Chapitre 5 [COMPLET]

Chapitre 5
Il me sourit malicieusement et je n'ose toujours pas bouger puis, d'un seul coup, il m'arrache la feuille des mains et se marre comme une baleine pour retourner s'échouer sur mon lit.

Je soupire, il ne faisait que se foutre de moi, il voulait me déconcentrer pour récupérer la feuille. Et dire que pendant un instant j'ai cru qu'il me faisait du rentre dedans. Maintenant je me sens trop con d'avoir pensé ça, bien sur que c'est impossible.

Ce mec est impossible, je le déteste ! Il passe son temps à me provoquer et à se foutre de moi ! Je n'ose même pas imaginer la manière dont il traite les filles avec lesquelles il sort. Ça doit être le genre à draguer, à coucher puis à laisser tomber comme si de rien était.

Je n'aimerais pas être comme ça, de toute manière je ne peux pas, j'ai trop de respect pour les gens mais, j'avoue que je voudrais avoir moins de scrupules parfois. J'hésite trop souvent en ce qui concerne les filles et résultat je suis toujours puceau à 18 ans.

On travaille bien le reste de l'après-midi, le tout sans incident majeur, je tente de garder mes distances au maximum, me ridiculiser une fois est amplement suffisant pour une vie entière face à lui !

Vers 18h, on a presque fini notre exposé et je suis assez content, encore un petit peu et ce truc sera derrière nous. J'entends la porte d'entrée s'ouvrir, mes parents viennent de rentrer. Ma mère m'appelle depuis le bas des escaliers.

« Bill ! Tu es là ? »

« Ouais ! Dans ma chambre ! »

J'entends ma mère montrer les escalier et venir toquer à ma porte avant d'entrer.

« Je voulais te dire que...ho mais tu as de la visite ! »

Elle regarde Tom puis lui fait un grand sourire auquel il répond. Ha la la maman, si tu savais ce qui se cache derrière son visage d'ange...Bref, elle s'avance et le salue poliment.

« Bonjour, je suis la mère de Bill et toi ? »

« Je m'appelle Tom, je suis ici pour travailler avec lui. »

Ma mère sourit de toute ses dents, elle n'a pas vraiment l'habitude de me voir inviter des gens à la maison, en fait ça n'arrive jamais. Je sais pas pourquoi mais je le sens pas là.

« Et si tu restais manger à la maison ce soir ? »

Putain je le savais, non maman ! Non ! Même pas en rêve ! Jamais ce type ne boufferas avec nous ! On fait pas la charité aux branleurs nécessiteux et vaniteux ! Il a un chez lui, il va y rentrer et plus vite que ça même !

« Maman, je sais pas si... »

« Avec plaisir ! »

Tom vient de me couper la parole et de répondre avec un grand sourire. Je le fusille du regard et il me fait un clin d'½il. Non mais genre ça y est c'est la fête, on est pote et il vient manger à la maison, il veut pas rester dormir tant qu'il y est ? Dites moi que je rêve !

« Parfait ! Ca me fait plaisir ! Pour une fois que Bill à un ami à la maison ! C'est rare tu sais ! »

Je me renfrogne et mets les mains dans mes poches. On est pas amis, et on le sera jamais, ce mec me pompe mon oxygène, c'est un boulet de première catégorie et j'ai qu'une seule envie c'est de le dégager vite fait d'ici !

« Vous voulez que je vous aide pour quelque chose ? » demande Tom en conservant son sourire.

Non mais regardez le celui là qui joue le fils idéal ! C'est du bidon maman ! Te laisse pas avoir ! Mais non, elle plonge tête baissée et l'entraîne dans les escaliers pendant que je les suis.

« C'est vraiment gentil de ta part de proposer ! Bill lui ne le fait jamais ! »

Et vlan dans ta gueule Bill, mange toi ça ! Je grimace et Tom ne manque pas de rigoler en continuant de papoter avec ma mère comme si de rien était. Non mais si je vous gêne il faut me le dire hein...

« Ho mais j'y pense, il faut que tu préviennes tes parents non ? Ils vont s'inquiéter ! » fait ma mère en entrant dans la cuisine.

« Ne vous inquiétez pas pour ça, ils sont jamais là ! »

« Vraiment ? »

Tom hoche la tête, pourquoi je trouve que son regard est bizarre ? Il est comme fuyant. Je fronce les sourcils, il cache quelque chose j'en suis sur mais, je peux pas demander, ça me regarde pas et puis c'est pas comme si ça m'intéressait. Je me contente de les regarder de loin.

Je découvre un Tom que je ne connaissais pas, sympathique, souriant et agréable. On est bien loin de l'image de play boy arrogant. Il sourit à ma mère et l'aide sans broncher, comme si ça lui plaisait de faire tout ça. Ça me dépasse complètement, comment il peut aimer ?

En règle générale, moi, je fuis ce genre de choses que je considère comme des corvées. Je suis un mec, je n'ai pas besoin de savoir faire la cuisine, les livreurs de pizzas et le mac do ça existent, c'est pas pour rien !

Je soupire et les laisse à leurs fourneaux pour aller rejoindre mon père qui zappe, assis confortablement dans le canapé. Je m'empresse de me joindre à lui, posant mes pieds sur la table basse en prenant en coussin contre moi.

« Ta journée s'est bien passée ? » me demande-t-il.

« Ouais ça va, on a bossé cette aprem, on a presque fini notre exposé, et toi ? »

« Bof, des demandes de divorces, des plaintes, ce genre de choses. »

Ha oui, mon père est avocat dans un grand cabinet de la ville, il travaille souvent tard le soir et il y a certaines semaines où je ne le vois pas beaucoup. Il se lève avant moi et se couche après moi donc je profite de ces moments en sa compagnie car ils sont rares.

suite=> On entend des rires provenir de la cuisine et il me demande.

« Ce garçon, qui est ce ? »

« Un mec avec qui je dois travailler. »

« Vous êtes amis ? »

Je secoue rapidement la tête.

« Non ! Pas du tout, il me tape sur les nerfs et me pourri la vie au lycée ! »

« Je comprends, mais ta mère à l'air tellement heureuse, fais un effort s'il te plaît, elle s'inquiète. »

« Pourquoi ? Je vais très bien ! »

« A part Georg et Gustav, tu n'as jamais eu d'amis, tu ne te lie avec personne et ne pense qu'à la musique, tu n'as même jamais ramené de filles ici. »

« Je sais...c'est juste que... »

« Je ne dis pas que c'est mal, » fit il en posant sa main sur mon épaule. « C'est juste que je pense qu'un jeune homme de 18 ans devrait sortir et avoir des petites amies plutôt que de passer sa vie enfermé dans un garage. »

Je hoche la tête, ce genre de conversations me mets souvent mal à l'aise. Je n'aime pas parler de ma vie privée, même pas avec mes meilleurs amis et donc encore moins avec mes parents.

Mon père a parfois essayé d'avoir des discussions d'homme à homme avec moi, ça c'est toujours soldé par un échec. Entendre mon géniteur me parler de préservatif et de contraception, c'est pas trop mon truc en fait ! C'est encore pire que quand c'est les profs qui le font !

Résultat il a renoncé mais relance quand même le sujet de temps en temps. Il reste évasif mais je sens bien qu'il aimerait que je lui en parle. Ma mère est plus discrète vis à vis de ça, elle a essayé mais n'a jamais insisté, elle se contente de me faire certaines remarques parfois, en fait, elle croit que je suis gay !

Je ne le suis pas, enfin je crois. Pour être honnête je n'y ai jamais vraiment réfléchi. Je n'ai jamais eu envie de coucher avec personne, que ça soit une fille ou un garçon. Donc, tant que je ne sais pas, je me considère comme hétéro, jusqu'à preuve du contraire ! Hétéro tant qu'on a pas prouvé qu'il était homo, c'est moi ça.

