire une légère pression sur la mienne et je le regarde. Il me sourit doucement avant de regarder les deux autres.

« Les sentiments puissants sont souvent difficiles à cacher, » dit-il en emmêlant nos doigts.

Les deux autres hochent la tête et Gustav s'approche de moi pour poser sa main sur mon épaule.

« Peu importe si la personne que tu choisi est un garçon ou une fille, le plus important c'est que tu sois heureux, » dit-il en me regardant dans les yeux.

« Vraiment ? »

Ma voix est basse et fébrile, tout ça paraît trop beau pour être vrai ! Gustav hoche la tête.

« Vraiment, et je sais que Georg pense comme moi. »

Georg hoche la tête à son tour et s'approche pour donner un petit coup de poing dans l'épaule de Tom qui rigole.

« Joli coup le nouveau, toi on peut dire que tu fais pas les choses à moitié ! »

« J'ai un but dans la vie, je veux faire des envieux, » fait Tom en tirant la langue.

Je souris à Gustav puis regarde la scène de loin, comme un simple spectateur, un sourire idiot accroché aux lèvres. Je suis heureux, vraiment heureux. Tout se passe merveilleusement bien. Mes amis m'acceptent tel que je suis. Il y a vraiment des jours comme ça où on trouve que la vie est belle.

J'observe Tom qui tente de se délivrer de l'emprise de Georg qui n'arrête pas de l'embêter. Je vois son visage s'illuminer alors qu'il sourit. Ses fossettes qui se dessinent sur ses joues, ses yeux qui se plissent et qui brillent. Il est tellement beau comme ça. Il dort chez moi ce soir, et je compte bien faire avancer les choses, il est temps.



Et non, vous ne rêvez pas, voici enfin la suite XD !!!

J'ai réussi à trouver l'inspiration hier soir et à relancer l'histoire dans ma tête si je peux dire !!!

Je m'excuse encore une fois pour l'attente (notez que je ne dis pas retard car j'avais pas donné de date précise XD !!!) mais, comme certaines l'ont dit, j'ai une vie à côté. Une vie plustôt mouvementée en ce moment d'ailleurs -__-' !!!

J'espère que cette suite vous plaira !!! J'attends vos avis avec impatience *big smile*

Et je le répète, pour être prévenu, il faut le dire ICI !!!

Bisous !!!

# Posté le jeudi 07 août 2008 08:12

Modifié le dimanche 24 août 2008 08:52

Chapitre 17

Chapitre 17
L'après midi s'écoule rapidement entre répétitions, fous rires, discussions et bouffe au mac do le soir. Notre groupe est de plus en plus soudé, cela me fait vraiment plaisir. On avance pas à pas vers notre rêve en espérant qu'il se réalise un jour. Je n'ose pas encore m'afficher réellement avec Tom devant mes amis mais je sais que ça va venir, il me faut juste le temps de réaliser.

Tom, lui, je l'ai observé toute l'après midi. Je le regardais sous toutes les coutures, fantasmant sur un corps que je connais déjà mais qui m'attire un peu plus à chaque minute qui s'écoule. Je n'ai jamais ressenti ça, ce besoin de voir, ce besoin de toucher. Cette envie d'être toujours plus proche de la personne à laquelle on tient.

Cette envie presque brûlante qui vous prend à la gorge et forme une n½ud dans votre estomac. Quand son regard croise le mien et qu'il me sourit, je me sens fondre et je n'ai qu'une seule chose en tête : aller me saisir de ses lèvres si tentantes et les presser contre les miennes. Est-ce que c'est ça, le désir ?

Personne ne m'a jamais fait cet effet. En fait, je n'ai jamais laissé à personne le temps de me faire cet effet, je fuyais toujours à temps. J'ai toujours peur que mon passé me rattraper mais, avec lui, c'est différent. Je veux avoir confiance, je veux y croire et me dire que, cette fois ci, tout ira bien.

Sur la route qui nous ramène jusqu'à chez moi, je cogite un max. Je me demande comment aborder la chose. Est-ce que je dois lui faire comprendre avec des mots ou bien est-ce que lui choper passionnément la bouche sera suffisant ? Je pense que je vais opter pour la seconde option. Bein ouais, je me vois mal lui dire : au fait Tom, jte désire grave ! Ca te dit qu'on aille dans ma chambre ?

Ce n'est définitivement pas une bonne idée. Mais en même temps, si je commence à me jeter sur lui il va peut être se faire des idées et croire que je veux...>___< Bordel mais pourquoi je me prends la tête pour un truc pareil ? Tom s'est toujours arrêté quand je le lui ai demandé donc je peux avoir confiance en lui, il ne fera rien de plus que ce que je lui autorise.

« Bill ? »

Sa voix me ramène sur terre et je me stoppe, le regard fixé sur le sol pavé du trottoir. Je fini par secouer la tête et je me retourne vers Tom qui me regarde bizarrement.

« Quoi ? »

Il sourit malicieusement, ce qui n'annonce rien de bon.

« Rien du tout, » dit-il en plongeant ses mains dans les poches de sa veste XXL.

Je hausse les sourcils.

« Rien ? » je demande en plissant les yeux.

« A part le fait que ta maison c'est celle qui est 5 mètres derrière nous ? Non, rien du tout ! »

Il éclate de rire et je me rends alors compte que mes réfléxions étaient tellement profondes que j'en ai oublié de regarder où j'allais. Je regarde autour de moi et vois, qu'effectivement, ça fait un petit moment que nous avons passé ma maison. Je fronce les sourcils.

« T'aurais pas pu me le dire avant andouille ? »

« Et me priver du plaisir de te voir faire cette tête ? Jamais ! » dit-il tout en continuant à se bidonner.