Après une bonne séance de glandage devant la télé, ma nous appelle pour passer à table et, bien évidemment, je me retrouve assis à côté de Tom. Ma mère commence à engager la discussion et je n'écoute que d'une oreille, subjugué par les pâtes qui sont dans mon assiette.

Elle lui pose tout un tas de question sur lui, sa vie, ses parents et ce qu'il veut faire plus tard. On dirait un véritable interrogatoire. Elle est en train d'espérer qu'il va revenir et qu'on va être amis, elle peut toujours rêver !

A la fin du repas, je soupire, il va enfin partir et je n'aurais plus à supporter son air de fils idéal ! Non mais sérieux il m'a limite fait passer pour un idiot tellement il s'est montré poli et gentil, j'avais l'air d'un gros naze moi à côté !

« J'ai été ravie de te rencontrer Tom, j'espère que tu reviendras nous voir. »

Ma mère est toute heureuse et le serre presque dans ses bras. Je remarque qu'il se laisse porter dans cette étreinte en fermant les yeux. Il a pas assez de câlin avec toutes les filles qu'il drague ? C'est bon, c'est ma mère alors tu la lâches ok ?

Mon père lui serre la main et souriant. Mes parents sont vraiment trop crédules et trop gentils. Il faut aussi reconnaître que Tom est un bon acteur. Il pourrait presque paraître sympathique.

« Bill, tu veux bien le raccompagner pendant qu'on finit de débarrasser ? » me fait ma mère avec un sourire qui veut dire, t'as pas intérêt à refuser.

Je fais ce qu'elle me dit et vais vers l'entrée en compagnie de Tom qui me suis sans rien dire. On arrive à la porte et je l'ouvre sans scrupules pour le laisser passer.

« Bon bein salut ! »

Je m'attends à le voir partir mais il reste planté là, la tête basse en se triturant les doigts. Mais qu'est ce qu'il me fait ?

« Tu sais...j'ai passé une bonne soirée, merci. »

Ho la vache ! Je l'avais pas vu venir celle là.

« Bein...heu...y'a pas de quoi... »

Je me trouve con mais j'avoue que je sais pas trop quoi répondre d'autre. On dirait presque que ce mec est schizo tellement il peut avoir deux comportements différents. La question que je me pose c'est, quel est le vrai Tom ? Le mec arrogant que je vois tous les jours au lycée ou bien le type sympa qui était avec mes parents ce soir ?

« Tu sais Bill, tu as de la chance d'avoir des parents pareils. »

« A quoi tu joues là Tom ? »

Il relève brusquement la tête.

« Quoi ? »

« Regardes toi ! Tu me fais chier tous les jours au lycée et là tu te comportes super bien, t'es sympa et tout, je te suis plus ! »

Il fronce les sourcils.

« Et alors ? T'aurais voulu que je renvois balader tes parents ? »

« Au moins comme ça ils auraient vu ce que tu es vraiment ! »

« Tu n'es pas le seul à porter un masque Bill... »

J'ouvre grand les yeux. Est ce qu'il aurait vu ? Est ce qu'il aurait compris ? Non...impossible...même mes meilleurs amis et mes propres parents n'ont jamais rien tilté.

« Ce qui veut dire... » je dit prudemment.

Il hausse simplement les épaules.

« Que tu ne sais rien de moi et que tu m'as peut être jugé un peu vite. »

Je ne dis rien, je me contente de l'observer, cherchant une trace de malice dans ses yeux mais rien, il est tout ce qu'il y a de plus sérieux. Je ne sais pas trop quoi répondre à ça. Est ce qu'il serait en train de me dire qu'il voudrait qu'on soit amis ?

Il passe une main nerveuse dans son cou.

« Bref, » dit-il. « On se voit demain au lycée et, ne t'inquiète pas, je continuerai à être ce que tu veux que je sois, on se déteste n'est ce pas ? »

Puis il passe la porte et s'engouffre dans la nuit fraîche sans se retourner. Je reste quelques secondes à le regarder marcher puis je ferme la porte. Je cours dans les escalier et vais m'enfermer dans ma chambre.

Je suis complètement perdu. Bordel il a comprit ! Mais comment est ce qu'il peut avoir compris. Est ce que je suis si transparent que ça ? Je croyais pourtant avoir réussi à tromper mon monde. Mais lui ne s'est pas laissé avoir apparemment. Est ce qu'il serait comme moi en fait ?



Voilà le chapitre est complet !!!

Alors, pour répondre aux gens qui m'ont posé la question, dans le chapitre 4, la personne qui dit les mots "séduction" et "excitation", c'est Bill ^^

Bref, comme toujours, j'espère que ça vous plaît !!!

Bisous !!!

# Posté le samedi 26 avril 2008 22:55

Modifié le dimanche 27 avril 2008 11:06

Chapitre 6 [COMPLET]

Chapitre 6
Le lendemain, je me réveille difficilement, j'ai très mal dormi et surtout très peu. Je n'ai pas arrêté de faire des cauchemars. J'ai passé la nuit à revivre des choses que j'avais pourtant oubliées. Enfin, c'est ce que je croyais. Je pensais avoir fait table rase du passé mais ce que Tom m'a dit m'a fait replonger.

Ce type me dérange, son existence me perturbe. On dirait qu'il sait plus de choses sur moi que moi-même, c'est stressant. Quand il me regarde, c'est comme s'il lisait en moi comme dans un livre ouvert. Il tourne les pages les une après les autres sans que je puisse l'arrêter.

Il faut que j'en sache plus sur lui moi aussi, il faut rétablir l'équilibre dans toute cette histoire. Je me lève et vais sous la douche tout en réfléchissant à mon plan d'attaque. Alors que je suis en train de remuer en vain mon café, j'ai une idée. Je vais le suivre après les cours, toute la journée même !

Personne n'est jamais allé chez lui, pas même ses potes, il doit bien y avoir une raison, je suis sur qu'il cache quelque chose. A part les profs et le directeur, personne ne sait où il habite. Il m'intrigue et je compte bien percer à jour ce mystère ambulant.

Je mets mon sac sur mon dos et direction le lycée. Toute la journée, je l'observe sous toutes les coutures et remarque des choses que je n'avais jamais vues auparavant. Des détails insignifiants aux yeux des autres mais pour moi ils veulent tout dire.

Son regard par exemple, si moqueur la plupart du temps, se voile parfois et il détourne les yeux, comme s'il avait été blessé. Mais ça, personne autour de lui ne le remarque, c'est rapide et il se reprend rapidement.

Je suis appuyé contre un mur et le regarde de loin papoter avec ses amis quand je sens une main se poser brutalement sur mon épaule. Je sursaute et crie presque en me retournant d'un seul coup.

« Hé ! Détends-toi, c'est que moi ! »

Georg vient de me dire ça en rigolant et en agitant la main. Pufff...c'est pas drôle !

« Putain tu m'as fait peur andouille !!! »

Gustav pouffe à son tour et me lance un regard malicieux.

« On peut savoir qui tu espionne comme ça ? »

« J'espionne personne ! »

« A d'autres ! » s'exclame Gustav.

Mes deux amis s'avancent vers moi et Georg se penche au-dessus de mon épaule.

« Ha ouais d'accord... »

Il sourit de toutes ses dents, j'aime pas ça, pas du tout même. Qu'est ce qu'il va encore me sortir comme connerie ?

« On dirait qu'il t'intéresse notre blondinet national ! »

« Quoi ? Absolument pas ! »

Je fais mon outré alors qu'il a tapé en plein dans le mille, mais plutôt mourir que d'avouer que oui, je m'intéresse à Tom. Gustav hausse un sourcil et croise les bras, apparemment pas convaincu pour un sous.

« C'est bon Bill, on a remarqué que tu le suis comme son ombre depuis ce matin ! On est pas aveugle ! »

« Ce qu'on voudrait savoir c'est pourquoi, » rajoute Georg.

Je soupire et passe une main dans mes cheveux en baissant les yeux. Je ne sais pas trop comment leur expliquer quelque chose que je ne comprends pas bien moi-même.

« Je sais pas trop, ce type m'intrigue, il à l'air de savoir des choses sur moi, je veux en savoir sur lui aussi. »

« Quelles choses ? »

Je dévisage Gustav. Il vient de poser la seule question à laquelle je ne peux pas répondre. Je me mords la lèvre inférieure et détourne les yeux de son visage. Il fronce les sourcils mais n'insiste pas.

« Si tu ne veux pas en parler c'est pas grave, » dit-il en posant la main sur mon épaule. « Saches juste qu'on est là ok ? »

Je regarde Georg qui hoche la tête puis je leur souris. Se sont de merveilleux amis, j'ai beaucoup de chance de les avoir auprès de moi. Je ne suis pas sur de les mériter. Sans eux, je ne sais pas ce que je ferais. (dédicace à toutes mes amies qui se reconnaîtront, je ne vous le dis peut être pas assez souvent mais JE VOUS AIME !!!)

J'entends des cris et je me retourne pour voir que Tom est en train de se battre. Il est même en train de foutre une grosse branlée à un mec de seconde. Je sais pas ce que ce type lui a dit mais Tom a pas aimé, ça c'est sur. Ce dernier se fait quand même pas mal amocher au passage.

Son tee shirt jadis blanc est taché de sang, de son sang qui coule de sa tempe et de sa lèvre. Des pions arrivent et finissent par les séparer, non sans mal. Tom se défait de la prise du pion puis essuie vaguement sa lèvre avant de le suivre vers le bureau du directeur.

Je lance un regard à mes amis.

« Vas-y, » me fait Georg avec un signe de tête vers Tom.

Je les suis à bonne distance et attends dans le couloir. Tom en sort une dizaine de minutes plus tard. Il va directement vers la sortie dons je suppose qu'il a été renvoyé, au moins pour quelques jours. Je réfléchis quelques secondes, je suis sensé aller en cours...

Tant pis, je dirais à mes parents que je me sentais pas bien, je trouverais bien une excuse bidon, en plus il me reste juste une heure. Je suis donc ma cible tout le long du chemin en essayant de ne pas me faire repérer. De toute façon, il marche la tête basse, sans même faire attention aux gens qu'il croise.

Je ne remarque pas tout de suite qu'on se dirige vers la périphérie de la ville, vers les quartiers qu'on dit difficiles. C'est un endroit que je connais très mal puisque je n'y vais pratiquement jamais. Mes parents m'ont souvent dit que c'était dangereux, encore plus pour quelqu'un ayant mon look.

Je vois Tom s'arrêter pour parler deux minutes avec des jeunes et je me planque derrière un mur pour pas qu'il me voit. Quand je regarde à nouveau, je l'ai perdu de vue. Merde ! Je m'avance jusqu'à l'immeuble en me faisant tout petit. Une fois arrivé, je cherche sa boite aux lettres pour trouver le numéro de son appartement. Je fronce les sourcils quand je vois enfin son nom. Qu'est ce que ça veut dire ?

Tom Kaulitz, appartement 401

Pourquoi il y a juste son nom sur la boite aux lettres ? Pourquoi ce n'est pas celui de ses parents ? Ca voudrait dire qu'il habite seul ? A son age ? Mais comment il fait et de quoi il vit ?

Tout ceci m'intrigue encore plus et je serre la lanière de mon sac de court avant de m'engager dans les escaliers. Ils sont sales et tagués, c'est assez flippant. Je croise des jeunes qui fument un join dans un coin mais j'avance sans les regarder, plus qu'un étage et je suis arrivé.

Une fois devant la porte marquée 401, j'hésite avant de frapper, je suis pas sur que ça soit une bonne idée. Il va me demander ce que je fais ici et surtout comment je suis arrivé ici. Je me vois mal lui dire que je l'ai suivit, ça le fait vraiment pas.

Mais un mec me regarde avec insistance et ça me mets mal à l'aise, il me reluque en souriant malicieusement. J'ai pas vraiment envie d'attendre qu'il vienne me parler. Je frappe alors à la porte et prie très fort intérieurement pour que Tom vienne ouvrir rapidement, très rapidement même car le mec s'approche de moi en se léchant les lèvres. Jsuis prêt à parier qu'il me prend pour une fille !

La porte s'ouvre enfin sur Tom qui me regarde les yeux ronds. Avant qu'il n'ai le temps de dire quoi que ce soit, je le pousse, m'engouffre vite fait dans son appartement et ferme brutalement la porte avant de m'appuyer dessus en soupirant.

« Bill ? Putain mais qu'est ce que tu fou ici ? »

Il à l'air surprit mais surtout très en colère.

« Je... »

« Tu m'as suivit ? »

Trouve un prétexte Bill, vite !!!

« Non pas du tout ! Je voulais qu'on travaille à notre exposé et comme t'es parti vite bein j'ai demandé ton adresse au prof ! »

Voilà, ça c'est envoyé, faut toujours nier dans les situations difficiles ! Il fronce les sourcils mais finit par soupirer tout en allant vers le salon. Enfin, si on appeler ça un salon.

Il y a un lit clic/clac qui doit probablement faire canapé aussi, une table basse plus que bancale, une vieille télé sur un meuble poussiéreux et des boites de pizzas qui traînent partout par terre.

Son appartement est un studio d'une pièce où il y la cuisine plus une seule autre pièce avec la salle de bain et les toilettes. Il s'assoit au bord du lit et me regarde droit dans les yeux.

« Alors ? Heureux ? Je suppose que ça doit te faire plaisir, le prétentieux Tom est en fait un pauvre type qui vit dans la misère. »

Je ne sais pas quoi répondre. D'un seul coup, je me sens extrêmement coupable de l'avoir traité comme je l'ai fait. Je ne suis qu'un enfant pourri gâté par ses parents alors que lui, il se démerde tout seul tout en réussissant à ne rien laisser paraître.

Je n'ose pas bouger, je reste planté dans l'entrée et louchant sur le sol. Putain ce que je peux me sentir con ! Je relève la tête quand j'entends un gémissement de douleur. Je vois Tom en train de batailler avec un coton pour soigner sa tempe en sang. Je pose mon sac au sol et me dirige vers lui pour lui prendre le coton des mains. Il me regarde étonné.

« Qu'est ce que tu fais ? »

Je ne réponds rien et commence à nettoyer sa plaie au sourcil en faisant attention à ne pas lui faire plus mal qu'il n'a déjà. Il dégage brutalement ma main d'un coup de coude et râle.

« Je n'ai pas besoin de ta pitié Bill ! »

« Tais toi. »

Je tente de continuer à le soigner mais il me repousse une fois de plus en grognant.

« Je vais le faire alors dégage ! »

Cette fois s'en est trop, quel chieur ! Il me casse les pieds et les oreilles par la même occasion.

« Putain Tom ! Tu peux pas juste te laisser faire ? C'est pas parce que je fais ça que j'ai pitié de toi ou bien que t'es faible ! Avoir besoin des autres c'est normal parfois, alors maintenant tu fermes ta grande gueule et tu me laisses te soigner ! »

Il grogne mais reviens vers moi et je peux enfin continuer ce que j'ai commencé. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, je dois culpabiliser un peu c'est sur, mais il n'y a pas que ça. J'ai envie de l'aider et ce n'est pas de la pitié. Il me semble tellement vulnérable d'un seul coup, j'ai presque envie de le protéger.