Sérieux s'il n'était pas diablement sexy avec ce sourire, je lui aurait sauté à la gorge pour l'étrangler ! Je grogne puis rebrousse chemin pour passer devant lui sans lui jeter un regard et me précipite vers ma maison. Je suis vexé, je déteste qu'on se moque de moi ! Oui, j'ai un sale caractère, je l'assume et je vous emmerde !

Je fouille dans la poche de mon sac pour trouver ma clef. Je mets enfin la main dessus et, je suis sur le point de la tourner dans la serrure quand je sens un souffle chaud dans ma nuque et des bras passer autour de ma taille. Un corps se colle contre le mien. Nan Tom t'as pas le droit ! C'est de la triche ça !

« Fais pas la tête, c'était juste pour rire, je ne voulais pas te vexer, » dit-il avant de déposer des petits bisous dans mon cou.

Ne pas craquer ! Ne pas craquer ! Ne pas craquer bordel >___< !

« Je suis désolé, » ajoute-t-il doucement.

Je me retourne alors et plonge mes yeux dans les siens. Rhhhaaa je craaaaaque *__* ! Pardon, mais il est trop canon ! Il frotte doucement son nez contre le mien puis dépose un baiser sur mes lèvres. Je ne peux vraiment pas lui en vouloir longtemps à ce type c'est terrible. Il est trop...trop...trop tout !

« Et si on rentrait ? On sera mieux à l'intérieur... »

Je ne suis pas contre, on sent bien qu'on est en automne maintenant. Les rayons du soleil sont moins chauds et la nuit tombe plus rapidement. L'idée de me retrouver sous la couette avec lui germe dans ma tête et j'ai alors encore plus envie de rentrer à l'intérieur.

« Tu veux regarder un film ? » me demande-t-il en enlevant son immense veste avant de l'accrocher sur le porte manteau.

Moi je me mords la lèvre et je me dis que j'aimerai bien qu'il enlève le reste de ses habits aussi. Han Bill reprends-toi enfin ! Jsuis en train de virer pervers ! Au secours >__< !

« Non, je préfère aller me coucher, je suis fatigué. »

« C'est vrai que la journée à été riche en émotion, » dit-il en souriant doucement.

Je me contente de hocher la tête. Je me demande encore comment je vais ammener les choses. Je regarde Tom qui me sourit toujours puis je soupire, pas la peine de me prendre la tête, je verrais bien sur le moment. Planifier ce genre de choses ne sert à rien.

On monte les escaliers, moi le premier. Il pose ses mains sur mes hanches comme pour me diriger alors que je sais très bien où je vais. Il est comme ça, il cherche toujours le contact, aussi infime soit-il. Sa peut être une main qui se saisit doucement de la mienne ou bien un pied qui vient frotter le mien.

En arrivant dans ma chambre, j'ai l'impression que l'air n'a jamais été aussi lourd que maintenant. Je regarde Tom défaire sa casquette pour libérer ses dreads et enlever son pantalon. Son tee shirt est très long mais pas assez pour cacher complètement son boxer noir.

Il se couche puis je vire rapidement mes propres vêtements pour venir m'allonger auprès de lui. Je me pose à nouveau des questions inutiles mais je n'y peux rien, elles envahissent ma tête malgré moi. Je soupire à nouveau pour me donner du courage. Tom est tout proche même s'il garde ses distances. Je dois réduire cette distance à rien du tout.

« Tom ? »

« Hum ? » dit-il, le regard fixé sur le plafond.

« J'ai froid »

Il me regarde puis sourit.

« Viens là, » fait-il en soulevant son bras ainsi qu'une partie des couvertures qu'il avait sur lui.

Je m'empresse d'aller nicher ma tête dans le creux de son épaule tout en collant mon corps contre le sien. N'y a-t-il pas mieux que le corps humain comme source de chaleur ? Excuse à deux balles ? Pas grave ! Au moins comme ça je suis bien, vraiment très bien, ou peut être même juste assez bien.

Pour une fois, c'est moi qui vais déposer des baisers dans son cou, alors que ma main, qui effleurait son torse depuis un moment, fait une descente vertigineuse vers le bas, allant jusqu'à la lisère de son boxer. Une main ferme se saisit de la mienne et stoppe mon mouvement. Je lève les yeux et rencontre le regard amusé de Tom.

« Tu fais quoi là Bill ? »

C'est quoi cette question à la con ? C'est évident non ? Je n'ai pas le temps de répondre que sa bouche atrappe la mienne. Tom nous fait basculer sur le côté pour se retrouver au dessus de moi. Son corps glisse entre mes jambes et je me fait l'effet d'être une fille.

Je ne dirais pas que je suis en position d'infériorité, mais je ne peux pas nier que j'adore quand il a le contrôle. Il n'en est que plus séduisant. Car, même si j'adore plus que tout le Tom adorable et romantique, c'est aussi le Tom sur de lui et charmeur qui m'a séduit. J'aime ces deux côtés de sa personnalité.

Ses mains calleuses de guitariste frôlent mon ventre puis remontent lentement le long de mes bras pour finir par plaquer doucement mes poignets de chaque côtés de ma tête. Il frotte son nez contre le mien et ses lèvres caressent paresseusement les miennes.

« Qu'est ce que tu veux ? » demande-t-il.

Ce que je veux ? Je ne sais pas trop. Je veux le toucher, je veux le sentir, je veux être toujours plus proche de lui, sans pour autant aller jusqu'au bout. Je veux lui en donner juste assez pour qu'il continue de me désirer sans qu'il aille voir ailleurs. Je veux juste lui faire comprendre que l'idée de faire l'amour avec lui fait son chemin dans ma tête.