Il a vraiment deux visages et je sais maintenant lequel est le vrai. En fait, il fait le fier pour ne pas qu'on sache, pour pas qu'on puisse ne serait ce que se douter de qu'il subit tous les jours. Il doit avoir honte de comment il vit et je peux comprendre qu'il ne veule pas que les autres le sache.

Je jette le coton usagé et en prend un autre. Je mets de l'antiseptique dessus et appuie doucement sur sa lèvre meurtrie, il grimace mais ne dit rien. Je passe doucement le coton sur le bord de sa lèvre en faisant attention à son piercing. Seules ses mains serrées sur son pantalon trahissent sa douleur.

Je lève les yeux au ciel devant sa bêtise. Comme si j'allais mal le juger, avoir mal c'est normal, ça prouve qu'on est humain et vivant. Malgré tout, ça m'arrache un sourire, même dans ce genre de situation il veut conserver son image de mec invulnérable et fort.

J'ai un élan de compassion monstrueux. Je voudrais qu'il se confie à moi, qu'il se libère de tout ça mais c'est extrêmement égoïste de ma part. Il ne me connaît pas et il me déteste, j'ai appris son secret par erreur, je ne vois pas pourquoi il se confierait à moi ! Je commence à regretter de l'avoir suivit, je me sens tellement stupide.

« Tu veux savoir hein ? »

Il vient de dire ça d'un seul coup, à croire qu'il lit dans mes pensées. Je le regarde dans les yeux et enlève le coton de sa lèvre. Je le pose sur la table et baisse les yeux en hochant la tête. Je l'entends soupirer. Est ce qu'il a vraiment envie de m'en parler ou est ce qu'il se sent forcé de le faire ?




Bon, je poste la suite mais sachez que je suis super énervée !!!

Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a certaines choses qui me soulent !!!

Ce genre de coms par exemple :
Nan tu te sers de tes lecteurs c'est pire. Exactement pareil que le fait d'arrêter de poster sur le forum de Nokaia pour faire venir du monde sur le tien. J'adore ce que tu écris, mais je déteste ta façon faire, et je te suivrais pas.

Tu m'as déçu, mais quelle importance, t'arriveras surement à tes fins, et je suppose que c'est ce qui compte.


Alors déjà ma petite demoiselle Marie qui laisse son nom et pas son blog, je suis une grande fille et je fais encore ce que je veux !!! Je quitte le forum de Nokaia si ça me chante car aux dernières nouvelles y'a pas d'exclusivité !!! C'est pas parce que c'est le premier forum yaoi qu'il faut rester dessus. Y'a qu'un seul forum sur TH peut être ?

Genre parce que quelqu'un va faire un piercing que tu voulais toi aussi, tu ne vas pas faire le même parce que quelqu'un l'a déjà fait ?

Je suis pas du genre à passer ma vie à suivre les autres et leurs règles, faut savoir voler de ses propres ailes parfois.

Je ne force personne à me suivre, chacun fait ce qu'il veut. Ce forum c'est pas mon forum, c'est notre forum, à mes copines et à moi. Un endroit où on peut faire un peu ce qu'on veut sans se prendre la tête.

Désolée de t'avoir déçu mais j'ai jamais prétendu être parfaite, je ne suis qu'un être humain.

Sache en plus que ce concours je ne le fais pas pour moi, je le fais pour une amie, je veux gagner quelque chose pour lui offrir et lui faire plaisir. Après si tu appelles ça arriver à ses fins...chacun sa visions des choses !!!

Bref, jsuis énervée...

Mais je poste quand même, alors que je ne suis pas remontée et que ça n'a servit à rien.

T'as raison, jsuis vraiment une mauvaise personne pas vrai ?

# Posté le vendredi 02 mai 2008 12:05

Modifié le samedi 03 mai 2008 06:27

Chapitre 7

Chapitre 7
Je le vois triturer ses doigts puis il retire sa casquette pour la poser sur ses genoux. Ca fait bizarre de le voir sans, y'a des fois où je me suis demandé s'il ne formait pas qu'une seule personne avec elle ! Il passe lentement son doigt sur la visière et recommence à parler.

« Dis moi Bill, est ce que tu aimes tes parents ? »

Hein ? Pourquoi il me demande ça ? Je n'y ai jamais vraiment réfléchit. Je hausse les épaules avant de répondre.

« Oui, ils sont plutôt cool même s'ils me cassent les pieds parfois ! »

Il hoche la tête et pose sa casquette à côté de lui.

« Moi, j'adorais ma mère. »

Il parle au passé ?

« Adorais ? » je répète en fronçant les sourcils.

« Oui, elle est morte, ça fait presque un an. »

J'avale difficilement ma salive, il a perdu sa mère et moi j'ai pas arrêté de l'insulter, même s'il me le rendait bien. Putain je voudrais me cacher six pieds sous terre tellement je me sens mal. Mais je ne pouvais pas savoir et une question me brûle les lèvres.

« Comment ? »

Il regarde par la fenêtre et respire un grand coup.

« C'était le jour de l'anniversaire de mon grand père. Ma mère voulait que j'y aille mais j'ai fait le gamin et j'ai insisté pour qu'elle m'amène chez un ami à la place. Elle a cédé mais, sur le chemin du retour, alors qu'elle se rendait à la fête, elle a eu un accident... »

Je vois ses mains serrer le bord de son tee shirt et je réalise comme je suis cruel de lui demander de revivre ça. Je l'encourage malgré tout à finir son histoire.

« Et ? » je fais en me penchant vers lui.

« Un chauffeur à perdu le contrôle de son véhicule et lui a foncé dedans. Elle est morte sur le coup. Le côté ironique de la chose c'est que, si je n'avais pas fait le con, si j'étais simplement allé à cet anniversaire au lieu de râler, elle serait sans doute encore là aujourd'hui. »

Je vois où il veut en venir, non, pas question.

« Ce n'est pas ta faute Tom ! »

Il me fait un pauvre sourire et me regarde en haussant les épaules.

« Tout le monde ne pense pas comme toi. Mes grands parents ne m'ont jamais pardonné, pour eux, je suis l'unique responsable, ils ne m'aimaient pas déjà avant, ça n'a pas arrangé les choses. »

Je fronce les sourcils et me rapproche un peu plus de lui, mon genou buttant doucement contre le sien. Je n'ose pas le toucher et encore moins le prendre dans mes bras mais je veux lui faire sentir que je suis là.

« Pourquoi ils ne t'aimaient pas ? »

« Quand ma mère est tombé enceinte de moi, elle avait à peine 17 ans, mon père s'est barré vite fait quand il l'a appris. Je ne le juge pas, je sais pas comment je réagirais si ça m'arrivais. »

Je grimace, il n'a pas tord. En même temps je suis encore puceau donc bon, la fille qui vient me dire qu'elle est enceinte de moi, je lui ris au nez. L'immaculée conception n'a pas encore été prouvée.

« Pour mes grands parents très vieux jeu, c'était la honte, une fille mère de 17 ans sans mari. Pour eux je ne suis qu'un bâtard. Ma mère est parti de leur maison juste après ma naissance et a travaillé comme une dingue pour nous faire vivre. »

« Comment tu as fait après sa mort ? »

« On ne m'a pas laissé faire quoi que se soit, je devais me tenir à l'écart de tout ça. C'est eux qui ont organisé l'enterrement, ils m'ont en gros viré de l'appartement dans lequel on vivait. J'ai pris les affaires auxquelles je tenais le plus et je suis parti à mon tour. »

« Tu n'as pas d'autre famille ? Des oncles ? Des tantes ? Chez qui tu aurais pu aller ? »

Il secoue négativement la tête.

« Ma mère était fille unique et je ne connais pas mon père. »

« Mais, de quoi tu vis ? »

« J'ai des petits boulots par ci par là. »

Alors c'est pour ça qu'il était en retard la dernière fois quand on devait travailler à notre exposé ! Il devait probablement bosser et il a finit plus tard. Et moi qui l'ai engueulé comme un mal propre. Bordel ce que je peux me sentir con là maintenant tout de suite !

« Tom ? »

« Ouais ? »

Je me mords les lèvres, je ne sais pas pourquoi je veux lui demander ça. En fait si, je sais, j'ai besoin de savoir. Je veux comprendre jusqu'au bout.

« Pourquoi tu t'es conduit comme ça, avec moi ? »

Il détourne les yeux et fixe le sol d'une air gêné. Je hausse les sourcils, j'ai posé la question qui fallait pas ou quoi ? Il finit par me regarder et plante ses yeux dans les miens, son regard est tellement intense que j'ai l'impression de me noyer dedans.

« Pour me protéger je suppose, » dit-il en souriant tristement.

« Te protéger de quoi ? »

Il n'a pas le temps de répondre, une musique criarde retentie et je réalise que mon téléphone est en train de sonner dans ma poche. Je regarde, c'est ma mère, merde, je vais me faire allumer moi en rentrant, je le sens. Je grimace et ne décroche pas, il vaut mieux que je rapplique vite fait à la maison.

Je regarde Tom et le voit soupirer. Sauvé par le gong on dirait, ou plutôt par ma mère dans le cas présent. Je me lève et avance pour aller chercher mon sac. Je lui tourne le dos et je ferme fort les yeux, pesant le pour et le contre de ce que je suis sur le point de dire.

Je me retourne et le regarde encore une fois, le dévisageant presque pour lire en lui. Il lève des yeux interrogateurs vers moi, on dirait presque un enfant. A cet instant précis, il à l'air d'un enfant perdu, d'un enfant innocent, ce qu'il est peut être vraiment au fond. Je lui demande finalement.

« Et si on enterrait la hache de guerre ? »

Il hoche la tête.

« Oui, je suis d'accord. »

« Mais attention, ça ne veut pas dire que je vais t'apprécier et que je vais devenir ton ami. Je veux juste qu'on arrête de se battre et qu'on puisse se dire bonjour sans s'insulter. »

Il sourit doucement et moi j'ai limite envie de me frapper pour dire des conneries pareilles. Tu mens comme un arracheur de dents Bill ! Je pense tout le contraire. Maintenant, plus que jamais, j'ai envie de devenir son ami et de le connaître mais mon putain d'orgueil a pris le dessus et les mots sont sortis tous seuls.

Je suis plus que puéril, s'est est presque ridicule, et lui il encaisse, sans rien dire, sans perdre son sourire, ça me dépasse. Il n'a pas l'air surprit du tout, comme s'il savait que j'allait dire ça. Il est vraiment plus mature que moi, je ne suis qu'un gamin capricieux, je me fait honte.

« Je sais, tu ne peux pas te permettre de t'attacher à quelqu'un pas vrai ? »

Une fois de plus il frappe là où ça fait mal et une fois de plus, je me sens démuni. Qu'est ce que je peux bien répondre à ça ? A part qu'il a totalement raison ? A part qu'il a tout comprit de moi ? Je voudrais pouvoir me jeter dans ses bras et lui confier tous mes problèmes comme lui l'a fait, mais je ne peux pas. Je n'ai pas son courage, je n'assume pas.

Je serre la lanière de mon sac et me retourne pour partir, il faut je parte, maintenant.

« Je suppose que tu es renvoyé du lycée pour trois jours, » je fais tout en restant dos à lui.

« Tu supposes bien. »

« Alors je t'apporterai tes cours. »

« Pourquoi ? »

J'ouvre la porte et lui répond en haussant les épaules.

« C'est comme ça, c'est tout. »


***


Le lendemain, en cours, je regarde comme une âme en peine la place désespérément vide à mes côtés, la place de Tom. Ca me coûte de le dire mais, il me manque ce con ! Je m'ennuie comme un rat mort quand il n'est pas là. On se rend pas vraiment compte de la place que les gens occupe dans notre vie, jusqu'à ce qu'ils en sortent.

La fin de la journée arrive enfin et je me lève si vite que je fais presque tomber ma chaise. Heureusement le bruit se perd dans le bordel que font les autres élèves. Je dis vaguement au revoir à Georg et Gustav à la sortie du bahut et me dirige vers l'appartement de Tom.

Je serre mes doigts sur les bretelles de mon sac et avance à toute allure, je n'aime vraiment pas ce quartier et je me demande ce qui me pousse à vouloir y aller, à part Tom, encore Tom et toujours Tom. Il a rien demandé en plus, c'est moi qui me suis proposé, sans vraiment lui laisser le choix. Bill ou l'art de tendre le bâton pour se faire battre.

J'arrive enfin devant le bâtiment et m'engage dans les escaliers. Je n'ose même pas poser ma main sur la rambarde tellement ça à l'air crade. Comment on peut vivre dans ces conditions ? C'est vraiment pas normal de laisser des gens comme ça, c'est tellement injuste.

Perdu dans mes réflexions sur la façon d'éradiquer toute la misère du monde, je ne vois pas une personne se planter devant moi.

« Alors ma jolie, on est de retour ? »

Je lève la tête et vois le type d'hier. Effectivement, il me prend pour une fille. Puff, pauvre mec. Je ne réponds rien et continue ma route mais il me barre le passage en souriant de façon malsaine.

« Généralement quand je parle, on me répond ! »

« J'ai rien à te dire ! »

Il écarquille les yeux. Et oui mon gars, j'ai beau ressembler à une gonzesse, ma voix est bien celle d'un garçon, ça te la coupe hein ? Il attrape brutalement la main et me tire vers lui pour me dévisager, les yeux toujours grands ouverts. Je grimace sous la douleur de son geste.

« Putain mais t'es un mec ! »

Je tente de me dégager mais il me tient fermement.

« Jack, fou lui la paix ! »

Tom vient d'intervenir du haut des escaliers. Le dit Jack le regarde, ils se défient du regard puis il me lâche et s'en va en grognant. Je soupire et monte les dernières marches pour arriver à la hauteur de Tom. On rentre dans l'appartement et je pose mon sac.

« Ne t'approche pas de lui, ce type est dangereux, » me dit-il en sortant une bouteille de coca de son frigo.

« C'est lui qui vient me chercher ! J'y peux rien ! »

« Hum...je crois que tu devrais éviter de revenir ici, c'est pas un endroit pour quelqu'un comme toi. »

Il attrape deux verres dans un placard et pose le tout sur la table basse. Je fronce les sourcils, il veut dire quoi par là ?

« Quelqu'un comme moi ? »

« Regarde toi Bill ! Ils vont tous te prendre pour une fille et si ça se trouve la prochaine fois je ne serai pas là pour t'aider ! »

« Je n'avais pas besoin de toi ! »

Il hausse les sourcils.

« Ha ouais ? »

Il s'avance rapidement vers moi et, sans que je n'ai le temps de réagir, il me pousse brutalement contre le mur, mon dos cogne violemment dessus. Il attrape mes poignets et les plaque de chaque côté de ma tête, son visage est à quelques centimètres à peine du mien.

On reste comme ça pendant plusieurs secondes. J'essaye de me sortir de sa prise mais son corps se presse contre le mien. Je peux à peine bouger, mes mouvements sont vains, il me tient. J'ai l'air sans défense, je suis complètement à sa merci.