« Je veux... »

Je n'arrive pas à finir ma phrase alors qu'il me fixe. Je détourne les yeux et me mords la lèvre. Je n'ai pas le courage de lui dire de vive voix, je trouve ça encore trop gênant. Il semble comprendre de lui-même car sa bouche vient se poser dans mon cou, il sait que c'est ce que je préfère.

Ses mains relâchent mes poignets et viennent glisser le long de mes côtes. Elles remontent lentement puis entraînent mon tee shirt avec elles. Je lui rends la pareille et soupire en sentant son corps chaud venir s'appuyer sur le mien. Ses lèvres embrassent chaque parcelle de mon visage.

Je me sens bien, rien dans ces gestes ne montre de la précipitation. Je ne me sens pas opressé, je me laisse simplement porter par ce qu'il est en train de m'offrir : toute sa douceur. Tout son amour ? Et moi, est ce que je suis amoureux de Tom ? Est-ce que c'est pour ça que j'ai décidé de faire ça avec lui ?

Ce n'est pas le moment de penser à ça. Pas maintenant, plus tard. Ce soir on ne réfléchit pas. Ce soir on profite et on laisse parler nos corps. Corps qui commencent d'ailleurs à chauffer. Depuis quelques minutes déjà, Tom a instauré un frottement de nos hanches. Frottement qui ne tarde pas à faire son effet.

D'habitude, c'est toujours là que je le repousse. Généralement, il va se finir dans les toilettes et moi, je culpabilise tellement de lui faire ça que mon excitation s'évapore rapidement. Il ne tarde pas à ralentir son mouvement de bassin et dépose un doux baiser sur mes lèvres, comme pour mettre fin à tout ça. Il commence même à vouloir se retirer de sur moi.

Mais je ne le laisse pas faire. J'entoure sa taille de mes jambes et je saisis rapidement sa bouche pour l'embrasser avec toute l'ardeur dont je me sens capable en cet instant. Il gémit dans notre baiser quand je plaque mes mains sur ses fesses. Il est crispé mais se détend immédiatement.

Je bouge moi-même mes hanches pour frotter nos érections ensemble. C'est à ce moment là qu'il m'enfonce littéralement dans le matelas. Ses mains agrippent ma taille et notre baiser s'enflamme. Ses lèvres dévorent les miennes, ne me laissant pratiquement aucun répis. Je tente comme je peux de suivre le mouvement sans perdre mon souffle.

« Bill, » murmure-t-il tout contre mes lèvres, les yeux mi-clos.

Je secoue positivement la tête. J'atrappe sa nuque et l'embrasse à nouveau, pas de mots. Agit Tom, je t'en donne l'occasion. Il répond à mon baiser et ses mains se détaches de ma taille et vont jouer avec l'élastique de mon boxer. Je ne me tends même pas, je le laisse faire. Il descend mon sous vêtement et le fait glisser le long de mes jambes.

Il se redresse pour finir de me l'enlever et reste appuyé sur ses genoux. Son regard gourmand balaye tout mon corps et je détourne les yeux. Ma respiration s'accélère, il m'a mis à nu et maintenant voit tout de moi. Je ferme les yeux puis je sens deux mains caresser mes cuises avant qu'un corps entièrement nu se couche sur le mien.

« Tu es magnifique, » chuchote-t-il à mon oreille.

Je me sens rougir jusqu'à la racine des cheveux en entendant ça. Personne ne m'a jamais dit une chose pareille. Certains m'ont flatté dans l'espoir de me plaire mais là, c'est différent. Tom n'a pas besoin de faire ça, m'a déjà, ses paroles sont sincères. Il le dit car il a envie de le dire, mais surtout parce qu'il le pense.

Tom pense que je suis magnifique, rien n'aurait pu me faire plus plaisir. J'aurais tant voulu lui dire que, lui aussi il est magnifique, mais je ne peux pas, pas encore, mais ça viendra. Il me fait faire des pas de géant, il me fait avancer comme aucun avant lui.

Ses hanches poussent alors vers l'avant et nos sexes se touchent. Je gémis malgré moi, ce simple contact m'électrise. Nos lèvres se trouvent à leur tour alors que nos bassins entament un mouvement enivrant de frottement. Avec les draps qui nous cachent, une personne qui rentrerait dans la pièce pourrait facilement croire qu'on couche ensemble alors que ce n'est pas le cas.

Je le désire comme un malade alors, qu'en définitive il ne m'a pratiquement pas touché. Quelques bisous et quelques caresses ont suffit à attiser mon envie. Le plaisir m'envahit et monte doucement. Je me suis déjà branlé, mais ça n'a jamais été aussi bon. L'amour se fait vraiment à deux, j'en ai la preuve aujourd'hui.

J'entends la respiration de Tom à mon oreille et son souffle chaud atterri sur mon cou. Il est de plus en plus rapide. Les mouvements de nos hanches se font eux plus saccadés. Nos bassins se frottent avec délice. Tom je t'en prie dis-moi ce que j'ai le plus envie d'entendre.

Dis-moi que je ne rêve pas, dis-moi que c'est réel.

Dis-moi que le jour où on le fera vraiment ça sera pour toujours.

Sans le vouloir j'enfonce mes ongles dans son dos alors que le plaisir se fait plus puissant, plus vif et encore plus dévastateur. Tom écrase encore et toujours ses hanches contre les miennes. Il me tient fermement contre le matelas comme s'il avait peur que je m'enfuis. Je ne bougerais de là pour rien au monde. Etre sous lui vas devenir mon endroit préféré.