« Alors ? » dit-il finalement. « Si lui avait fait ça, comment tu aurais fait pour t'en sortir ? »

« Je... »

« C'est bien ce que je pensais. »

Il me libère et retourne vers la table basse. Je suis fou de rage. Je suis un mec bordel mais il vient de me prouver que je serais incapable de me défendre si quelqu'un de plus costaud décidait de me violenter. Je serre les poings et sort les cours de mon sac. Je les pose brutalement sur la table.

« Tiens, voilà tes cours. »

Je tourne les talons et reprends mon sac.

« Tu t'en vas ? »

« Oui, cet endroit est bien trop dangereux pour moi, tu l'as dit toi même ! Ne t'inquiètes pas, je ne risque pas de revenir ! »

« Bill ! »

J'avance rapidement vers la porte. Je l'ouvre mais il arrive derrière moi et la claque. Il agrippe mes épaules et me retourne sans une once de délicatesse. Ses doigts s'enfoncent dans ma peau et je le vois baisser la tête. Je ne me débat pas, je ne sais pas pourquoi. Il murmure.

« Tu vas me rendre fou... »


Voilà ^^

Déjà 7 chapitres de postés !!! Je prends pas mal de plaisir à écrire cette histoire, elle prend un tournant que je n'avais pas imaginé au début.

Mon but dans la vie ? Vous surprendre encore et toujours ^^

Une dernière chose, les coms de gens qui ont rien d'autre a foutre que de venir m'emmerder, abstenez vous. Je vais pas passer ma vie à me justifier. Vos mots je les lis puis je les oublie. Ca sert à rien alors bon, économisez votre temps XD !!!

Bisous !!!

# Posté le lundi 05 mai 2008 10:25

Modifié le lundi 05 mai 2008 14:24

Chapitre 8

Chapitre 8
J'ouvre grand les yeux. Il ne me fait même pas peur, il à l'air, pas désespéré mais presque. Qu'est ce qu'il peut bien vouloir de moi ? Pourquoi est ce qu'il s'accroche comme ça alors qu'il a comprit ce qui se cache en moi ? Laisse-moi Tom, laisse moi fuir comme toujours, je t'en prie, c'est tellement plus facile.

« Non, » dit il la tête toujours basse.

Il la relève, son visage est sérieux et son regard ferme.

« Tu ne t'enfuiras pas, pas cette fois. »

Je serre les dents et remue de plus belle, je veux vraiment partir. Je n'en peux plus, l'air de la pièce est pesant et son regard déstabilisant. Je dois partir le plus vite possible.

« Arrêtes ! »

Il relâche mes épaules et s'écarte d'un pas. Je viens du hurler, un véritable cri qui vient du c½ur.

« Arrêtes de lire en moi comme ça ! Je t'en supplie ! Laisse-moi ! Est-ce que tu réalises tout le mal que tu me fais ? »

« Toi arrêtes de fuir et ouvres toi un peu ! Ouvre-toi aux autres ! »

« J'ai des amis ! »

« Des amis qui ne voient même pas à quel point tu es mal ! Je ne te connais que depuis quelques semaines et moi je l'ai compris, comment tu expliques ça ? »

« Je n'en sais rien ! Et c'est justement ça qui me perturbe ! Comment toi tu as pu voir ce que je cache si bien depuis des années ? Comment ?! »

Des larmes roulent sur mes joues et je m'en rends à peine compte. Je suis trop énervé, trop triste aussi, ces deux sentiments se mélangent en moi et m'emportent tel un ras de marée dévastateur.

« Laisse moi t'aider, » dit-il en tentant de se rapprocher de moi.

Mais je recule et m'appuie à nouveau contre la porte.

« Pourquoi ? Pourquoi tu ferais tout ça pour moi ? On est même pas amis ! On se déteste ! »

« Je ne te déteste pas, mais toi, tu voulais que je te déteste...alors je suis rentré dans ton jeu...je n'aurais pas du... »

« Je voulais que tu me déteste ? En gros tout est de ma faute c'est ça ? »

« Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit ! »

Il commence à s'énerver lui aussi, tout ça va mal finir je le sens. Aucun de nous deux ne veut renoncer, on campe sur nos positions, on se défie du regard. Il passe alors une main dans son cou et soupire.

« Je t'ai vu Bill, quand tu chantes, tu as l'air tellement heureux. Ton sourire ne sonne pas faux. Dans ces moments là, tu es toi-même. »

« Tom... »

Il hausse les épaules et détourne le regard.

« Je voudrais juste voir ce Bill là plus souvent. »

Ma colère vient de retomber d'un coup. Comment j'ai pu me voler la face à ce point ? Je pensais que nous étions rivaux alors qu'en fait, nous sommes exactement les mêmes. Deux acteurs, deux simulateurs qui se la pètent au bahut pour compenser les frustrations d'une vie qui nous déçoit et nous effraie. Je décolle mon dos du mur et le regarde.

« Toi aussi. »

Il relève la tête et m'interroge du regard.

« Quand tu joue de la guitare, tu es différent et moi aussi, j'aimerais voir ce Tom là plus souvent. »

On se sourit, on dirait presque des déclarations d'amour. Il s'approche de moi et passe sa main sur ma joue.

« On peut aller s'asseoir maintenant ? »

Je hoche la tête et on va s'installer tranquillement sur le lit qui a retrouvé son allure de clic clac. Si je me laissais aller à délirer, je pourrais même dire qu'il a fait le ménage chez lui. Je lui explique les devoirs et l'aide même à les faire, monsieur n'est pas un surdoué en maths. On s'entend plutôt bien quand on ne se tire pas dans les pattes en fin de compte.

Au bout d'une heure, on a tout finit et je m'étire. J'en ai profité pour faire les miens comme ça je vais être pépère en rentrant chez moi. A moi le PC et Internet ! Je me tourne vers mon nouveau camarade et le vois se tripoter les doigts, qu'est ce qu'il y a encore ?

« Tom ? »

« Ouais ? »

On dirait que je viens de le sortir de ses pensées mais tant pis.

« Je vais y aller ok ? »

« Ok mais... »

« Mais ? »

Il lève les yeux vers moi. J'ai des hallucinations ou il est en train de rougir ? Bordel qu'est ce qu'il va bien pouvoir me demander ?

« On pourrait se voir demain après les cours ? »

Pardon ?

« Quoi ? »

Il agite frénétiquement les mains devant lui et sa voix s'emballe alors qu'il ajoute précipitamment.

« Pour finir l'exposé hein ! »

« Ha...d'accord... »

« Tu as cru que... ? »

Il est toujours aussi rouge et je ne suis pas mieux. On doit avoir l'air de deux idiots, plantés l'un en face de l'autre à bégayer. C'est à mon tour de répondre de façon précipitée.

« Non ! Je... »

En fait si, j'y ai cru. J'ai pensé qu'il allait me proposer un rendez-vous, un rendez-vous genre rencard si vous voyez ce que je veux dire. Pourquoi j'ai pensé ça moi d'ailleurs ? Est-ce que j'aurais aimé qu'il le fasse ?

« Est-ce que tu aurais voulu que... ? »

Il n'ose pas finir sa phrase et en fait, ça n'est pas nécessaire, j'ai compris. On sait très bien de quoi on est en train de parler. Sa voix est tremblante et basse, je sens bien qu'il n'a pas du tout confiance en lui. Il vient de se jeter à l'eau en quelque sorte.

Je suis sur le point de mentir, le mensonge est une sorte de fuite quand on y réfléchit. J'ai envie de fuir mais il m'a demandé de ne plus le faire. Je peux être honnête, et j'en ai envie.

« Je ne sais pas...peut être... »

Il se lève et vient se planter en face de moi. Ses mains tirent nerveusement sur son tee shirt et il n'ose pas me regarder.