Je sens mon orgasme approcher à grand pas, il ne manque vraiment plus grand-chose. Encore quelques frottements et ça sera bon. Je sens alors la bouche de Tom venir suçoter le lobe de mon oreille. Je me sens fondre, ça aussi, j'adore ! Alors que je plonge dans un délice des plus total, il murmure quelque chose.

J'ouvre grand les yeux et la jouissance me frappe de plein fouet. Il écrase encore une fois son bassin contre le mien puis atteint les étoiles à son tour. Il se libère sur nos ventres tout comme moi, en laissant échapper un gémissement rauque. Moi je fixe le plafond et je tente d'analyser ce qu'il vient de me dire.

Il retombe mollement sur moi et son souffle erratique balaye doucement mon cou en sueur. Il me murmure à nouveau les mêmes mots et, sans que je ne puisse me contrôler, je me mets à pleurer. Les larmes dévalent mes joues et je ne cherche même pas à les retenir. Je ne peux tout simplement pas m'en empêcher...C'est trop...C'est trop c'est tout.



Qu'est ce qu'a bien pu dire Tom ?

Et pourquoi Bill pleure-t-il ?

L'intrigue continue son petit bonhomme de chemin ^^ !!!

J'espère que cette suite vous plaît toujours autant !!!

Je vous dis rendez vous vous sur MYSTICAL-INTENTION pour la fin de mon OS séparation + Le début de l'OS Trahison !!!

Sinon, je vous donne rendez vous dimanche soir !!! Dernières news avant le départ !!!

Je voulais aussi vous dire que je vous aime tous très fort !!!

# Posté le mardi 09 septembre 2008 14:36

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 17:06

Chapitre 18

Chapitre 18
Je repousse brutalement Tom et il tombe par terre mais je n'y fait pas attention, je me dirige à toute allure vers la salle de bain dans laquelle je m'enferme. Mon souffle est toujours saccadé, je suis en train de faire une crise d'angoisse, je n'arrive plus à me contrôler.

Les yeux exorbités, j'agrippe le bord du lavabo et tente de retrouver une respiration normale, je dois me calmer, ça va passer. Pendant ce temps Tom tambourine à la porte en me demandant ce qui ne va pas. Sa voix m'atteint à peine, je suis complètement focalisé sur les battements de mon c½ur qui semblent trouver leur écho dans ma tête.

Mes ongles crissent contre la surface blanche et lisse alors que j'ose enfin lever les yeux vers le miroir. Le reflet qui me revient me faire peur. Mes traits sont tirés et je suis plus pale qu'un mort. Qui pourrait deviner que, deux minutes auparavant, j'étais en proie à un plaisir incroyable.

Plaisir...

Tom...

Ses mains sur ma peau...

Son corps se mouvant contre le mien...

Sa voix à mon oreille...


Ai-je bien entendu ce que j'ai entendu ? Est-ce possible ? En fait non, comment cela à-t-il pu arriver ? Je me suis laissé porté par mon désir, je pensais naïvement que le plus dur serait de passer à l'acte avec lui, mais j'avais complètement tord !

Comment ai-je pu oublier la partie la plus importante de tout ? Le côté psychologique, l'attachement que l'on ressent. Ces sentiments tellement fort qu'ils vous poussent vers quelqu'un sans que vous ne sachiez pourquoi. Je crois que j'ai laissé les choses aller beaucoup trop loin !

Je me sentais bien avec lui, je ne réfléchissais pas à ce que j'étais en train de faire ! Et maintenant, je me retrouver avec ça entre les mains sans savoir quoi en faire ! Je ne voulais pas qu'on en arrive là ! J'aurais du le savoir ! Je sais déjà comment ça va finir...Je ne veux plus jamais.

Je pensais avoir fait table rase du passé mais je me rends compte que c'est impossible. Mes vieux démons me rattrapent, ils m'emprisonnent dans un monde de solitude et de peur. Je voudrais tellement lutter mais je ne peux pas. Comment se battre quand on est dans son tort ?

« Bill ! Ouvres moi ! Tu m'entends ! Bill ! »

Tom continue de marteler la porte qui nous sépare et moi, je ne sais pas quoi faire ou plutôt si, je sais exactement quoi faire. Je n'avais pas réalisé, ça vient de m'exploser au visage. Ma respiration est de nouveau normale. Je soupire un grand coup et me redresse.

« Vas-t'en Tom. »

Les coups contre la porte cessent d'un seul coup, il doit être sous le choc, ma voix était froide et mes paroles cinglantes.

« Comment ça vas-t'en ? » Répète-t-il.

« Tu as très bien compris, je veux que tu partes de cette maison, maintenant ! »

Je serre les poings tout en prononçant cette phrase. Pardonne-moi Tom mais je n'ai pas le choix. Si je fais ça, c'est pour te protéger, un jour tu comprendras, je te le promets. Un jour peut être, je te raconterais.

« En pleine nuit ? Après ce qu'on vient de faire ? Putain expliques moi je comprends rien ! Je suis totalement perdu là ! Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? »

« Je n'ai pas à me justifier ! »

Fuir, fuir et encore fuir.

« Bien sur que si ! » rétorque-t-il violemment.

Je peux sentir la colère mais aussi la tristesse dans sa voix. On vient de passer un moment plus qu'intime ensemble et ensuite je lui demande de dégager sans donner aucune explication. Normal qu'il ne comprenne rien. Mais Tom, je ne te demande pas de comprendre. Je sais ce que je fais !

« Bien sur que non ! Je fais ce que je veux ! » dis-je en tournant le dos à la porte alors que je sais parfaitement qu'il ne peut pas me voir.

Il ne me voit pas mais je sens son regard posé sur la porte, comme s'il pouvait voir à travers. Je sens toute sa fougue et son incompréhension sur le point d'exploser. Je dois lui faire mal, sinon il ne partira pas.

« Tu...tu ne veux plus me voir ? »

Sa voix est tremblante alors qu'il demande ça. Si je pouvais, j'ouvrirais cette porte pour me jeter dans ses bras et lui dire que si, je veux continuer à le voir, encore et toujours, mais je ne peux pas.

« Bill... ? »

Bordel. Il a des sanglots dans la voix. Il pleure ! Putain Tom, tu ne me rends pas les choses faciles ! Tu savais qu'il y avait quelque chose qui clochait chez moi, tu l'as compris dès le début. Tu m'avais tellement bien cerné, comment n'as-tu pas pu savoir que ceci arriverait ?

« Tu as tout compris ! Je ne veux plus te voir ! »

Et là, le silence. Complet. Total.

Un horrible silence qui s'éternise pendant des minutes qui me paraissent des heures. Puis le bruit de vêtements que l'on ramasse, une ceinture que l'on boucle et des pas précipités. Tout ça pour finir par une porte claquée brutalement. Il est parti.

Moi, je m'effondre par terre, je me fous de savoir que je suis nu, je me fou de savoir que je suis un minable, je sais juste que je viens de faire ce que je devais faire. J'aurai voulu comprendre tout ça plus tôt. Tom...pourquoi tu m'as dit ça ? Pourquoi tu m'as dit, que tu m'aimais ? Tu n'aurais jamais du !

Je m'allonge par terre. Le sol froid me donne des frissons. Je m'enroule dans une serviette et me couche sur le côté, mes jambes remontées contre mon torse. On dit que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort pas vrai ? Alors, pourquoi est ce que je me sens aussi mal ? Je préfèrerais encore mourir.

Les heures passent et je reste prostré par terre, mes larmes ayant depuis longtemps séchées sur mes joues. Je garde les yeux grands ouverts car dès que je les ferme, je vois le visage de Tom. Son beau visage, si rassurant et si apaisant. Je vois son sourire et je ne veux pas y penser, sinon je vais regretter, sinon je vais encore pleurer.

Ça y est. Lui et moi c'est fini. Est-ce que ça avait vraiment commencé en fin de compte ? J'ai pris la bonne décision n'est ce pas ? J'ai fait ce qu'il fallait faire car, après tout, c'est mieux ainsi. Il fallait que ça soit rapide et sans anesthésie, et ce fut le cas. Néanmoins, existe-t-il une solution pour anesthésier la peine ? Si oui, je vous en supplie, donnez la moi.


***


Les heures se transforment en jours. Les jours en semaines. Je ne vois pas arriver les vacances d'automne. Au lycée, je fuis Tom comme la peste. Jusqu'à maintenant, j'ai réussi à lui filer entre les doigts pourtant dieu sait s'il a essayé de me parler. Je ne réponds pas au téléphone non plus. J'ai coupé tout contact avec lui. Je préfère encore qu'il me déteste.

C'est plus facile. Je pensais avoir changé mais en fait, je suis resté exactement le même, la preuve aujourd'hui. Je ne suis qu'un lâche mais je ne peux pas faire autrement. Je suis seul, prostré sur mon canapé, les jambes remontées contre mon torse. Mes parents ne sont pas là pour quelques jours. J'entends la pluie taper sur les carreaux, temps de merde en plus !

Je n'ai pas envie de regarder la télé. Je n'ai envie de rien en fait. A part peut être, dormir, et ne jamais me réveiller. Dormir pour l'éternité ça serait vraiment bien. Le silence ne me pèse pas, il m'apaise et j'en ai bien besoin. Je me sens misérable c'est affreux. Pardonne-moi Tom, j'aurais tellement voulu être quelqu'un d'autre.

Mais je suis ce que je suis. Et ce que tu attends de moi, je ne peux pas te le donner. Je ne suis pas ce que tu cherches. Tu mérites mieux, tu mérites tellement d'être heureux. Tu es quelqu'un de bien et je suis heureux de t'avoir rencontré. Je n'oublierai jamais ces semaines passées à tes côtés. J'avais enfin l'impression d'être normal.

Malheureusement, ma bulle a éclaté et je me suis retrouvé confronté à la terrible réalité. Tu es tombé amoureux de moi. Une personne normale aurait sauté de joie à l'entente de ses deux mots que tu as prononcés à mon oreille, mais je ne suis pas une personne normale. C'était la seule chose à ne jamais me dire, et tu l'as fait.

Pourquoi tu as tout gâché comme ça ? Pourquoi n'as-tu pas su garder tes sentiments pour toi ? Comme moi je l'ai fait. Car oui, tu sais, moi je ressens la même chose que toi. Moi aussi je t'aime. Mais j'avais pris le parti de l'ignorer, je pouvais faire semblant que ça n'était pas le cas.

Moi je pouvais mais pas toi. J'aurais du le savoir, toi tu n'es pas comme ça. Tu n'es pas comme moi, tu dis les choses, même si ça ne fait pas toujours plaisir. Si tu savais comme je t'envie, d'être aussi franc et droit. D'être aussi honnête avec toi-même en fait. Tu ne te caches pas, tu assumes.

Quand je pense à ce qu'est ta vie, à ce que tu as sûrement du endurer, je me sens encore plus mal. Tu n'avais déjà pas assez de problèmes comme ça que je suis venu t'en rajouter. Je crois que je n'ai pas assez réfléchi avant de me mettre avec toi. Je me suis laissé emporter, tu me plaisais tellement.