« Ecoute Bill, je vais jouer cartes sur table, tu me plais, je suis attiré par toi et, je crois qu'une simple amitié ne me suffira pas. »

Je ne suis pas choqué. Je crois que je l'avais compris depuis un moment mais je n'osais pas vraiment me l'avouer, c'était assez difficile à imaginer et surtout à accepter. D'ailleurs, je ne dirai jamais à Georg et Gustav qu'ils avaient finalement raison ! Tom relève la tête et continue.

« Alors, est ce que tu voudrais bien, sortir avec moi ? Aller au ciné ou un truc dans me genre ? »

« Tom...je...je ne... »

Il sourit tristement.

« Non laisse tomber, je suis désolé, je n'aurais pas du te demander ça, oublie ok ? »

Non, je ne veux pas oublier. Ne fuis pas Bill, ne fuis pas bordel ! Ose ! Ose comme lui il a osé ! J'en ai envie, c'est juste que c'est encore un peu tôt. J'ai peur mais je dois aller de l'avant. Il commence à reculer mais je l'attrape par le poignet pour le ramener doucement vers moi.

« C'est moi qui suis désolé Tom. Ecoute, j'ai envie d'avoir ce genre de rendez-vous avec toi, mais laisse-moi encore un peu de temps. Y'a pas longtemps encore je croyais que...et maintenant tu me dis ça...Je voudrais apprendre à te connaître et...enfin, qu'on passe des moments ensemble avant d'en arriver là...et après peut être que...tu vois quoi...bref... »

Je m'embrouille et je dois avoir les joues aussi rouges que des tomates. Ça ressemble presque à du charabia ce que je suis en train de dire. Je me demande s'il a comprit. Il me sourit et dégage son poignet pour me prendre la main, putain ce que je peux me sentir con et timide là, c'est à pleurer !

« J'ai une idée, » dit-il sans pour autant lâcher ma main.

« Laquelle ? »

« On a encore une semaine et demi avant de rendre notre exposé pas vrai ? »

Je fronce les sourcils, quel rapport ?

« Oui et alors ? Où tu veux en venir ? »

« Ce que je te propose c'est qu'on aille prendre un verre tous les deux, le soir après qu'on l'ai remit au prof, qu'est ce que tu en dis ? »

« D'accord. »

Il y a alors un silence pesant. On sait pas trop quoi dire. En fin de compte c'est bien plus facile de s'engueuler. Même si on a l'air con, on a pas le temps de réaliser à quel point on à l'air con. Je me racle la gorge, je suis un peu mal à l'aise mais pour une toute autre raison que tout à l'heure.

« Je vais y aller maintenant, à plus tard. »

J'essaye de dégager ma main qui est toujours dans la sienne mais il la tient et me sourit, apparemment amusé par ma gêne. Il s'avance alors vers moi et vient déposer un baiser sur ma tempe avant de dire.

« A plus tard. »

Il lâche ma main et je ne peux m'empêcher de ressentir comme un vide. Comme si sa chaleur venait de me quitter. Putain, on le sait pas forcément, mais l'amour est vraiment pas loin de la haine. Peut être qu'en fait, parfois, on se force à détester les gens qu'on a peur de finir par trop aimer.


***


On vient de rendre l'exposé au prof, juste à temps. On a eu un peu de mal à finir, on a refait notre plan plusieurs fois et on était pas d'accord sur certaines choses. Heureusement on a réussi à choper le prof alors qu'il montait dans sa voiture. On a fait des pieds et des mains mais il a accepté de le prendre, on a eu chaud.

On regarde le prof s'en aller et on soupire. Tom se tourne vers moi et me fait un sourire malicieux.

« On y va ? »

« Où ça ? »

Son sourire s'agrandit.

« Bein prendre un verre ! »

« Tu perds pas le nord toi ! »

Il me fait un clin d'½il.

« Jamais, suis moi je connais un endroit super ! »

Il passe devant moi et je marche derrière lui. J'ai le c½ur qui s'emballe et une boulle à l'estomac. Putain merde Bill, détends toi. Vous êtes juste deux mecs qui vont boire un coup dans un bar, y'a pas de quoi fouetter un chat ! Sauf que, dans le cas présent, le mec avec qui je suis en pince pour moi et je dois avouer qu'il ne m'est pas indifférent. Bon, on se calme et on avance. Pas la peine de tirer des plans sur la comète, arrivera ce qui devra arriver. Et puis un verre ça n'engage à rien !



Chapitre 8 de posté !!!

Les choses se mettent en place petit à petit. Je sais que ça peut paraître lent et que certaines d'entre vous ont hate de les voir passer aux choses sérieuses mais j'ai envie de prendre mon temps. De faire les choses bien pour que ça paraisse un tant soit peu réaliste ^^

Mais ne vous inquiétez pas, vous savez bien que moi, une fic sans lemon, je sais pas faire XD !!!

Bisous !!!

# Posté le mercredi 07 mai 2008 11:52

Chapitre 9

Chapitre 9
On prends le bus qui nous amène en centre-ville. On est debout, une de mes mains se tient à une barre pendant que l'autre pianote sur mon portable pour envoyer un texto à ma mère et lui dire que je rentrerai plus tard. Le bus passe sur un dos d'âne et je suis déséquilibré.

Je tombe vers l'avant et ma tête atterri directement sur le torse de Tom. Je rougis malgré moi et me redresse rapidement en faisant style de rien. Lui il me sourit gentiment, je détourne les yeux et trouve la route très intéressante d'un seul coup.

Il faut que je me reprenne, je ne me reconnais pas mais il faut dire que la situation me met un peu mal alaise. C'est la première fois que quelqu'un me fait ouvertement des avances, et il fallait que ça soit un garçon ! Qui plus est un garçon vraiment beau gosse !

Je ne sais pas du tout comment gérer ça. D'un côté il y a la curiosité, savoir ce que ça fait d'être avec quelqu'un, l'envie que lui m'apprenne toutes ces choses que j'ignore. Et d'un autre, la peur. La peur du regard des autres et surtout la peur de ne pas être à la hauteur.

Il me donne un coup de coude qui me sort de mes réflexions.

« On descend ici, » me dit-il.

Je hoche la tête et on s'avance vers la porte. Le bus se stoppe et je descend à la suite de Tom. Je continue de le suivre pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'on arrive devant un petit bar perdu dans une ruelle. Je ne suis jamais venu ici, je ne savais même pas que cet endroit existait.

« Il y a pas beaucoup de monde ici et c'est un endroit où je me sens bien, » fait-il en poussant la porte.

On rentre et une femme d'âge mûr nous salue avec un sourire extrêmement chaleureux.

« Tom ! Ca faisait longtemps, comment vas-tu mon garçon ? »

Tom sourit à son tour et lui réponds.

« Je vais très bien et vous Sabine ? »

« Excellent ! Au fait, mon fils me charge de te dire que tu fais du bon boulot, il est très content de toi ! »

« Merci ! »

Elle jette un ½il vers moi et nous dit.

« Allez vous installer, la table du fond est libre, qu'est ce que je vous sers ? »

Tom se tourne vers moi.

« Tu veux boire quoi ? »

« Un café. »

« Alors deux cafés s'il vous plaît ! » dit Tom.

« Je vous apporte ça dans deux minutes ! »

Tom hoche la tête et prend ma main pour nous emmener à notre table d'un pas vif. Je rougis et regarde partout dans la salle mais personne ne semble faire attention à nous. Des vieux jouent aux cartes dans un coin pendant qu'un couple mange une glace à deux. Un couple, est ce qu'on à l'air de ça à cet instant ?

On s'assoit et quelques secondes plus tard, un café est posé devant chacun de nous, la patronne nous sourit puis repart derrière son comptoir. Je vois Tom ouvrir son sucre et le tremper dans le café avant de le manger. Je lui lance un regard interrogateur.

« Je bois mon café sans sucre mais j'aime bien le manger comme ça, » dit-il.