Tu me plais toujours autant. Je peux encore me souvenir quel bonheur c'était d'être à tes côtés. Mais j'ai tout avorté, encore une fois. Je ne peux pas, je ne peux tellement pas ! C'est plus fort que moi. Tu seras plus heureux sans moi. Au début ça sera peut être difficile mais tu t'y feras. Ce n'est pas comme si on se connaissait depuis longtemps de toute façon...

Je suis encore et toujours en train de ruminer les même choses quand la sonnerie de la porte d'entrée retentie. Je me crispe un moment en pensant que c'est peut être toi mais en fait non. Ça ne peut pas être toi, ça fait des jours que tu n'as pas essayé de me contacter. Aurais-je voulu que ça toi ? Peut être.

Je me lève et me traîne jusqu'à la porte. Ça doit sûrement être un représentant ou un truc dans le genre. Si ça ne tenait qu'à moi je n'irais pas ouvrir mais je connais ces gens là, moins tu réponds et plus ils insistent. J'ouvre finalement la porte d'entrée et fait face à un parapluie noir. Je fronce les sourcils puis le parapluie bouge pour laisser place au visage sévère de Gustav.

Je grimace, en fait, le voir avec cette tête là, c'est encore pire qu'un représentant. Je sais déjà ce qui m'attend. Des reproches et une bonne leçon de morale. J'ai également évité mes amis durant ces dernières semaines. Mais il faut croire qu'on ne sème pas Gustav comme ça. Il faudra que je m'en souvienne.

« Bill... » dit-il en entrant sans même que je lui ai proposé.

« Je sais déjà ce que tu vas me dire Gustav, et je n'ai pas l'intention de changer d'avis ! »

Ce coup ci c'est lui qui fronce les sourcils. Il secoue un peu son parapluie dehors puis entre complètement avant de fermer la porte. Il me pousse doucement vers le salon.

« Si tu le sais déjà ça signifie qu'au fond de toi tu culpabilise ! Tu sais que tu as tord mais tu refuses de l'admettre ! »

« Je ne culpabilise pas ! Je n'aime pas Tom comme il m'aime alors j'ai préféré tout arrêter avant de lui faire du mal ! »

« A d'autres ! »

Il me traîne jusqu'au canapé sur lequel il me pousse. Mes fesses rencontrent violemment les coussins et je lui lance un regard assassin. Ça n'a pas l'air de le démonter, il me regarde d'un air hautin. Putain qu'est ce qui m'attend ? Et puis d'abord d'où il se mêle de ma vie privée !

« Maintenant mon petit père, tu vas rester là, et tu vas m'écouter ! »

Je croise les bras sur ma poitrine et détourne la tête, l'ignorant superbement pour lui faire comprendre que rien de ce qu'il pourra me dire ne me touchera. Il insiste malgré tout.

« Est-ce que tu sais dans quel état j'ai retrouvé Tom ? Est-ce que tu sais qu'en ce moment même il est encore chez moi à pleurer ? Tu dis que tu as fait ça pour ne pas lui faire du mal mais en ce moment, il est pire que mal ! Tu as complètement raté ton coup ! »

« Il s'en remettra ! »

Ma voix est froide et assurée mais j'ai un pincement au c½ur en imaginant Tom comme ça. Cependant je dois avoir l'air impassible.

« Je sais parfaitement pourquoi tu as fait ça Bill ! Tu as paniqué, comme toujours ! »

Une boule se forme dans mon estomac. Gustav saurait ? Comment pourrait-il savoir ?

« Tu ne peux pas comprendre ! »

« Ce que je comprends surtout c'est que tu vas laisser passer une chance d'être heureux tout simplement parce que tu flippes ! Tu es un lâche ! Et ta lâcheté est en train de faire souffrir Tom ! Je suis sur que tu penses qu'il ne te mérite pas mais je te rassure tout de suite, au vue de ce que tu as fait, je pense que c'est toi qui ne le mérite pas ! Tom est un type bien ! »

J'encaisse mais je me sens plus morveux que jamais.

« Je le sais bien ! C'est pour ça que je l'... »

« C'est pour ça que tu l'aimes pas vrai ? Tu l'aimes mais tu le jettes ? C'est d'une logique à toute épreuve ! Digne de toi ! Il faut que tu arrêtes de vivre dans le passé Bill, que tu commence à penser à l'avenir ! Ce qui est arrivé une fois ne va pas se reproduire ! C'était un accident ! Sarah n'est pas morte par ta faute ! »

Tout mon corps se raidit. Alors oui, Gustav était au courant.


***

Ne me tuez pas ! Vous aurez la suite très bientôt cette fois !

Je m'excuse encore pour tout ce retard mais il s'est passé des choses indépendantes de ma volonté ! Parfois on fait pas toujours ce qu'on veut et je peux vous dire que je l'ai bien compris -__-' !

Je suis définitivement de retour et vous pourrez voir pas mal de suites sur toutes mes fics dans les prochains jours XD ! Je tiens à signaler, puisqu'on me le demande souvent, oui, Secrets of TH va être mis à jour dans les jours qui viennent et non, je ne l'ai pas laissé tombé !

Je vous fait de gros bisous !!!

Fallen

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 11:09

Modifié le jeudi 30 octobre 2008 17:32

Chapitre 19

Chapitre 19
Tout mon corps se raidit. Alors oui, Gustav était au courant.

« Comment ? »

« Je te connais mieux que tu ne le penses Bill. Un jour, j'ai parlé avec tes parents, c'est eux qui m'ont raconté, parce qu'ils s'inquiètent pour toi. On s'inquiète tous pour toi. Tu crois qu'on est naïf et qu'on ne voit rien mais tu te trompe sur toute la ligne ! »

Je ne peux rien répondre à ça. Je suis comme paralysé. Tout se que je croyais n'est pas. Je pensais avoir réussit à jouer la comédie à la perfection mais je me rends compte aujourd'hui que les meilleurs acteurs sont en fait les gens qui m'entourent.