Je me contente de hocher la tête en mettant mon sucre dans mon café et en le remuant nerveusement, je ne sais pas trop quoi dire en fait. Je bois rapidement et me brûle la gorge mais je ne dis rien. Je jette un ½il ver Sabine qui essuie quelques verres et j'ai une idée pour lancer la conversation.

« Apparemment tu connais bien la patronne. »

Il sourit.

« Oui, quand je suis arrivé dans cette ville, je ne savais pas où aller, je me suis posé comme un clochard, sous la pluie. Puis une femme s'est approché de moi, elle a vu que je n'étais pas bien, elle m'a emmené ici et m'a offert un café. On a discuté toute la nuit. »

« Cette femme c'était Sabine ? »

Il hoche la tête pour dire oui.

« Elle m'a hébergé et son fils m'a trouvé un travail, c'est grâce à eux que j'ai un toit, aussi horrible soit-il, je leur dois beaucoup. »

« Tu travailles où exactement ? »

« Dans un entrepôt de nuit, je transporte des caisse de bouteilles. »

« La nuit ? Et tu viens quand même en cours tôt le matin ? »

Il hausse les épaules et souffle sur son café avant de boire lentement.

« C'est pas comme si j'avais le choix, l'école c'est le seul moyen que j'ai de pas finir ma vie comme ça. »

Je continue de remuer nerveusement mon café alors que le sucre a fondu. Je ne suis qu'un gosse de riche qui a la vie facile. Je n'ai pas besoin de trop bosser au lycée car j'ai des facilités. Lui il doit en chier dans tous les domaines mais il avance sans douter et il sourit. Comment peut il encore sourire comme ça, aussi chaleureusement, aussi franchement ?

Il pose sa main sur la mienne et stoppe mon mouvement incessant. Je relève la tête vers lui. Son pouce caresse doucement le dessus de ma main et un frisson me parcourt. Ce simple geste fait accélérer mon rythme cardiaque et me donne une boule à l'estomac. Est ce que c'est ça ? Ce qu'on ressent quand quelqu'un nous attire ?

Mes yeux se plongent dans les siens qui me regardent intensément. C'est une sorte de test. Je ne le repousse pas, je le laisse faire. A cet instant, je me fiche des autres, la chaleur de son toucher se propage dans mon corps et je me sens bien, vraiment bien.

Je lui fais un petit sourire. Je suis bien mais pas encore très à l'aise avec tout ça. Il doit le comprendre car il retire sa main et la pose sur la table. Je ne sais pas quoi faire alors je bois une partie de mon café qui est devenu froid maintenant.

On finit par discuter de tout et de rien. Les discussions bateaux comme les musiques qu'on écoute, les films qu'on aime regarder, nos passions, nos envies, ce qui fait de nous ce que l'on est en fait. On en arrive à parler des filles et là je stresse un peu, est ce que je vais oser lui avouer mon inexpérience ? Même s'il l'a sans doute déjà deviné.

« Ca fait longtemps que t'es célibataire ? » me demande-t-il.

Je me raidit sur ma chaise. Est ce que je peux lui répondre la vérité ou dois je mentir ? Si je dis la vérité je vais avoir l'air d'un con mais si je mens et qu'il se passe quelque chose entre nous, je vais encore plus avoir l'air d'un con. Cruel dilemme que celui-ci.

« Et toi ? »

Répondre à une question par une autre question, un moyen super efficace, plébiscité par les politiciens du monde entier, pour éviter de répondre quand le sujet les dérange. Tom me sourit d'un air malicieux, je suis pas sur que ma ruse aie marché en fait.

« Le sujet te dérange tant que ça ? » dit-il sans se séparer de son sourire.

Bon, on va être honnête tout compte fait.

« Oui car, si je te dis la vérité tu vas te foutre de moi... »

« Je te promets que non. »

Son regard à l'air sincère et j'ai envie de lui faire confiance. Je baisse la tête et triture mes bagues avant de soupirer pour me donner du courage.

« En fait, je n'ai jamais été avec personne. »

Il ouvre de grands yeux.

« Jamais comme jamais jamais ? »

Je fronce les sourcils.

« Tu connais une autre définitions pour ce mot là toi ? »

« Non mais je trouve ça bizarre. »

Je relève la tête et hausse les sourcils.

« Pourquoi bizarre ? »

« Bein t'es beau et sympathique, ça m'étonne que personne se soit jamais intéressé à toi ! »

« J'ai pas dit ça ! Y'en a qu'on essayé (ils ont eu des problèmes XD ! Fifi et Winry je vous aime <3, dédicace pour vous XD !) mais je les ai toujours repoussé. »

« Pourquoi ? »

Je hausse les épaules.

« Aucun d'eux ne m'attiraient vraiment. »

« Et moi ? »

« Toi ? »

Il plante ses yeux dans les miens et ses doigts viennent doucement frôler mon poignet.

« Est ce que tu vas me repousser moi aussi ? »

« Je ne sais pas... »

« Au moins tu ne dis pas oui. »

« Je ne dis pas non non plus. »

J'ai dit ça sans vraiment réfléchir, sans doute pour ne pas lui laisser avoir le dernier mot. Nous et notre égos. Il sourit.

« C'est là que mon caractère obstiné entre en scène. »

« C'est à dire ? »

« Je vais tout faire pour te convaincre. »

« Ha... »

Bordel il me fait rougir ce con. J'ai l'impression d'être une demoiselle à qui on fait la court pour la toute première fois ! Rassemblant tout le courage que je peux avoir à ce moment là, j'attrape sa main et je lie nos doigts entre eux pour lui faire comprendre que je veux bien lui laisser une chance. Séduis moi Tom.

On finit nos cafés et on va dire au revoir. Au moment de payer, Sabine fait style qu'elle a pas entendu et continue de ranger ses bouteilles avant de dire qu'elle nous les offre. Tom sourit et elle fait le tour du comptoir pour venir le prendre dans ses bras. Il se débat pour la forme mais je sens bien qu'il aime cette étreinte.

Il me raccompagne jusqu'à chez moi et on reste planté comme deux imbéciles pendant quelques secondes qui me paraissent une éternité. Je remue mes clefs entre mes doigts, comme si j'attendais quelque chose (ceux qui ont vu le film Hitch, expert en séduction, savent de quoi je parle XD !). Je ne sais pas trop comment lui dire au revoir.

Je brise finalement ce silence pesant et relève la tête pour lui sourire avant de dire.

« Bon bein salut ! »

Je me retourne et amorce un mouvement pour rentrer ma clef dans la serrure mais une main se pose doucement sur mon poignet. Je respire un grand coup et fait à nouveau face à Tom. Je regarde le sol quand une main vient relever mon menton.

Le regard de Tom est intense et j'appréhende un peu ce qu'il va faire, même si je n'en aie aucune idée. Sa main fait une légère pression sur la mienne au moment où ses lèvres déposent un baiser sur ma joue et qu'il me murmure à l'oreille.

« Au revoir. »

Il recule doucement et me fait un dernier sourire avant de partir. Je le regarde s'éloigner et passe mes doigts à l'endroit où ses lèvres m'ont touchées. Tout se mélange dans ma tête. On est pas vraiment amis, mais on est pas vraiment amants non plus. En fait, je sais pas trop ce qu'on est mais j'aime la tournure que prends la situation.


Ha ha !!!

C'est que tout commence se mettre en place. J'avoue que pendant un instant j'ai hésité à les faire s'embrasser pour de vrai mais je me suis dit que ce n'était pas vraiment crédible. Et puis je dois avouer que j'ai envie de faire durer le plaisir ^^

J'attends vos impressions !!!

Bisous !!!

# Posté le samedi 10 mai 2008 20:33

Modifié le dimanche 11 mai 2008 21:21