« Il y a quelque chose en toi, une putain de blessure que je n'arrive pas à guérir ! Que tes propres parents n'arrivent pas à guérir ! J'en arrive même à me demander si tu as vraiment envie que les choses s'arrangent ! »

« Bien sur que je veux... »

« Dans ce cas là tu as une drôle de façon de le montrer ! »

Je n'avais jamais vu Gustav comme ça. Lui qui est toujours si calme et si gentil, là on dirait une autre personne. En ce moment même, je le déteste, je le déteste comme jamais car il me dit les choses que je n'ai pas envie d'entendre. Il me fou le nez en plein dans mes problèmes et bordel ça fait mal.

Je me sens de plus en plus misérable. Je me recroqueville sur moi-même et baisse la tête, attendant que l'orage passe. Je n'ais rien à répondre, tout ce que je pourrai dire ne servirait à rien. Je suis inexcusable. J'en ai parfaitement conscience mais, jusqu'à présent, j'avais réussi à faire comme si m'étais égal.

« Bill, » soupire-t-il.

Son ton est déjà un peu plus posé. Il passe une main sur son front.

« Je ne suis pas là pour t'enfoncer, tu es mon ami et je tiens à toi mais...j'ai essayé la manière douce pendant des années et ça n'a pas marché. Il faut que tu affrontes tes démons. Tu aimes Tom, il t'aime, vous pourriez être heureux. Tu te fais du mal tout seul et crois moi, ça me fait beaucoup de peine. »

« Mon passé n'est pas le seul problème... »

Gustav me dévisage quelques secondes puis s'agenouille devant moi. J'ai envie de lui dire, ce qui se cache au fond de moi. J'ai envie de lui expliquer pourquoi je me sens aussi mal.

« Explique moi, je peux tout entendre, je ne te jugerais pas. »

C'est à mon tour de soupirer. Je passe une main nerveuse dans mes cheveux et détourne les yeux.

« Je...je ne m'aime pas Gus ' »

« Comment ça tu ne t'aimes pas ? »

« En fait, je me déteste ! Je hais mon reflet dans le miroir, je me trouve tellement horrible et bizarre ! Je suis un putain de névrosé ! Comment quelqu'un pourrait m'aimer ? »

« Mais...mais qu'est ce que tu racontes enfin ! Putain Bill, tu sais combien de personnes aimeraient te ressembler ? Avoir un quart de ta beauté ? Même les filles t'envient ! »

Là je ne pas m'empêcher de pleurer. Ça fait tellement mal d'avouer ça, je le cache depuis si longtemps. Tout est en train de se fissurer. Bordel Tom regarde où j'en suis à cause de toi ! Regarde ce que tu m'as fait ! Parce que je t'aime, je suis en train de me briser.

« Je ne suis qu'une image. Je porte un masque, j'ai l'air sur de moi mais ça n'est pas du tout le cas. Je me donne en spectacle. La vérité c'est que je n'ai pas la moindre confiance en moi. On pourra me faire tous les compliments du monde, je ne le croirais pas. »

« Pourquoi ? »

« Parce que dans ma tête les gens font ça en attendant quelque chose en retour. Je pense que c'est intéressé. »

Je vois Gustav foncer un peu les sourcils puis sa main vient saisir la mienne, l'empêchant de continuer à malmener mes cheveux.

« Est-ce que tu mets Tom dans le même panier ? »

« Lui...lui je ne sais pas. Il à l'air différent. Je n'aurai pas accepté de sortir avec lui si je n'avais pas pensé qu'il était sincère... »

« Alors explique-moi Bill ! Parce là je t'avoue que je suis complètement largué ! Tu avoues toi-même qu'il est différent et que tu l'aimes alors pourquoi l'avoir dégagé de la sorte ? »

« Pour combien de temps ? »

« Quoi ? »

« Il m'aime, génial, mais pour combien de temps ? Une semaine ? Deux ? Les sentiments sont tellement instables... »

Je vois Gustav soupirer de telle manière que j'ai l'impression d'être un demeuré total. Il baisse la tête et la secoue doucement avant de me regarder à nouveau dans les yeux avec un sourire de grand frère.

« En fait, tu n'es encore qu'un enfant pas vrai ? »

Sa main passe doucement sur ma joue et j'ai la terrible impression d'avoir à nouveau 10 ans.

« C'est normal d'avoir peur, c'est humain mais, ne te gâche pas la vie pour autant. On sait toujours quand une relation commence mais jamais quand elle va finir, c'est comme ça et on y peut rien. Néanmoins, je ne veux pas que tu vives avec le regret de ne pas avoir osé essayer. »

Il se lève et commence à partir mais me dit une dernière chose avant de passer la porte.

« Il n'y a rien de pire que ça Bill, les regrets. »

Oui, je me sens définitivement morveux, comme jamais. En fait, je n'avais envisagé les choses que sous un seul angle, celui qui m'arrangeait. J'ai cru protéger Tom mais au final, c'est moi que je voulais protéger. Je suis un énorme égoïste et mes peurs sont en train de blesser la personne que j'aime le plus au monde.

Toute cette discussion m'a donné mal à la tête, j'ai besoin de m'allonger de me reposer. Remuer le passé ne donne jamais rien de bon. Ce qui me fait le plus peur c'est que, si jamais Tom on doit recommencer quelque chose, il faudra que je lui raconte ce qui s'est passé.

Je m'installe plus confortablement dans le canapé et je ferme les yeux. Sans m'en rendre vraiment compte, je m'endors, laissant mes songes apaiser mon esprit torturé.

Je suis réveillé par la sonnerie stridente de mon téléphone portable. Quelle heure est-il ? Combien de temps j'ai dormi ? Je regarde le réveil, bordel 2h30, maintenant que je suis réveillé, je suis parti pour faire une nuit blanche. Je décroche mon téléphone, la bouche encore pâteuse.

« Ouais ? »

« Bill c'est Gustav ! »

« Han Gus', qu'est ce qui a ? Tu m'as réveillé ! »

Mes phrases ressemblent plus à des grognements qu'autre chose.

« Tom a disparu ! »

« Comment ça Tom a disparu ? »

Je frotte mes yeux, je suis pas bien réveillé et les informations ont du mal à atteindre mon cerveau encore un peu brumeux. Je suis dans du coton, bordel faut que j'émerge !

« Je suis allé prendre un verre avec Georg et quand je suis revenu, il n'était plus chez moi ! Je suis allé voir à son appartement mais rien ! Il ne répond plus sur son portable ! J'ai peur qu'il fasse une bêtise ! »

Mon c½ur se serre et d'un seul coup, je suis totalement réveillé.

« Bill, je suis sur que toi tu peux le retrouver ! Georg et moi on est déjà en train de parcourir la ville, aide nous s'il te plait ! »

Je ne réponds pas, mon cerveau tourne à toute allure. Tom, seul dans les rues de la ville, malheureux et peut être en train de faire une connerie par ma faute ! Je ne veux pas que l'histoire se répète ! S'il lui arrive quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais !

« Bill ! »

« D'accord ! »

« Est-ce qu'il y a un endroit où vous aviez l'habitude d'aller ? Un lieu où il pourrait être ? »

« Heu... »

« Bill ! »

« Oui, oui ! Laisse-moi le temps de penser ! »

J'enfile ma veste tout en réfléchissant. On allait à pleins d'endroits. Y'en a-t-il un qui aurait plus de signification pour lui ? Je sors de la maison et ferme à clef tout en restant au téléphone avec Gustav. J'avance dans les rues froides et presque désertes quand une idée me vient. Mais oui bordel oui !

« Gus' ! Je sais où il est ! »

« Où ? »

« Je ne peux pas te le dire ! Laisse-moi faire, je vais aller le chercher ! »

« Mais...tu es sur que... »

« Je dois réparer mes erreurs. Et...Gustav ? »

« Oui ? »

Sa voix est un peu surprise, c'est rare que je l'appelle en prononçant son prénom en entier.

« Merci. »

Je ne lui laisse pas le temps de répondre, je raccroche et cours à en perdre haleine. J'espère que je ne me suis pas trompé. Tom je t'en prie, dit moi que c'est cette idée là que tu as eu. Mes jambes me portent toutes seules et je ne me soucie pas de la pluie qui fouette mon visage. Je suis focalisé sur lui, tout mon esprit est concentré sur Tom.

Je tourne à l'angle d'une rue, manquant de me casser la figure tellement je vais vite mais je me retiens de justesse. Plus j'approche de l'endroit en question et plus je ralenti. Mon c½ur bat à cent à l'heure. Et s'il n'y était pas ? Je finis pas marcher et ne plus courir.

Voilà, c'est là. Le bar où nous avons eu notre premier rendez-vous. Rendez vous que je lui avais promis après notre exposé. C'est ce jour là que tout à vraiment commencé entre nous. Je m'arrête à quelques mètres. C'est comme si je n'osais pas m'approcher.

Malgré la nuit, j'aperçois une ombre prostrée par terre. La lumière du lampadaire me permet de voir des dreads blondes et une casquette. Il est complètement replié sur lui-même, trempé par la pluie battante mais pourtant il ne bouge pas. Je m'approche doucement, il lève la tête et je me stoppe.

Que puis-je faire ? Que puis-je dire ? Comment puis-je racheter ma lâcheté ? Va-t-il me pardonner ? Va-t-il me comprendre ? J'ai tellement peur qu'il ne me comprenne pas et qu'il refuse de m'excuser. Je serre les poings et avance à nouveau jusqu'à être juste en face de lui.

Il me regarde dans les yeux et c'est à ce moment que je vois ses larmes. Son beau visage inondé de larmes, ses yeux rouges et ses cernes. Tout ça par ma faute. Tom... Je le regarde quelques instants puis fini par tomber à genoux devant lui, pleurant moi aussi.

« Bill... »

Sa voix est tellement faible mon dieu. Il à l'air tellement malheureux et étonné, comme s'il ne pouvait pas croire que je sois là, en face de lui. Et là je comprends, je réalise que j'ai envie de me battre contre moi-même pour être avec lui ca il en vaut la peine. Tu as raison Gus', Tom est quelqu'un de bien et moi aussi, je veux devenir quelqu'un de bien.

Je me jette dans ses bras et plonge mon visage dans son cou, mes mains s'agrippant à son tee shirt trempé. Il ne dit rien mais passe ses bras autour de moi et me serre fort contre lui, comme si j'allais m'envoler. Mes larmes sont douloureuses, comme jamais.

« Pardonne moi Tom, je t'en supplie pardonne moi ! »



Les révélations dans le prochain chapitre !!! Je suis vraiment en mode guimauve en ce moment c'est hallucinant XD !!!

Ceux qui me connaissant auront sans doute reconnu un peu de moi en Bill. Beaucoup même !!!

# Posté le mardi 11 novembre 2008 12:16

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 15:36